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.. Danser les ombres

Couverture du livre Danser les ombres

Auteur : Laurent Gaudé

Date de saisie : 26/03/2015

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Domaine français

Prix : 19.80 €

ISBN : 978-2-330-03971-4

GENCOD : 9782330039714

Sorti le : 07/01/2015

La terre s'est ouverte à Port-au-Prince, mêlant durant quelques jours les morts aux vivants dans un élan fraternel, émouvant et désespéré. Bel hommage à la force et à la dignité des haïtiens.


Le roman se déroule à Haïti, ce bout de terre vibrant d'esprit vaudou. Un roman en deux temps dont la ligne de partage sera le séisme destructeur, le Goudou Goudou rappelant la fragilité de l'existence. Avant, c'est la vie, urgente, exubérante de Nine, Lucine, celle de la maison Kénol et de son bâtard, la bande du Fessou, ancienne maison close là où le monde se mêlait avec un appétit frénétique, de Matrak, le tonton macoute devenu chauffeur de taxi. «Lavi pa facil» mais porteuse d'infinis espoirs. Il suffira de 35 secondes pour que l'Esprit ravage. Ville tremblée, fracassée, engloutie dans le ventre vorace de la terre. Sur les décombres, les vivants empathiques, les corps en souffrance solidaires, oubliant faim, peur, fatigue, fraternisent et dansent avec les ombres de ceux qu'on ne veut oublier mais qu'il faut pourtant semer.
Époustouflant et vertigineux, un roman hommage au peuple haïtien meurtri et prêt à renaître, porteur de ces âmes aimées qui courent dans la mémoire. Magnifique.


  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2015

Le point de vue des éditeurs

En ce matin de janvier, la jeune Lucine arrive de Jacmel à Port-au-Prince pour y annoncer un décès. Très vite, dans cette ville où elle a connu les heures glorieuses et sombres des manifestations étudiantes quelques années plus tôt, elle sait qu'elle ne partira plus, qu'elle est revenue construire ici l'avenir qui l'attendait.
Hébergée dans une ancienne maison close, elle fait la connaissance d'un groupe d'amis qui se réunit chaque semaine pour de longues parties de dominos. Dans la cour sous les arbres, dans la douceur du temps tranquille, quelque chose frémit qui pourrait être le bonheur, qui donne l'envie d'aimer et d'accomplir sa vie.
Mais, le lendemain, la terre qui tremble redistribue les cartes de toute existence...
Pour rendre hommage à Haïti, l'île des hommes libres, Danser les ombres tisse un lien entre le passé et l'instant, les ombres et les vivants, les corps et les âmes. D'une plume tendre et fervente, Laurent Gaudé trace au milieu des décombres une cartographie de la fraternité, qui seule peut sauver les hommes de la peur et les morts de l'oubli.

Romancier, nouvelliste et dramaturge né en 1972, Laurent Gaudé publie son oeuvre, traduite dans le monde entier, chez Actes Sud. Il est notamment l'auteur de La Mort du roi Tsongor (2002, prix Goncourt des lycéens, prix des Libraires), Le Soleil des Scorta (2004, prix Goncourt, prix Jean-Giono), La Porte des Enfers (2008), Ouragan (2010) et Pour seul cortège (2012).



  • La revue de presse Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 26 mars 2015

Une fois encore, Laurent Gaudé convoque la fiction pour rendre sensibles les drames du monde contemporain, donnant à Danser les morts ce ton de fable qui faisait déjà le prix de La Mort du roi Tsongor (Actes Sud, 2002, Goncourt des lycéens). Après Eldorado (2006), sur les migrants échoués à Lampedusa, Ouragan (2010), bruissant de la violence de Katrina dévastant La Nouvelle-Orléans en 2005, avec l'empathie qu'il offrait aux héros du recueil Dans la nuit ­Mozambique (2007), Laurent Gaudé célèbre ici une communauté de femmes et d'hommes qui, lors du séisme qui meurtrit Haïti en janvier 2010, tentent d'échapper au grand appétit du malheur qui dévore l'île. L'écrivain dramaturge joue autant de sa faculté d'empathie que de sa maestria à animer les ombres. Indispensable au pays de l'esprit Ravage et des cérémonies vaudoues.


  • La revue de presse François Lestavel - Paris-Match, mars 2015

Lui qui, dans ses romans comme au théâtre, traque ces moments où la vie des hommes bascule, parvient une fois encore avec « Danser les ombres » à donner chair et âme à ses personnages, à nous émouvoir sur leur sort, là où le journaliste doit se contenter du rôle de témoin neutre...
A travers le destin de la jeune Lucine, du médecin des bidonvilles Saul ou de Matrak, l'ancien tonton macoute qui tente de se faire oublier, Gaudé nous convie dans le maelström de Port-au-Prince, cité violente et chaleureuse où la pauvreté sordide côtoie un extraordinaire appétit de vivre.


  • La revue de presse Françoise Dargent - Le Figaro du 6 novembre 2014

Laurent Gaudé plonge ses lecteurs en apnée dans Port-au-Prince à l'heure du séisme de 2010...
Mais il serait injuste de réduire Danser les ombres à un roman sur la catastrophe. Il dresse avant tout le portrait d'une ville incroyable et de ses habitants qui, toujours, se relèvent...
Roman de vie et de mort, Danser les ombres est un chant d'amour à Haïti, découverte récemment par l'auteur du Soleil des Scorta. Néophyte ne veut pas dire ignorant. Une multitude de détails tirés de l'observation scrupuleuse de la vie en Haïti en composent le plus authentique des portraits. Laurent Gaudé ne tombe pas pour autant dans l'angélisme. Il dépeint un peuple hanté par son passé, glisse un ancien Tonton macoute dans ses personnages, le confronte à ses victimes, évoque les destins brisés. Il rappelle que le passé continue de plomber cette île fière. Le registre chez lui est toujours lyrique, foisonnant d'images et de voix.


  • La revue de presse Muriel Steinmetz - L'Humanité du 15 janvier 2015

Ce roman, où l'on sillonne Port-au-Prince de long en large et de haut en bas, est d'abord d'une facture naturaliste. Le récit du tremblement de terre, c'est du grand reportage...
On bascule soudain ailleurs lorsque les morts, furieux d'avoir été inhumés dans des fosses communes, réclament une vraie sépulture, comme chez Homère, et se mettent à côtoyer les vivants. Le cortège funèbre final de Dame Petite est beau à couper le souffle. La danse y est saccadée, « faite de remords », de changements de direction, d'arrêts au carrefour, afin de semer les ombres (« À chaque carrefour, il s'en perd »), en sorte qu'ils ne retrouvent plus jamais le monde des vivants.


  • Les courts extraits de livres : 22/01/2015

Il avait fait chaud toute la journée et les commerçants de la rue Veuve contemplaient l'artère désespérément vide en se demandant ce qui les retenait encore ici à cette heure où il était quasiment certain qu'il ne viendrait plus personne. Toute la journée, Lucine s'était essuyé le cou avec le mouchoir mauve que lui avait offert sa nièce - la petite Alcine. Elle était restée accroupie derrière son échoppe en bois, sous l'ombre des arcades des belles maisons construites après le grand incendie, s'épongeant le front, pensant, comme tous les autres, à ce qu'elle ferait à manger ce soir. Toute la rue était prise de langueur. Même la vieille Goma - que les enfants du quartier appelaient Mam' Popo sans que l'on sache d'où venait ce surnom - était muette. D'ordinaire, elle régnait sur le marché avec l'autorité de sa gouaille et de ses kilos, haranguant le chaland dans une langue qui faisait s'esclaffer les commerçants jusqu'au Ciné Pigaille...
- Flacon, parfum after-shave, approche-toi chéri, ça vient de Paris...
- Je n'ai pas une gourde, Mam' Popo...
- Qui parle d'argent, malotru, je te parle d'amour, moi !
- Hey, Mam' Popo, ma femme sera pas contente...
- Tais-toi, mon nègre, ta femme sera ravie si tu sens bon Paris !
Même Mam' Popo, en ce jour, était muette, immobile, les lèvres molles, la jupe tombante entre ses cuisses ouvertes, suant lentement d'ennui sur le trottoir. C'était comme si toute la rue attendait que la doyenne donne le signal du départ en lançant un de ses jurons préférés, "Cornecul, on dirait que la mer a pété tellement il fait chaud aujourd'hui !", pour tout remballer. Alors les plus pressés seraient rentrés chez eux, les autres auraient descendu la rue, calmement, jusqu'au bâtiment de la douane près du port, pour aller boire un peu d'eau, contempler le ciel et essayer de comprendre ce qui avait produit une telle chaleur. Mais Mam' Popo ne jurait pas, ne bougeait pas, ne semblait plus qu'une masse immobile et les commerçants restaient prisonniers de leur accablement.

C'est Lucine qui le vit la première. D'abord, elle crut être victime d'une vision, cligna des yeux, s'essuya le front et regarda à nouveau. Mais les cris lui firent comprendre qu elle ne s'était pas trompée. En une seconde, les commerçants sortirent de leur torpeur. Toutes les têtes se tournèrent vers le haut de la rue.
- Regardez !...
- Vous avez vu ?...
Un être avançait, au milieu de la chaussée, avec une démarche syncopée - mi-danse, mi-titubement d'ivrogne. Il avait le torse nu et brillait sous le soleil. Son corps était recouvert d'une sorte de poix qui dessinait chacun de ses muscles - décoction de sirop de canne et de poudre de charbon peut-être, comme on en utilisait lors du carnaval -, à moins que ce ne fut sa véritable peau, naturellement huilée et scintillante. Il portait sur la tête une cagoule découpée dans une épaisse toile de jute, surmontée de deux cornes de boeuf, ce qui lui donnait une silhouette de Belzébuth. Si c'était un déguisement, il l'avait emprunté tout entier à celui des Lansetkods, ces figures de carnaval qui d'ordinaire vont en groupe, terrorisent les passants, font des pompes au milieu de la rue et essaient d'attraper les badauds pour les engluer de mélasse. Mais ce n'était pas jour de carnaval ni même la saison des raras, et si cet homme s'était déguisé, il était fou ou s'était trompé de ville... Ulysse, le vieux vendeur de paniers, fut le premier à l'interpeller.
- Qu'est-ce que tu fais là, mauvaise blague ?


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