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.. Amours

Couverture du livre Amours

Auteur : Léonor de Récondo

Date de saisie : 04/05/2015

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Sabine Wespieser éditeur, Paris, France

Collection : Littérature

Prix : 21.00 €

ISBN : 9782848051734

GENCOD : 9782848051734

Sorti le : 08/01/2015

1908, une maison bourgeoise dans un bourg du Cher. L'histoire débute violemment par une scène où Anselme de Boisvaillant, notaire, maître des lieux, viole Clémence, la jeune bonne de la maison. Naîtra un enfant, que Victoire de Champfleuri, la jeune épouse sans enfant, choisira de faire sien. Naîtra un amour aussi pur et sincère qu'improbable. Léonor de Récondo, avec un ton juste, nous fait partager l'intimité de ses personnages.


Une plongée au coeur de l'amour le plus pur, le plus inattendu et le plus inavouable. Un roman intense et sensuel.
Magnifique.


Ce roman est une véritable fête des corps.
Comment Céleste une bonne arrive après un drame à faire aimer son corps à Victoire une noble mariée à un avocat par obligation.
Nous sommes en 1908 dans un village où la moindre rumeur vraie ou fausse peut aboutir à une catastrophe pour la victime.
Amour, sensualité, poésie et beauté des sentiments, une passionnante histoire qui entraîne le lecteur dans un autre monde.
L'auteur nous apporte la preuve, à travers cette fiction, que la liberté peut dépasser les contraintes de vie imposer par l'église à certaines femmes prisonnières de leurs conditions «Amours», nous emporte dans un tourbillon d'émotions.
Ne boudons pas le plaisir de partager ce moment littéraire et recommandons ce roman au plus grand nombre de personnes rencontrées au fil de nos errances quotidiennes.


Victoire est une jeune femme de la haute société du début du XXème siècle, mariée à un notaire. Céleste est la domestique de la maison, d'origine paysanne, qui travaille dur. Les deux femmes vont apprendre à se connaître d'une façon inattendue. Les relations sociales et les rapports au corps sont au centre de ce superbe roman. Violence des hommes, société des interdits, amour des corps, désir de liberté... Ce roman est un bijou de finesse, et il est à la fois d'une grande force. Magnifique !


Amours. Histoire d'amours. Amours dépassant les différences, les milieux sociaux et leurs conventions, les habitudes. Nous sommes au début du vingtième siècle. Deux femmes vont se découvrir et s'aimer en dépit du mépris et de la violence des hommes certains de leur puissance et supériorité, en dépit de l'église toujours prête à détruire des vies pour protéger son influence et maintenir son pouvoir, en dépit de la peur des corps partagée par toutes et tous. Victoire a épousé un notaire, Anselme de Boisvaillant, presque par hasard, ils habitent en 1908 une maison bourgeoise dans le calme de la campagne du Cher. A leur service, Céleste, petite bonne de dix-sept ans, est enceinte, et pas par hasard... En couple depuis cinq ans mais sans enfant, Victoire, se sentant vide et inutile, décide Céleste à lui confier son enfant. Un enfant enfin pour elle, elle seule. C'est ainsi que Victoire et Céleste se trouveront, se libèreront, découvriront leurs corps et leurs désirs, s'aimeront mais aimeront aussi cet enfant partagé. Ces amours aussi puissants soient ils pourront-ils résister au poids des conventions et de la religion ? Le style est précis et le roman bouleversant.


1908 - Victoire est une jeune femme heureusement mariée à un notaire. Son mari, Anselme de Boisvaillant, n'est cependant pas très présent dans la maison exempte d'enfants, il préfère se réfugier dans son travail. Mais malgré tout, Victoire aime sa situation : un beau nom à particules, des domestiques loyaux et investis dans la maisonnée, il n'y a bien que cet ennui qui l'agace, et les moments où son mari vient «consommer» leur engagement qui lui déplaisent.

Céleste, elle, est transparente. Elle est la domestique qui répond aux exigences d'Huguette l'intendante, qui s'efface devant Madame et Monsieur. Particulièrement lorsque Monsieur lui rend visite dans sa chambre de bonne et qu'elle abandonne son enveloppe charnelle violée pour s'évader en pensée dans son jardin secret. Et elle peut ensuite remercier et prier la Vierge Marie pour sa protection.

Mais un jour, la bonne Céleste va tomber malade, son ventre ne cessant d'enfler et ses menstrues ne venant pas. N'osant dévoiler ce lourd fardeau à personne, pas même à Huguette - surtout pas à Huguette à qui elle avait oser mentionner les venues de Monsieur et qui lui avait seulement dit de se taire et de rester digne - elle va avoir une idée saugrenue qui va précipiter les événements : et pourquoi ne pas emprunter à Madame un de ses corsets pour cacher son état ? Victoire va arriver sur ces entrefaites et découvrir la nudité de sa domestique, toute en rondeurs et voluptés, alors qu'elle-même ne s'est contemplée qu'une seule fois de plein pied sans rien voir d'autre qu'une silhouette gauche et frêle. La gêne de son propre corps contre la beauté révélée de Céleste.

"Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d'un sentiment qui balayera tout."

Découvrez ce qu'il adviendra de Céleste, de Victoire, de l'enfant à naître et du reste de la maisonnée : un texte subtil et profond, divinement raconté.

Un gros COUP DE COEUR !


Lorsque Céleste, la bonne, est mise enceinte par Anselme, le notaire, c'est naturellement tout l'équilibre de la maison qui vacille, mais c'est surtout les conventions, les conditionnements sociaux, les non-dits et les interdits qui volent en éclat

C'est dans les salons feutrés de la bourgeoisie provinciale du début de siècle que Leonor de Recondo a choisi de mettre en scène une histoire d'amour inattendue et d'une puissance inouïe...

Magnifique !


  • Les présentations des éditeurs : 01/12/2014

Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d'une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s'épanouir le sentiment amoureux le plus pur - et le plus inattendu. Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans. Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l'héritier Boisvaillant tant espéré.
Comme elle l'a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s'apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n'a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches.
Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l'enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s'éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles...
Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d'un sentiment qui balayera tout.

Née en 1976, LÉONOR DE RÉCONDO vit à Paris. Violoniste baroque, elle se produit avec de nombreuses formations, et avec L'Yriade, ensemble de musique qu'elle a fondé en 2005. Après Rêves oubliés (2012), roman sur l'exil familial pendant la guerre d'Espagne, Pietra viva (septembre 2013), qui évoque six mois dans la vie de Michel-Ange, a remporté un très beau succès public et confirmé son talent d'écrivain. Avec ce nouveau livre, Léonor de Récondo, dont on retrouve la phrase juste et précise qui conduit le lecteur au plus près de ses émotions, impressionne aussi par l'amplitude de ses sources d'inspiration.



  • La revue de presse François Busnel - L'Express, janvier 2015

Léonor de Récondo capture cette tension de ceux qui vivent aux lisières des grandes folies. Dans cette histoire d'amour entre deux femmes, elle parvient à dire la force d'une jeune fille humiliée, aimée, broyée. A première vue, Amours, le quatrième livre de Léonor de Récondo, ressemble à l'un de ces romans bourgeois d'une autre époque que l'on débusque parfois dans les greniers des maisons de campagne. A première vue seulement. Car, derrière cette histoire d'amour entre deux femmes, se tient une charge terrible et juste contre une idéologie qui fit des ravages il y a cent ans et pourrait bien revenir à la mode : la haine du corps...
Elle parvient à dire la force d'une jeune fille humiliée, aimée, broyée, qui portera seule une histoire d'amour impossible. Seule et à bras-le-corps.


  • La revue de presse Emmanuelle Giuliani - La Croix du 7 janvier 2015

Le nouveau livre de Léonor de Récondo sème le trouble et récolte la tempête des corps et des sentiments, dans une honorable maisonnée bourgeoise...
Après un poète grec tourmenté, une femme espagnole courageuse et un sculpteur italien génial, Léonor de Récondo met aujourd'hui en scène une héroïne d'apparence beaucoup plus ­banale. Mais c'est pour mieux précipiter sa Victoire (si mal, puis si bien nommée) dans une aventure intérieure extraordinaire...
Il y a du Mauriac dans la description au scalpel d'une province assoupie où bouillonnent les frustrations intimes et les secrets vénéneux, dans l'alternance de douceur et de dureté, de sensualité et d'intériorité. Musicienne (elle est violoniste), Léonor de Récondo cisèle avec raffinement les scènes en solo ou en duo comme les plus vastes ensembles, tels ces repas de famille où les verres de cristal et l'argenterie bien frottée scintillent sur les nappes empesées.


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 7 janvier 2015

Léonor de Récondo excelle à promener un regard très contemporain sur les époques passées. Son style spontané, concis, direct, passe au laser les existences les plus troubles, pour révéler leur nature profonde. Hontes sociales, désirs intimes et peurs ancestrales sont mis à nu avec évidence et fraîcheur...
Il y a, chez Léonor de Récondo, par ailleurs violoniste baroque, une vraie science du legato, de la phrase qui coule toute seule, limpide et profonde. Et la conviction que chacun a le droit de faire entendre sa voix tout en restant attentif à l'autre, comme dans un ensemble de musique de chambre.


  • Les courts extraits de livres : 01/12/2014

Anselme jette Céleste sur le matelas, chaque fois le même geste qui la balance sur le ventre, la tête plongée dans l'oreiller, la tignasse à portée de main. Il relève la jupe vite fait. Elle ne résiste pas, ne résiste plus. Il s'agrippe au chignon, serre fort la masse de cheveux. Puis il s'installe, planté entre ses cuisses, et commence. Les pieds du lit de fer grincent. Ni Anselme ni Céleste n'entendent la plainte du lit qui supporte l'amour forcé. C'est laborieux, toujours. C'est long. Elle se demande pourquoi ces instants-là passent si lentement. Pourquoi ne pas s'évanouir pour ne rien ressentir.
Une fois, elle a tenté d'en parler à Huguette dans l'escalier de service. Toute tremblante, elle a bredouillé :
«C'est monsieur de Boisvaillant...»
Ses genoux ont commencé à claquer. Huguette a tout de suite compris. Elle lui a dit de se taire, répétant plusieurs fois :
«Tais-toi, et ne t'avise pas d'en parler à madame !»
Elle a regardé en silence les genoux qui s'entrechoquaient. Puis elle lui a tourné le dos en ajoutant :
«Garde la tête haute, c'est tout ce que nous pouvons faire, nous autres ! Garder la tête haute pour faire croire qu'on n'a pas honte.»
Céleste a relevé la tête, serré les dents et raidi ses jambes pour que ses genoux arrêtent de claquer si bêtement. Elle a réussi à articuler :
«Bien, Huguette.»
Le ton de sa voix est posé, presque calme. Elle réalise soudain que la solitude, dans laquelle elle est née, l'oblige à toujours acquiescer. Si elle avait eu le choix - mais ce mot n'existe ni dans sa condition, ni dans son vocabulaire -, elle aurait dit : «Non». Elle l'aurait même hurlé.

Quand Anselme s'acharne à aller et venir en elle, Céleste pense à autre chose. C'est devenu simple à force. Avec une prédilection pour la clairière. Le temps qu'il fasse sa besogne, elle se balade dans la forêt où elle allait jouer enfant avec ses frères et soeurs. La fratrie est si nombreuse qu'elle ne sait pas combien ils sont exactement, elle ne les a jamais comptés. Elle est une parmi eux. Ces balades-là, elle ne les oublie pas, ce sont ses souvenirs les plus précieux. L'insouciance de courir, de respirer l'humus et la résine des pins, de jouer à se cacher, de savourer ces moments avant de rentrer à la ferme sombre où, tout à coup, on se voûte, on se plie jusqu'à en disparaître pour échapper aux cris du père.
(...)


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