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.. Les jours infinis

Couverture du livre Les jours infinis

Auteur : Claire Fuller

Traducteur : Mathilde Bach

Date de saisie : 24/10/2015

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : La cosmopolite

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782234077560

GENCOD : 9782234077560

Sorti le : 29/04/2015

Enôôrme coup de coeur !
Pour ceux qui ont aimé Sukkwan island de David Vann, mais l'on trouvé quand même un peu trop trash !" Les jours infinis" est plus beau, plus émouvant et plus en osmose avec la nature.
A lire d'urgence !


  • Les présentations des éditeurs : 10/06/2015

«Il n'a pas l'air d'un menteur», pense Peggy Hillcoat en regardant la photo de son père. Elle a été prise l'été de ses huit ans. Il avait transformé la cave en abri antiatomique et discutait de fin du monde avec ses amis survivalistes. Sa mère retenue au loin, ils s'étaient amusés à camper dans le jardin, avant qu'il ne l'emmène en voyage dans une forêt lointaine. Les vacances se muent en perpétuité quand il lui annonce que le reste du monde a disparu. La vie de Peggy sera désormais réduite à un piano bricolé qui joue de la musique dans sa tête, à la forêt immense et à une hutte en bois.
En 1985, Peggy est de retour à la maison, après neuf ans d'absence. Comment a-t-elle survécu mais surtout comment est-elle revenue ?

Claire Fuller vit à Winchester. Les jours infinis, dont les droits sont vendus dans dix pays, est son premier roman.

«Un triomphe... Fuller entretient la tension avec maestria dans ce thriller aux allures de conte, truffé de chausse-trappes, de questions et de rebondissements.»
The Times
«On est captivé dès la scène d'ouverture, ce conte moderne scrute ce que la vie a d'essentiel quand on kidnappe l'innocence. La prose discrète de Fuller accentue le frisson.» Sunday Times
«C'est un livre plein de suspense et de révélation, de lumière et d'ombre et l'impression lancinante que rien n'est ce qu'il paraît dans la vie des Hillcoat. Ensorcelant et terrifiant.» The Sunday Express
«Un premier roman qui convoque le souvenir du Walden de Thoreau et de Room d'Emma Donoghue... Captivant.»
The Guardian
"Un roman impossible à lâcher.»
Chicago Tribune
«Le roman de Fuller a la combinaison magique : un narrateur peu fiable et une fin renversante.»
Publishers Weekly
«Une prose translucide. Un premier roman captivant, un talent à suivre.»
Kirkus Review



  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération du 11 juin 2015

Un premier roman qui n'est pas sans évoquer l'intrigue et la noirceur de Sukkwan Island, de David Vann.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 10 juin 2015

Ce premier roman de l'Anglaise Claire Fuller est une oeuvre inattendue et brillante sur la relation père-fille, la manipulation, l'amour fou et tragique, le décompte du temps. Une fiction bouleversante qui se déploie jusqu'à la dernière page - où naît l'envie de reprendre la lecture, pour en saisir à nouveau toute l'intelligence et l'émotion.


  • Les courts extraits de livres : 01/05/2015

Highgate, Londres, novembre 1985

Tôt ce matin, j'ai trouvé une photo en noir et blanc de mon père au fond du tiroir du bureau. Il n'a pas l'air d'un menteur. Ma mère, Ute, a retiré les autres images de lui des albums qui sont rangés sur l'étagère du bas dans la bibliothèque. À la place, elle a collé toutes les photos de famille ou de bébés qu'elle a pu trouver. Celle de leur mariage, qui était encadrée et posée sur la cheminée autrefois, a disparu elle aussi.
Au dos de la photo, Ute a noté de son écriture régulière : «James und seine Busenfreunde mit Oliver, 1976.» C'est la dernière photo de mon père. Il semble si jeune et si vigoureux, le visage aussi lisse et blanc qu'un galet d'eau douce. Il doit avoir vingt-six ans, à peine neuf ans de plus que moi aujourd'hui.
En regardant de plus près, je me suis aperçue qu'en plus de mon père et de ses amis, il y a ma mère aussi sur la photo, ainsi qu'une silhouette floue, moi probablement. Nous sommes dans le salon, à l'endroit même où je me tiens en ce moment. Aujourd'hui, le piano à queue est de l'autre côté de la pièce, à côté des portes vitrées aux cadres d'acier qui s'ouvrent sur la véranda et mènent au jardin. Sur la photo, le piano fait face aux trois grandes fenêtres qui surplombent l'allée. Elles sont ouvertes - les rideaux figés dans le renflement d'une brise d'été. Cette image de mon père dans notre ancienne vie m'a fait vaciller, comme si le parquet se dérobait sous mes pieds nus. J'ai dû m'asseoir.
Après un moment, pour la première fois depuis mon retour à la maison, je me suis avancée vers le piano et je l'ai touché, mes doigts ont couru sans résistance sur le clavier poli par les années. Les touches m'ont semblé bien plus fines que dans mon souvenir, et il y a des zones éclaircies par l'usure du soleil. J'ai alors pensé que c'était sans doute la plus belle chose que j'avais jamais vue. Le fait de savoir que tout ce temps le soleil a brillé, qu'on a joué sur ce piano, que des gens ont vécu et respiré pendant mon absence, cela m'a aidée à me calmer.
J'ai regardé la photo dans ma main. Sur le tabouret, affalé sur le piano, mon père tend nonchalamment son bras gauche en avant, tandis qu'il promène sa main droite sur. le clavier. Je suis étonnée de le voir assis là, je ne me rappelle pas l'y avoir jamais vu, ni l'avoir jamais entendu jouer, même si bien sûr c'est lui qui m'a appris. Non, le piano a toujours été l'instrument de Ute.
«Un écrivain prend la plume et les mots coulent ; moi je touche le clavier et la musique jaillit», disait-elle avec son accent allemand guttural.
Ce jour-là pourtant, l'espace de cet instant fugitif, mon père se tient à cette place inhabituelle, l'air détendu, beau à sa manière - cheveux longs et visage mince - tandis que Ute, vêtue d'une jupe lui tombant jusqu'aux chevilles et d'une chemise blanche à manches ballon, semble se précipiter pour sortir du champ, comme si elle avait senti l'odeur du dîner en train de brûler. Elle tient ma main, le regard ailleurs, mais quelque chose dans son allure lui donne l'air maladroit, gênée d'être surprise au milieu de nous tous. Ute a toujours été vigoureuse - une carrure d'athlète - même si au cours de ces neuf dernières années elle est devenue grosse, son visage est plus large que dans mes souvenirs et ses doigts sont si gonflés que son alliance est désormais prisonnière de la chair. Au téléphone, elle raconte à ses amis que sa prise de poids est le résultat du martyre qu'elle a souffert durant toutes ces années ; elle a mangé pour s'en sortir. Mais quand, tard le soir, je n'arrive pas à dormir et que je me faufile jusqu'en bas dans le noir, je la surprends parfois en train de manger dans la cuisine, le visage éclairé par la lumière du réfrigérateur. En examinant la photo, tout à coup, quelque chose me saute aux yeux : c'est la première que je vois où nous sommes réunis tous les trois.


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