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.. Trilogie des rives Volume 1, Ligne & fils

Couverture du livre Trilogie des rives Volume 1, Ligne & fils

Auteur : Emmanuelle Pagano

Date de saisie : 26/06/2015

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Fiction

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782818035566

GENCOD : 9782818035566

Sorti le : 20/01/2015

Le cocon permet au bombyx sa belle transformation en papillon. Le cocon est comme une petite bobine qu'il est nécessaire de dévider pour obtenir ce merveilleux fil de soie. Dans ce roman, la narratrice va tenter de dénouer le fragile cocon de sa vie, le fil de sa lignée, au bord de la Ligne, cette rivière ardéchoise ayant donné son nom à l'arrière grand père, enfant abandonné, enfant de l'eau, cette eau courante omniprésente, celle qui «fabrique de l'archive» dans la roche et dans les corps. De soie à soi, du fil au fils, un noeud difficilement démêlable, une histoire qui se casse, comme le fil. Renouer, aller à l'envers du courant, remonter aux tourbières du plateau, dans le flux familial et revoir le rire du fils, mécanicien du son, relais de son ancêtre moulinier.
Un très beau roman à l'écriture soyeuse, assoiffée, limpide, le premier d'une «Trilogie des Rives» dont j'attends vivement la suite !


  • Les présentations des éditeurs : 27/01/2015

En altitude, les sources naissent des roches. Lorsque les ruisseaux se calment, se rejoignent ou s'élargissent, ils deviennent des rivières. Plus larges sont les rivières, plus lent est leur courant, mais les accidents du relief et la débâcle accentuent leurs emportements. La pierre millénaire et le bâti des hommes compliquent et asservissent le parcours de l'eau, jusqu'au fleuve. Sur les rives, la plage et le moulinage abritent la mémoire de la famille. Bousculée d'une vallée à l'autre, de torsions en torsions, grosse de plusieurs générations, elle s'épanche en deux rivières.



  • La revue de presse Frédérique Fanchette - Libération du 30 avril 2015

Une lignée de fabricants de fil de soie au bord de la rivière Ligne...
Ligne & Fils est un livre sonore de bout en bout, habité par le bruit des eaux, celles de deux rivières, la Ligne et la Baume, celle des sources sur le plateau où Alexandre emmène son fils pour échapper à une mère au coeur sec, celle transformée en buée malfaisante qui enserre les ouvrières de la soie, celle, bouillante, dans laquelle elles vont chercher à main nue les «cocons noyés et brûlés». Même l'absence n'est pas aphone. «En été l'eau manquait tant qu'elle semblait noyer et multiplier les bruits plus encore, comme un trou de silence assoiffé amplifiant et transformant en écho désorienté la moindre rumeur.»...
Ce roman est le premier volet d'une «trilogie des rives». L'eau baigne de longue date l'oeuvre de la romancière, née en 1969 et domiciliée en Ardèche...
Où l'eau va-t-elle emmener les lecteurs d'Emmanuelle Pagano la prochaine fois ? Au Proche-Orient, sur le plateau du Golan, semble-t-il. Dans une vidéo visible sur Internet, elle raconte, souriante, avoir découvert que, juste en dessous de cette étendue réputée peu humide, se trouve un marais.


  • La revue de presse Muriel Steinmetz - L'Humanité du 9 avril 2015

La véritable héroïne de ce roman aux accents pongiens, c'est l'eau qui entretient avec l'homme « un rapport toujours défaillant » (Bachelard). Sans jamais perdre le fil, Emmanuelle Pagano tisse deux histoires en parallèle...
Emmanuelle Pagano se passionne pour la matérialité des choses. Pas d'éclats d'écriture superflus, mais avant tout un amour des êtres et des choses qui, grâce au capital ­métaphorique de la langue, seul critère stable, nous permet de réapprendre à voir, à toucher, à éprouver le tissu d'un passé quasi disparu.


  • La revue de presse Jean-Jacques Salgon - L'Obs du 5 mars 2015

«Je n'ai pas cherché à savoir de quelle lignée tordue mon fils venait d'émerger», «je n'ai pas essayé de comprendre la fabrique de ma famille». Ce qu'Emmanuelle Pagano n'a pas fait jadis, au temps du fils, elle le fait aujourd'hui : son dernier livre pourrait aussi s'intituler «la fabrique des fils» en gardant cette ambiguïté sémantique où le fil et le fils se trouvent mêlés. Car il s'agit aussi de savoir comment les fils aussi bien que les fils se fabriquent. Par quelle torsion ou distorsion ils acquièrent leur résistance...
Mais les eaux de la Beaume sont un baume et celles de la Ligne permettent de renouer le fil rompu...
Bien sûr c'est l'écriture qui autorise cette métamorphose, qui parvient à faire de tout obstacle une voie ouverte.


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 18 février 2015

La mémoire est-elle soluble dans l'eau ? Emmanuelle Pagano répond non, et s'immerge dans le passé post-traumatique d'une mauvaise mère ardéchoise, qui a deux rivières pour artères : la Baume, étale et calme, et la Ligne, sinueuse et agitée...
Trilogie des rives, I : le sous-titre de ce roman en annonce deux autres. Se prépare donc une suite romanesque «sur la relation de l'eau et de l'homme, du naturel et du bâti, la violence des flux et celle des rives qui les encerclent». Joie d'attendre qu'Emmanuelle Pagano déroule à nouveau son écriture abrupte, chaotique, et pourtant si limpide.


  • La revue de presse Xavier Houssin - Le Monde du 12 février 2015

L'eau recouvre de sa transparence instable les rochers de la rivière. Elle y fait des rides. A peine. Comme un glacis ondulant et fripé, brillant dans la lumière. Ou alors, elle les contourne, s'y sépare et se renoue dans des cordeaux d'écume. Elle remonte d'abondance sur les galets des rives, les attire dans son flot, les fait rouler plus loin. Elle dévale. Elle court entre les aulnes, les saules, les peupliers. Du massif du Tanargue jusqu'à Bois Saint-Martin où elle se jette dans l'Ardèche, la Ligne se fraie son passage. Tout comme la Baume a arraché le sien à travers les gorges et les ­forêts avant de se faire, elle aussi, affluent. L'une et l'autre creusent ainsi deux vallées séparées et proches, dont les devenirs se rejoignent, s'enchaînent. Ces cours d'eau voisins, aux tracés différents, forment le décor unique du nouveau roman d'Emmanuelle Pagano. Une histoire d'origines et de fil des rivières. De filiation difficile. Et de contre-courant...
Premier d'une «Trilogie des rives» où Emmanuelle Pagano se propose d'explorer nos relations avec l'eau et ses détours, il touche à notre mémoire, à nos rêves. Mais nous ne sommes peut-être que des spectateurs du courant. Nous croyons maîtriser les lacs, les fleuves, les estuaires. Nous élevons des digues face aux mers. Il suffit pourtant d'une pluie pour grossir un torrent. Et d'un peu trop de larmes pour qu'on se noie dedans.


  • Les courts extraits de livres : 27/01/2015

LES SAPONAIRES

Jusque-là, en bouclant la ceinture de sécurité, je ne savais pas que j'avais affaire à l'eau, à l'eau vive. Je n'imaginais pas la torsion du fil, et pour elle le bruit sans relâche, la vapeur, les odeurs bouillies, la soif toujours plus grande des brins de soie. Pourtant, la torsion est tapie dans ce réflexe anodin. De mon siège à la ceinture, les fils élastiques accompagnent mes mouvements. Ils ne sont pas seulement dans ma voiture. Si je me blessais, ils se nicheraient à l'intérieur de l'armoire à pharmacie, si je voulais courir à l'aise, ou faire de la musculation, ils déborderaient de mon sac de sport. Je ne fais aucun effort physique, je laisse s'amollir mon âge, mais les fils de la fabrique se glissent dans mes chaussures et jusque dans mes sous-vêtements, ils forment une gaine permanente bordant mon corps et facilitant mes gestes. Aujourd'hui, grâce au diesel d'abord, puis à l'électricité, plus besoin d'eau bien sûr pour tordre les fibres, des fibres qui ne sont plus en soie, plus besoin de cocons, mais le souvenir des rivières soudain je l'entends quand j'entends le clic de la ceinture bouclée. Un souvenir qui reste contenu entre deux rives, mais qui excède de loin la mémoire de mon corps, un souvenir de plus de cent ans. J'ai bouclé ma ceinture pour aller au chevet de mon fils à l'hôpital, et je pense à l'eau, je pense au fil. En suivant la rivière, c'est toute ma généalogie que je déroule pendant le trajet.
Mon fils est hospitalisé pour un coma éthylique, en pédiatrie parce qu'il n'a pas encore seize ans, presque mais pas. On m'a dit que ce n'était rien, qu'il n'était resté que peu de temps inconscient, qu'il pourra sortir dans quelques jours. Il paraît que c'est d'une banalité déconcertante, que les jeunes comme lui encombrent les urgences. Nous sommes au bord de l'été, une fin de semaine. De tout temps, les soûleries de juin des week-ends villageois arrivent avec les premières floraisons des saponaires, envahissant les rivages près des guinguettes. Mon fils est un citadin, il n'y a plus de bals-musettes au bord de l'eau, mais il paraît que s'y retrouvent encore les jeunes des vallées et les jeunes de la grande ville à la porte de laquelle la rivière principale, où toutes ces vallées finissent et se réconcilient, se jette dans le fleuve. Ils appellent «calages» ces nouvelles soirées musicales sur la plage.
(...)


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