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.. Victor Hugo vient de mourir

Couverture du livre Victor Hugo vient de mourir

Auteur : Judith Perrignon

Date de saisie : 02/11/2015

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : l'Iconoclaste, Paris, France

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782913366916

GENCOD : 9782913366916

Sorti le : 26/08/2015

Le grand poète, l'homme d'un siècle, l'éternel opposant, est mort !
A l'heure où blanchit la campagne il s'en est allé... et c'est tout le XIXe siècle qui nous revient en mémoire, que cet homme a réussi à magnifiquement incarner. De l'épopée de Napoléon le Grand à la détestation de Napoléon le Petit, de la mise en place de la République au drame de la Commune, il est le témoin de ce grand siècle politique.
Judith Perrignon redonne vie à ces quelques jours de 1885 où Victor Hugo agonise sous les yeux des parisiens, attendant qu'il rejoigne l'éternité des grands hommes.
C'est une belle description de cette société parisienne, entre les anciens communards, toujours avides d'une revanche, et les catholiques qui se désespèrent de ne pas voir Victor Hugo pousser son dernier soupir dans les bras de Dieu. Enfin, c'est l'imposant Panthéon qui s'ouvre au grand homme et qui pour lui devient «l'église» de la République !
Belle lecture que ce livre qui nous replonge avec plaisir dans cette époque exaltée, et qui montre surtout l'extraordinaire popularité du poète-écrivain au moment de sa mort, avec un cercueil que suivent des milliers, peut-être des millions de personnes.
Ce n'était ni un empereur, ni un roi, ni un pape que l'on enterrait, c'était Victor Hugo.
«Aux grands hommes, la patrie reconnaissante»


Longtemps longtemps longtemps après que les poètes ont disparu, leurs chansons courent encore dans les rues...
La célèbre chanson nous rappelle comme la poésie et les poètes sont chers à nos coeurs.
La romancière Judith Perrignon nous invite à oser la fragilité et l'amour des mots, des sentiments. En ces temps d'incertitude, de chaos, la poésie s'adresse à nos âmes et nous élève.
L'écrivaine a choisi de raconter la mort de Victor Hugo, l'un de nos plus grands poètes. La mort de Victor Hugo, suivie de funérailles d'État, déclenche une véritable bataille. Paris est pris de fièvre. «Victor Hugo vient de mourir». Ce sont les derniers mots du rapport de police écrit à 13h30, ce 22 mai 1885. Dix jours plus tard viendront les funérailles nationales, depuis l'Arc de triomphe voilé de noir jusqu'au Panthéon repris à l'Église par la République. D'un événement historique naît une fable moderne, Judith Perrignon signe un texte inspiré, passionnant, où tout est vrai, tout est roman. Oui les poètes donnent du sens à nos vies inquiètes et assoiffées. Nous avons besoin de leur souffle et de leur consolation. La poésie est un talisman. Nous retrouvons le sacré, l'ampleur, grâce aux poètes, grâce aux livres !


Quand Victor Hugo se meurt dans son lit, entouré de (ce qui reste de) sa famille, c'est tout Paris et tout le pays qui est suspendu aux râles et au dernier combat du poète. Dans un Paris encore exsangue du massacre de la Commune, ils sont des milliers à se préparer à dire adieu à Hugo. Déjà, anarchistes, socialistes, parlementaires, syndicats, bonapartistes, tous se disputent le cadavre imminent, confisqué finalement par l'appareil politique...

Un texte fascinant, virtuose, qui propose une fresque magnétique et foisonnante d'un pays tout entier suspendu à la respiration d'un poète. Comme quoi, les temps ont bien changé...


Judith Perrignon nous fait vivre les premiers jours qui suivent la mort de Victor Hugo. Des jours très particuliers, dans la tristesse et l'effervescence. La mort du grand homme touche la France entière, du petit peuple aux politiques, en passant par les journalistes, les syndicats...
Véritable plongée dans le Paris de la fin du XIXe siècle, "Victor Hugo vient de mourir" est un émouvant hommage à l'écrivain, qui sur son lit de mort aurait déclaré "aimez-moi".


  • Les présentations des éditeurs : 21/10/2015

«La nouvelle court les rues, les pas de porte et les métiers, on entend l'autre dire qu'il est mort le poète. Vient alors cette étrange collision des mots et de la vie, qui produit du silence puis des gestes ralentis au travail. L'homme qui leur a tendu un miroir n'est plus là. Tout s'amplifie, tout s'accélère. On dirait qu'en mourant, qu'en glissant vers l'abîme, il creuse un grand trou et y aspire son temps, sa ville...»
La mort de Victor Hugo puis les funérailles d'État qui s'annoncent déclenchent une véritable bataille. Paris est pris de fièvre.
D'un événement historique naît une fable moderne, un texte intime et épique où tout est vrai, tout est roman.

Née en 1967, Judith Perrignon est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont notamment C'était mon frère... (L'Iconoclaste, 2006), L'Intranquille avec Gérard Garouste (L'Iconoclaste, 2009), Les Chagrins (Stock, 2010), Les Faibles et les Forts (Stock, 2013), Et tu n'es pas revenu avec Marceline Loridan-Ivens (Grasset, 2015).



  • La revue de presse Bruno Frappat - La Croix du 14 octobre2015

Nous étions tous là, le jour des funérailles de Victor Hugo, le 1er juin 1885. En tout cas notre mémoire en est pleine, entretenue par les photos en noir et blanc, l'Arc de triomphe recouvert de tentures, la trace légendaire de cette immense cérémonie, comme si elle avait fondé la République...
C'est tout cela que décrit dans son très beau livre Judith Perrignon. Un roman national et vrai. Une enquête fouillée et sensible dans les archives municipales et de la préfecture et dans celles de Hugo ainsi que dans la presse d'époque, cruelle plongée. On y lit les affres des autorités craignant le dérapage, la frustration du peuple de Paris, privé d'obsèques comme un enfant privé de dessert.


  • La revue de presse Virginie Gatti - L'Humanité du 22 octobre 2015

Judith Perrignon est au chevet du poète, habite le silence feutré de la chambre jusqu'aux murs froids du Panthéon. Une auteure écrit à son père via un père littéraire de substitution. Judith ­Perrignon se met au chevet de Victor Hugo, les dernières heures d'un mourant sont les plus longues, ce qui lui laisse matière à parcourir un Paris en attente d'une déflagration nationale, de s'infiltrer dans les réunions politiques et syndicales...
Hugo a divisé, a douté, monarchiste puis républicain, il s'est complexifié. Judith Perrignon, en ­réhabilitant le verbe, rappelle que des utopies restent à défendre. En prenant pour motif un intouchable de la littérature, elle en a fait un matériau de la filiation. Noué un lien indéfectible.


  • La revue de presse Xavier Houssin - Le Monde du 22 octobre 2015

Le texte est parfait de justesse. De fidélité. Il tisse de minuscules et troublantes correspondances, entre les idéaux, les sentiments, et une foule d'émotions. De ce temps jusqu'au nôtre.


  • La revue de presse Jérôme Garcin - L'Obs du 3 septembre 2015

Judith Perrignon, envoyée spéciale au XIXe siècle, raconte la fin de l'auteur des "Misérables", qui fut aussi un séisme politique...
On croyait tout savoir des adieux de Victor Hugo à la vie et de la France à Victor Hugo, mais Judith Perrignon y ajoute une exaltation et une émotion étonnamment contemporaines. Elle fait mieux que raconter, elle s'engage.


  • La revue de presse Fabienne Pascaud - Télérama du 9 septembre 2015

Presque un opéra qu'elle met en scène avec un art tout hugolien...
Mais quelle passionnante chorégraphie politico-sociale, de l'agonie du vieux mage à son intronisation au Panthéon !...
Avec une érudition époustouflante, Judith Perrignon profite de la mort théâtralissime du poète pour faire clin d'oeil à toutes les instrumentalisations possibles des grandes émotions collectives, ces cérémonies médiatiques que Victor le visionnaire annonçait à sa façon. C'est vrai qu'il est toujours là. Victor Hugo vient juste de mourir...


  • La revue de presse Christophe Barbier - L'Express, septembre 2015

En un passionnant document écrit comme un roman, Judith Perrignon redonne vie à Lissagaray le journaliste révolté, à Lisbonne le théâtreux révolutionnaire, à Lockroy le politique qui épousa la veuve du fils Hugo, au commissaire Féger ou Targé, son ministre de l'Intérieur. La prose est de rage et de souffle, on est emporté par ce récit comme par la foule qui, il y a cent trente ans, dit adieu à son poète.


  • Les courts extraits de livres : 21/10/2015

Ils ont peur déjà, le désordre vient si vite.
Depuis la veille, les officiers de paix en faction devant l'hôtel particulier récupèrent les bulletins médicaux dans le vestibule. Ils en font des rapports qui finissent sur les bureaux de la préfecture. Ils sont signés Féger, chef de la brigade du 16e arrondissement. «Nuit relativement calme», dit le dernier, publié à sept heures trente ce matin.
Mais dans Paris, partout les crieurs de journaux annoncent la fin. Au point qu'un commissaire de police s'en inquiète, envoie un télégramme au cabinet du préfet : ne faut-il pas les interdire ? Ce matin même, rue Chariot, un opticien a demandé à un gardien de la paix d'interpeller le colporteur du Cri du peuple qui hurlait les derniers instants. Il ne voulait rien entendre de tel, il a bouclé sa boutique, escorté l'agent et le vendeur jusqu'au commissariat. Nom prénom adresse ? Lefèbre Théodore, trente-neuf ans, passage du Génie, numéro 10, a bougonné le crieur. Un peu plus tard, même scène rue Saint-Martin : un brigadier est accosté par plusieurs personnes indignées qui lui désignent l'homme qui marche, journal à bout de bras, messager de l'inéluctable. Tout autour la foule est comme la porcelaine, soudain fragile, monsieur l'agent, arrêtez-le, faites-le taire ! Elle voudrait retenir les jours, même s'il n'en reste que trois, que deux, même si c'est pour demain. Encore une fois, le brigadier mène le vendeur devant un commissaire de police. Nom prénom adresse ? Saloizi Adolphe, rue de Crimée, 76, répond le colporteur. Le commissaire le sermonne puis le renvoie dans la rue. Rien d'illégal, ni le journal, ni ce qu'il raconte : Victor Hugo va mourir.

Ça se passe de l'autre côté de la ville, dans les beaux quartiers, au 50 de l'avenue qui porte déjà son nom. La foule grossit devant chez lui. Un curieux mélange de gens qui s'attardent ou ne font que passer. Ils sont venus écouter le récit de l'agonie. Ils lèvent les yeux vers les fenêtres fermées où ils l'ont aperçu, déjà, debout, saluant, ils palpent l'absence, le silence, la mort qui oeuvre à l'intérieur et les laisse vivants, vaguement effarés, avec ou sans chapeau, avec ou sans rang, comme des personnages en quête d'auteur. Parfois même, ils tendent une main vers le haut du mur du jardin, arrachent les feuilles de lierre qui débordent. La feuille se laisse prendre telle une relique, la liane se laisse faire, robuste et toujours verte, elle court sur les murs, increvable, elle, s'en va jusqu'à la fenêtre du mourant qu'on n'ouvre plus.


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