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.. Au bord des fleuves qui vont

Couverture du livre Au bord des fleuves qui vont

Auteur : António Lobo Antunes

Traducteur : Dominique Nédellec

Date de saisie : 01/07/2015

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-267-02724-2

GENCOD : 9782267027242

Sorti le : 19/02/2015

  • Les présentations des éditeurs : 16/04/2015

«De livre en livre, Lobo Antunes affine sans cesse un langage d'une puissance inouïe qui fait de la douleur d'individus égarés au bord d'eux-mêmes le symbole même de la condition humaine.»
Hugo Pradelle, La Quinzaine littéraire
«Il faut entrer [dans l'écriture d'Antonio Lobo Antunes] et s'y laisser couler. Le rythme, alors, vous hante dès que vous y avez goûté.»
Florence Noiville, Le Monde des livres
«Lire la prose du plus grand écrivain portugais est une expérience rare, dérangeante et captivante à la fois. Comme un rêve éveillé. Comme entrer dans les ténèbres de Faulkner ou de Virginia Woolf.»
Bruno Corty, Le Figaro

Un homme est hospitalisé à Lisbonne : dans ses viscères, une bogue ne cesse de grossir en silence, que le médecin appelle cancer. La douleur, l'opération, les traitements le plongent dans un état second. Remontent alors à la surface des souvenirs enfouis depuis toujours, qui se bousculent et s'entremêlent. Furieux contre cette mort "terrible et comique" qui se moque de lui dans l'obscurité, humilié par sa déchéance physique, "monsieur Antunes du lit numéro onze" divague dans les méandres de sa mémoire et c'est alors tout le monde de son enfance qui se rappelle à lui, avec ses sons, ses odeurs, ses visages....
Tandis que médecins et infirmières défilent à son chevet, passé et présent se télescopent, et le voilà emporté, en compagnie de défunts décidément pleins de vie, vers la source du Mondego dans la montagne sauvage, couverte de pins et d'eucalyptus. Sur ses contreforts, il revisite le bourg et la maison de ses grands-parents, la mine de wolfram et l'hôtel des Anglais... Alors que le mal "aboie dans son ventre", ce passé ravivé est comme un garde-corps, le seul peut-être à pouvoir l'empêcher de tomber dans "le ravin" qui s'ouvre au bord de son lit d'hôpital.
Le livre, d'une brièveté assez rare chez Lobo Antunes, comprend quatorze chapitres, chacun portant comme titre une date allant du 21 mars au 4 avril 2007, autant de jours que le narrateur aura passés à l'hôpital. António Lobo Antunes ne se contente pas de passer d'un monde à l'autre, il amalgame passé et présent, au moment même où le narrateur semble promis à ne plus avoir d'avenir. Pour cela, il entrelace avec sa virtuosité coutumière les couches de temps, il livre mille et un récits, grimpe à toutes les branches des arbres généalogiques, invente une parentèle fournie, avec amis, voisins, vicaire et évêque, pharmacien et notaire, tout un monde peuplé de spectres hauts en couleurs.
Son écriture tantôt heurtée, tantôt fluide, est comme toujours extrêmement sensorielle. On entend sans cesse des échos, des rumeurs (comme celles qui proviennent de l'album de photos de famille), le cri des milans, des corneilles, des corbeaux, les trains qui passent au fond de la vigne, le glas qui sonne, les châtaigniers qui discourent toute la nuit sur "la façon qu'a la terre de nous mépriser", on sent le parfum des eucalyptus qui "épellent le vent autour de l'hôtel", des landes de bruyère...
Cette liberté et ce voisinage de l'émotion déchirante et des saillies comiques, formidablement ajustées, sont un des grands plaisirs que l'on ressent en lisant Lobo Antunes. Car il s'est évidemment refusé à tirer parti de la maladie dont il a bel et bien souffert pour se laisser dicter un changement de registre : les dates en tête de chapitres semblent là pour se moquer de ce qu'aurait pu être le journal pathétique d'un cancéreux à l'article de la mort.
Lobo Antunes, avec son style bouillonnant, foisonnant et indomptable, a mis le mal qui l'avait atteint au service d'une nouvelle exploration de la vie, une remontée vers la source de l'existence, vers les mystères et la "joie perdue" de l'enfance.

Né en 1942 à Lisbonne et issu de la grande bourgeoisie portugaise, António Lobo Antunes a fait des études de médecine et s'est spécialisé en psychiatrie, métier qu'il a exercé à l'hôpital Miguel Bombarda dans les années 1970-1980. Au début des années 1970, il a été envoyé en Angola où il a participé à la guerre coloniale, comme tous les jeunes hommes de sa génération. Auteur à ce jour de plus de vingt ouvrages traduits dans les principales langues et publiés pour la plupart chez Christian Bourgois éditeur, il est aujourd'hui l'une des grandes figures de la littérature contemporaine.



  • La revue de presse Muriel Steinmetz - L'Humanité du 25 juin 2015

Le grand écrivain portugais s'est penché sur la maladie au fil d'un récit qui brasse pêle-mêle tous les souvenirs éclatés d'une existence dans une prose sans cesse bousculée...
On est loin du plat formalisme car, malgré la complexité de sa composition, Antonio Lobo Antunes ne s'éloigne pas du concret de la chair de l'existence. Il nous fait éprouver, voire palper le caractère physiquement palpable de la mémoire : «L'odeur de sa nervosité annulait l'odeur de l'hôpital sans annuler l'odeur des compotes de pommes.» Il faut plus voir dans le bousculement raffiné de l'écriture et dans le déplacement délibéré des mots dans la phrase la hargne toujours active d'un écrivain dressé contre les conventions de tous ordres.


  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 28 mai 2015

Telle est la magie de la phrase chez Antonio Lobo Antunes - une prose toujours magnifiquement traduite par Dominique Nédellec : elle s'enroule autour de vous et vous attire dans les replis de la conscience. Un tour de force aussi bouleversant qu'addictif.


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 11 mars 2015

Il s'astreint au silence pour goûter le présent, se bat contre la conscience d'être en vie qui devient tellement obsédante qu'elle finit paradoxalement par empêcher de vivre. Tous les livres d'António Lobo Antunes sont secoués par ces injonctions contraires de la pensée, source d'angoisse et de libération. Comme toujours, la poésie des origines triomphe. Place à l'enfant «avec ses petites épaules en coquillages», aux aguets, avide de tout engranger pour subsister jusqu'à la fin des temps.


  • La revue de presse Alice Ferney - Le Figaro du 19 février 2015

Résumer ce grand livre est presque un outrage : Au bord des fleuves qui vont (les fleuves mythiques, les fleuves du Portugal, les torrents d'émotions qui coulent en nous, les fleuves de la mémoire et du temps) raconte quinze jours de M. Antunes à l'hôpital de Lisbonne, où il est opéré d'un cancer, «la bogue». Rien de plus, et cependant c'est dans un océan, un abîme, une forêt touffue, en vérité dans une tête d'homme, que pénètre le lecteur...
Et ce roman de son agonie devient le roman de la vie...
Tout est mouvant. Aussi excitant et épuisant que le Céline de Guignol's band, Lobo Antunes se mérite. Il est artiste et pas raisonneur. Son matériau n'est pas une idée de la vie, mais ses sensations, ses perceptions, ses effrois, ses appétits. Si la concentration du lecteur tient, si sa raison lâche prise, se laisse charrier dans les mots, l'émotion atteint son comble.


  • Les courts extraits de livres : 16/04/2015

21 mars 2007

De la fenêtre de l'hôpital à Lisbonne ce n'étaient pas les gens qui entraient ni les voitures entre les arbres ni une ambulance qu'il voyait, c'était le train par-delà les pins, des maisons, d'autres pins et la montagne dans le fond avec le brouillard qui l'éloignait de lui, c'était l'oiseau de sa peur sans branche où poser tremblotantes les lèvres de ses ailes, la bogue d'un châtaignier auparavant à l'entrée du jardin et aujourd'hui au-dedans de lui que le médecin appelait cancer et qui grossissait en silence, dès que le médecin l'a appelée cancer les cloches de l'église ont entonné le glas et un cortège s'est étiré en direction du cimetière avec une bière ouverte et un enfant à l'intérieur, d'autres enfants en tenue de séraphin assurant la garde du cercueil, des gens dont il ne remarquait que le bruit des souliers et donc pas des gens, des semelles et des semelles, quand sa grand-mère sur le mur avec lui a renoncé à se signer il a senti l'odeur des compotes dans l'office, des pots de fleurs sur chaque marche de l'escalier et comme les pots de fleurs intacts il ne s'est absolument rien passé, il s'en est fallu de peu, étendu sur le brancard à la sortie de l'examen, qu'il ne demande au médecin
- Il ne s'est absolument rien passé n'est-ce pas ?
et il ne s'est absolument rien passé vu que les pots de fleurs intacts, sa grand-mère qui est morte depuis tant d'années là vivante à côté de lui, son grand-père décédé depuis encore plus longtemps en train de lire le journal avec son sonotone, le silence de son grand-père l'a alarmé tant et si bien que la bogue s'est dilatée dans ses tripes l'écorchant, lui faisant mal, je la pose sur un bloc de granité, je tape dessus à coups de marteau et la maladie écrabouillée, quelqu'un qu'il ne distinguait pas poussait son brancard le long du couloir, il remarquait la pluie, des visages, des enseignes, la gouvernante de monsieur le vicaire sous l'appentis tandis qu'il pensait
- C'est mon cercueil qu'ils sont en train de pousser lui offrant du raisin
- Veux-tu du raisin mon petit ?
et disparaissant aussitôt, ne pas se rappeler le nom de la gouvernante de monsieur le vicaire l'a préoccupé, il se rappelait son tablier, ses mules, son rire, il ne se rappelait pas son nom et parce qu'il ne se rappelait pas son nom il n'allait pas guérir, son grand-père a replié son journal sur le canapé et n'a même pas eu un regard pour lui, il a voulu demander
- Vous ne pouvez rien faire pour moi ?
et tout ce qu'il pouvait attendre c'était au mieux la conque de la main autour de l'oreille
- Quoi ?
et les sourcils unis en direction de personne
- Qu'est-ce qu'il a dit ?


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