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.. Les échoués

Couverture du livre Les échoués

Auteur : Pascal Manoukian

Date de saisie : 15/04/2016

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Don Quichotte éditions, Paris, France

Prix : 18.90 €

ISBN : 9782359494341

GENCOD : 9782359494341

Sorti le : 20/08/2015

Vies de migrants
Ils sont trois migrants, trois échoués : Virgil, le Moldave, Chancal, le Bangladais et Assan, le Somalien. Ils sont partis de leur pays pour des questions de survie (économique ou guerre...). A travers le douloureux voyage et l'arrivée en France, endettés mais vivants, Pascal Manoukian fait le récit brûlant d'actualité des migrants. Sans pathos mais vibrant d'humanité.


La compassion. La compassion est un mot généreux, merveilleusement servi par la littérature. Que seraient nos vies sans compassion ? Que serait l'humanité sans compassion ? Bien sûr, cette qualité du coeur demande exigence et discernement. Il s'agit d'éviter la pitié par exemple, sentiment parfois ambigu.
Pascal Manoukian, de tous les métiers, a choisi le journalisme, afin de raconter les souffrances du monde. Aujourd'hui il est écrivain et nous bouscule avec le destin de ces pauvres hommes, femmes et enfants, qui n'ont d'autres choix que la fuite de leur pays. Chaque réfugié, chaque héros le renvoient au destin de sa propre famille.
1992. Lampedusa est encore une petite île tranquille, sans mur de barbelés... Virgil, le Moldave, Chanchal, le Bangladais, et Assan, le Somalien, sont des pionniers. Bientôt, des millions de désespérés prendront d'assaut les routes qu'ils sont en train d'ouvrir.
Fuir pour sauver sa peau, fuir pour vivre enfin dans la dignité. Manoukian trouve les mots justes en racontant l'enfer de ces existences tellement éloignées du confort occidental.
Bien sûr on pense aux Misérables de notre cher Victor Hugo. Quand les livres servent l'humanité en glorifiant les plus pauvres parmi les pauvres, nous sommes submergés par l'émotion. C'est une façon pour nous libraires de donner du sens à nos vies.


Un des sujets les plus préoccupants pour les français selon les sondages de cet été, l'immigration est le thème central du roman de Pascal Manoukian. 1992, trois hommes, Virgile moldave, Chanchal bengalais et Assan et sa fille Iman somaliens. Chacun fuit la misère, la guerre ou l'atrocité de son pays. Nous suivons le destin de ces quatre personnages de l'intérieur, leur courage, détermination, espoirs, la rudesse et la barbarie de leur condition de vie en France. Vie organisée dans un monde parallèle et clandestin. Plein d'humanité, de solidarité, Pascal Manoukian nous livre un roman criant d'actualité.


  • Les présentations des éditeurs : 02/06/2015

«Le chien était revenu. De son trou, Virgil sentait son haleine humide. Une odeur de lait tourné, de poulet, d'épluchures de légumes et de restes de jambon. Un repas de poubelle comme il en disputait chaque jour à d'autres chiens depuis son arrivée en France. Ici, tout s'était inversé, il construisait des maisons et habitait dehors. Se cassait le dos pour nourrir ses enfants sans pouvoir les serrer contre lui et se privait de médicaments pour offrir des parfums à une femme dont il avait oublié jusqu'à l'odeur...»

1992. Lampedusa est encore une petite île tranquille et aucun mur de barbelés ne court le long des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Virgil, le Moldave, Chanchal, le Bangladais, et Assan, le Somalien, sont des pionniers. Bientôt, des millions de désespérés prendront d'assaut les routes qu'ils sont en train d'ouvrir.
Arrivés en France, vivants mais endettés et sans papiers, les trois clandestins vont tout partager, les marchands de sommeil et les négriers, les drames et les petits bonheurs.

Pascal Manoukian, journaliste et écrivain, a témoigné dans de nombreuses zones de conflits. En 2013, il a publié Le Diable au creux de la main, un récit sur ses années de guerre dûment salué par la critique. Les Échoués est son premier roman.



  • La revue de presse Jean Birnbaum - Le Monde du 10 septembre 2015

Grand reporter, l'auteur a beaucoup sillonné les zones de guerre, caméra au poing, depuis le milieu des années 1970. Pour la première fois, c'est donc à travers la fiction qu'il décrit la violence et l'espérance, l'exil et les promesses. Les Echoués s'appellent Assan, Chancal et Virgil...
Manoukian, lui-même héritier d'une mémoire réfugiée, survivante, celle de ses aînés arméniens, escorte ces trois personnages avec pudeur et tendresse. Jusqu'au tréfonds de la précarité, de la brutalité et de l'humiliation, il fait rayonner l'espoir.


  • La revue de presse Marianne Payot - L'Express, septembre 2015

Une fiction sur trois clandestins dans la France des années 1990...
Depuis lors, des milliers de clandestins leur ont emboîté le pas, mais la plume de Manoukian donne de l'épaisseur et une belle humanité à trois d'entre eux : Virgil le bulldozer, Assan le vaillant et Chanchal le poète chemineront longtemps dans notre tête.


  • La revue de presse Victoria Gairin - Le Point du 20 août 2015

Les Échoués, premier roman du grand reporter et directeur général de l'agence Capa, Pascal Manoukian, invite à poser un nouveau regard sur l'immigration, sur tous ces hommes et femmes pour qui l'exil est moins un choix qu'une question de survie...
C'est de la fiction, bien sûr - parfois même de la poésie. Pourtant, les personnages sont bien inspirés des nombreuses rencontres que le journaliste a pu faire au cours de sa carrière, de lectures ou de récits d'amis reporters. On les suit dans les arcanes de ce monde parallèle et sans pitié qui s'organise tant bien que mal...
Il faut trouver du travail au black et une bonne planque, rembourser petit à petit les passeurs et les prêteurs à qui les familles ont été laissées en gage, s'entraider coûte que coûte dans ce règne violent du «chacun pour soi». Et, tel un oiseau migrateur, tout faire pour survivre. Toujours survivre.


  • Les courts extraits de livres : 02/06/2015

Virgil

L'été était brûlant. Même les roses cherchaient de l'ombre. Virgil ne sentait plus ses jambes. Elles étaient restées trop longtemps croisées l'une sous l'autre, tels la faucille et le marteau des drapeaux rouges de son enfance.
Il n'osait pas bouger. Le chien, un bâtard gris aux crocs jaunes, rôdait toujours. Prudemment, il tendit la main et chercha la portée de mulots. La chaleur de leurs poils gris le réconforta. L'un des petits lui téta le bout du doigt. Il en compta six, plus la mère. Le père était absent - comme lui.
Avant, en Moldavie, il adorait les chiens et détestait les mulots. Mais, depuis son arrivée en France, beaucoup de choses s'étaient inversées.
Ici, il construisait des maisons et habitait dehors. Se cassait le dos pour nourrir ses enfants sans pouvoir les serrer contre lui et se privait de médicaments pour offrir des parfums à une femme dont il avait oublié jusqu'à l'odeur.
Il ferma les yeux un instant et imagina la grande marmite de bordj cuire à feu doux dans la cuisine du petit village de Torjeuci. Derrière les vitres embuées, la tonnelle ombrageait un minuscule bout de jardin. La vision lui emplit le coeur, mais pas le ventre.
Cela faisait deux mois maintenant qu'il vivait tapi dans un trou. Une tombe d'un mètre quatre-vingt-dix sur un mètre de large et un mètre de profondeur, creusée à la main au beau milieu de la forêt, et recouverte d'un toit de branches et de feuilles.
Le jour, il y enfouissait ses affaires. La nuit tombée, il s'y enterrait vivant. Personne ne viendrait le chercher là, étouffé dans les broussailles, entre un tronc d'arbre couché par la dernière tempête et un entrelacs de branches mortes.

Le molosse leva la patte, pissa quelques gouttes, les renifla et s'éloigna, le museau soupçonneux. Virgil attendit quelques secondes puis se contorsionna, attrapa ses mollets et les massa longuement. Son corps lui faisait mal comme le communisme lui avait fait mal pendant plus de trente ans. Pourtant, certains matins, il regrettait presque cet immobilisme et cette rigidité-là.
A l'époque au moins on ne lui promettait rien, si ce n'est ennui et médiocrité. Nulle tromperie sur la marchandise. Il éprouvait d'ailleurs une certaine reconnaissance envers ses geôliers d'hier. À ne rien lui offrir, ils lui avaient donné l'essentiel : une volonté et un optimisme sans limites, acquis à force de résister, d'arracher les piquets auxquels on voulait l'attacher, de s'extirper du moule où tant d'autres s'étaient laissés dupliquer, par faiblesse, par lassitude, renonçant à leurs rêves de vivre autrement.


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