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.. Chemins

Couverture du livre Chemins

Auteur : Michèle Lesbre

Date de saisie : 15/04/2015

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Sabine Wespieser éditeur, Paris, France

Collection : Littérature

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782848051741

GENCOD : 9782848051741

Sorti le : 05/02/2015

Dans ce nouveau roman, Michèle Lesbre nous emmène sur les traces de son père en retournant sur les lieux qui ont compté pour elle.
Elle nous offre un voyage le long d'un canal, au gré des rencontres qu'elle y fera.
Comme dans ces précédents romans, on a envie de faire de bout de "Chemins" avec elle...


  • Les présentations des éditeurs : 11/12/2014

«J'ai trois ans. Un homme qui me paraît immense entre dans la minuscule cuisine de l'appartement rue du Souci à Poitiers, me prend dans ses bras, je ne l'ai jamais vu. Ma mère me demande de l'appeler papa. C'est mon père.»
Des années après la mort de son père, dont l'apparition s'impose dès les premières phrases de son nouveau roman, Michèle Lesbre tente de se réconcilier enfin avec son «intime étranger», ce père qu'elle a si peu et si mal connu.
Assis sous un réverbère, un homme bien mis, pipe à la main, est totalement absorbé par sa lecture. La scène est insolite, la silhouette presque familière, et quand la narratrice, intriguée, parvient à déchiffrer le titre de l'ouvrage, le passé la submerge. Scènes de la vie de bohème, d'Henry Murger, ne quittait pas le bureau de son père, et elle s'était souvent étonnée, sans oser lui poser la question, qu'il l'évoque comme un livre «qui était toute sa jeunesse». Quel rapport entre les aventures de quatre joyeux drilles à l'humeur frondeuse et l'homme tourmenté dont elle n'a jamais percé la part de mystère ?
Avec le projet de lire enfin Murger, qui attendait son heure, elle s'engage dans un voyage rythmé de paisibles étapes le long d'un canal. Son imagination et sa mémoire dérivent au fil de l'eau et des rencontres - une gardienne de vaches, un éclusier tendre et un peu menteur, un délicieux couple de mariniers... Mais elle ne s'arrêtera jamais très longtemps auprès d'aucun de ceux-là. Elle sait qu'ils la mènent à un autre rendez-vous, bien plus essentiel, avec ce père qui un jour fut un jeune homme insouciant, rêvant de la vie de bohème.
Chemins est une bouleversante quête du père, et un très beau roman des origines.

Après Écoute la pluie et Victor Dojlida, une vie dans l'ombre, tous deux parus en février 2013, Chemins est le dixième livre de Michèle Lesbre que publie Sabine Wespieser éditeur.



  • La revue de presse Jérôme Garcin - L'Express, avril 2015

Sommes-nous jamais assez curieux du bagage de nos parents ? Poser la question, c'est déjà y répondre...
Les questions, il faut les lancer dans le vide, des années après la disparition des pères, pour les écouter ricocher sur les souvenirs. C'est ce que fait Michèle Lesbre dans un très beau et très court roman qui relève plus de la rêverie que de l'enquête...
Ce qu'elle trouve au terme de sa quête est une façon neuve d'être au monde. Une manière de se tenir plus proche de ce père qu'elle nomme, d'un bouleversant oxymore, "mon intime étranger".


  • La revue de presse Macha Séry - Le Monde du 12 mars 2015

La lecture de Chemins tient de la flânerie partagée. Ce sont les chemins buissonniers de la mémoire qu'emprunte Michèle Lesbre dans son seizième livre. Ceux qui sinuent, se perdent dans l'oubli, ressurgissent à la faveur d'une image...
Dans ce récit, Michèle Lesbre tisse aussi le fil de la désunion croissante entre ses parents ; un récit si intime, si romanesque, qu'on mesure une nouvelle fois la parenté étroite qui l'unit à Patrick Modiano : une forme d'enquête, l'errance, des photos en noir et blanc, un espoir d'une vague nature. Cela donne de la tendresse à la nostalgie.


  • La revue de presse Michel Abescat - Télérama du 18 février 2015

L'auteur travaille sur la transparence, la lumière et ses variations jouent un rôle majeur, les temps se côtoient, hier et aujourd'hui réunis, les morts aussi présents que les vivants... Il suffit d'un instant, un homme entrevu depuis la terrasse d'un café, absorbé dans la lecture d'un livre, pour que le mécanisme s'enclenche...
On progresse en funambule dans les détours de ce pèlerinage au charme flottant, ému par la finesse et la limpidité cristallines du texte, bouleversé par cette rencontre d'une femme et d'un père, à jamais «intime étranger»...
Il y a tant de beauté dans ce livre


  • Les courts extraits de livres : 11/12/2014

Il y a quelques jours, depuis la terrasse d'un café, j'observais un homme assis sous un réverbère et lisant. Il n'avait rien d'un vagabond, il portait une casquette de tweed et un costume de velours qui lui donnaient une allure de gentleman-farmer. Je regrettais de ne pouvoir lire le titre du livre qui l'absorbait. Quelques passants se retournaient sur cette silhouette plutôt distinguée, assise sur le trottoir et plongée dans un ailleurs mystérieux.
Je pensais à la proposition d'un couple d'amis qui me mettait dans l'embarras. Ils me prêtaient leur nouvelle maison pendant leur absence de quelques jours, et m'avaient fait cette offre avec une insistance affectueuse qui d'emblée ne m'avait laissé aucune esquive possible. J'avais dit oui, n'ayant pas eu le temps d'inventer un quelconque empêchement. Je ne connaissais pas cette maison et j'aimais tellement celle qu'ils venaient de vendre que je regrettais déjà ce oui, comme si j'allais commettre une trahison en allant dans la nouvelle.
Je savais qu'elle se trouvait près d'un canal, ils m'en avaient déjà fait une description sommaire quelque temps auparavant, mais je n'avais retenu que la présence du canal et peut-être avais-je dit oui parce que je me souvenais de ce détail, c'était pour le canal que j'avais accepté, pour la douceur tranquille d'un canal. J'ai souvent rêvé de vivre dans une de ces maisons d'éclusier qui semblent se tenir hors du temps.
Leur ancienne maison n'avait pas de jardin, juste une petite cour étriquée dans laquelle s'entassaient cartons, bicyclettes et bidons, ainsi que quelques pots où mouraient des herbes folles. La brusque vocation de jardiniers qui semblait s'être emparée d'eux me laissait rêveuse.
Tout en réalisant que j'allais devoir assumer mon engagement, je ne pouvais détacher mon regard de l'homme absorbé par sa lecture et je pensais que, s'il avait été assis à la terrasse du café d'où je l'observais, je ne l'aurais peut-être pas remarqué, c'était bien son choix de s'installer sous ce réverbère qui avait attiré mon attention. Était-ce une façon d'afficher son mépris pour une société qu'il voulait tenir à distance, ou parce qu'il était tout simplement ce genre de fantaisistes qui me séduisent d'emblée ? Ils sont si rares. De temps en temps un sourire apparaissait sur ses lèvres, un hochement de tête approuvait sans doute ce qu'il venait de lire.
J'essayais de me souvenir des recommandations que Pierre m'avait faites au sujet du jardin, d'une serrure et de la porte de garage de la maison en question, 4 rue du Moulin à T., et je voyais l'homme poser son livre, sortir une pipe de sa poche, la taper à petits coups sur la semelle d'une de ses chaussures, puis ouvrir un paquet de tabac et la bourrer avec méthode. Il reprenait ensuite sa lecture avec une nonchalance qui en disait long sur les délices de l'instant. Une fumée bleue se délitait dans la lumière blafarde du réverbère contre lequel il s'adossa en fermant les yeux, en rêvant peut-être. Les pages de son livre s'ouvraient comme une corolle. Je ne pouvais détacher mon regard de cette scène insolite et presque suspendue dans les airs. Il semblait flotter. Quelque chose me rapprochait de cet homme, quelque chose dont la force m'envahissait.


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