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.. Rien n'est rouge

Couverture du livre Rien n'est rouge

Auteur : François Salmon

Date de saisie : 21/03/2015

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Luce Wilquin, Avin, Belgique

Collection : Euphémie

Prix : 14.00 €

ISBN : 9782882535023

GENCOD : 9782882535023

Sorti le : 31/03/2015

  • Les présentations des éditeurs : 24/09/2015

À part peut-être la soif impossible qui s'écrase sur Billy Adamson au coeur de la Death Valley,
À part bien sûr la torche que brandit Dries Nuttens, le plus petit flic d'Anvers, à l'entrée de la N 171,
À part ce lent désir qui monte dans le corps d'Octavie, rue des Soeurs de la Providence,
À part l'aube stridente que Gossuin le parcheminier voit se lever sur Paris le 6 février 886,
À part la vitesse de l'Oeuf de Nessus, l'ambition du Grand Auteur belge, la honte crasse de Bernard Verdonck ou la voix de Sophie Lambert,
Non, décidément,
Rien n'est rouge.

Originaire de la région de Chimay, François Salmon vit depuis une quinzaine d'années à Tournai où il enseigne le français et l'art dramatique. Son plaisir d'inventer des histoires l'amène à participer à de nombreux projets d'écriture, souvent liés au jeu théâtral. Deux de ses pièces, Le Temps des cerises et La Vie sous l'eau, ont paru en 2011 et 2013 chez Lansman (collection La scène aux ados).


  • Les courts extraits de livres : 24/09/2015

PROFONDEURS DE LA SOIF

Il est quasiment impossible de se représenter la soif qui tenaillait Billy Joe Adamson quand il arriva aux portes du saloon de Wounded Town. Une soif sans fond. Sa langue n'était plus qu'une vieille éponge sèche et jaunie qui lui semblait sur le point de se réduire en charpie. Chaque fois que par réflexe il tentait d'avaler, l'espèce de papier de verre à grain épais qui tapissait le fond de sa gorge le blessait un peu plus. Son corps entier se pétrifiait sous la chaleur implacable du soleil de midi. Même sa sueur n'avait plus rien de liquide : il la sentait traverser sa peau sous forme de cristaux de gros sel, mille morsures connexes fondues en un seul mal, une douleur sans nom ajustée pas à pas aux contours de son être. Tel était le piteux état de Billy Joe Adamson quand il arriva aux portes du saloon de Wounded Town.
Il faut dire que le pauvre gars venait de se manger à pied la moitié du désert des Mojaves, son cheval ayant été foudroyé par un crotale dont il avait dérangé la digestion d'un malheureux coup de patte - oui, précisons-le tout de suite, Billy J. Adamson n'était pas de ces cavaliers cul-serrés qui prétendent que les chevaux ont des jambes et une bouche. Le sien avait des pattes et une gueule. Une gueule, au demeurant, de demeuré, qu'il avait contractée en une grimace un peu ridicule sous l'effet expéditif du venin. En trois hoquets horrifiés, le canasson rendait son dernier râle, suite à quoi Billy Joe le bourra de coups d'éperon, estimant sans doute qu'un cheval assez con pour taquiner le crotale à trois jours de marche du moindre bled pourri ne méritait pas d'autre oraison funèbre. Puis il abandonna la charogne aux charognards et se mit en route, emportant juste sa bâtée d'orpailleur, ainsi que la petite provision d'eau qui ne s'était pas renversée dans la chute du quadrupède. Un quart de gallon d'une eau pas très nette contre des dizaines et des dizaines de miles de soleil brut, de rocailles, de silence et de vent. La partie était loin d'être équitable.
Notre homme était donc prêt, en entrant dans Wounded Town, à se jeter sur le premier seau d'eau, savonneuse ou non, qui se présenterait devant lui. Prêt à plonger dans un puits. Prêt à tout en somme pour se désaltérer. Mais de seau d'eau, il n'y avait pas, pas davantage de puits, non plus que d'habitant accueillant susceptible de lui offrir une pinte de quoi que ce fut. A part un coyote décharné qu'il vit traverser la main street à quelques mètres de lui, il semblait clair que Wounded Town avait été désertée depuis des mois, c'est-à-dire précisément depuis l'épuisement du gisement de cobalt qui y avait attiré une bonne centaine de colons.


  • Le mot préféré de l'auteur, avec LesMotsDesLivres.com : 24/09/2015

«Zyeuter» par François Salmon
Merci pour cette jolie proposition qui m'a été relayée par Luce Wilquin. J'étais d'abord perplexe, n'ayant pas vraiment de mot préféré, ni détesté d'ailleurs. Tous les mots peuvent être beaux ou repoussants selon les situations où on les place. En matière de mots, je ne suis ni fétichiste, ni entomologiste. Je les utilise, voilà tout, pour en faire des récits. Cependant, après réflexion, je veux bien admettre que certains ont plus de caractère. Et j'ai choisi "zyeuter".

Zyeuter

Oui, zyeuter, pourquoi pas, qu'on écrit plus souvent zieuter, mais que j'ai aimé croiser avec "y" sous la plume de Maylis de Kerangal. Voyageur clandestin, zyeuter s'est embarqué dans le dernier wagon du dico pendant que le Contrôleur de l'Académie regardait ailleurs. Regardait, certes, observait, scrutait, considérait, fixait, examinait, alors qu'il aurait eu tellement plus à voir, le Contrôleur, s'il avait bien voulu zyeuter. Parce que zyeuter, tout de suite, ça sent l'embrouille, le plan louche, polar, moiteur et fumées. Déjà le regard plonge dans le trou de la serrure, la lunette du fusil ou le corsage à Margot.
Sous ses airs de mauvais garçon prêt à braquer la banque du Scrabble, zyeuter fait surtout partie de ces mots étonnants qui n'ont pas besoin d'être alignés dans une phrase pour qu'on en fasse toute une histoire.


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