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.. Moi contre les Etats-Unis d'Amérique

Couverture du livre Moi contre les Etats-Unis d'Amérique

Auteur : Paul Beatty

Traducteur : Nathalie Bru

Date de saisie : 08/09/2015

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Cambourakis, Paris, France

Prix : 24.00 €

ISBN : 9782366241563

GENCOD : 9782366241563

Sorti le : 26/08/2015

Coupable ou non coupable ? Je plaide humain, votre honneur. Humain, le héros l'est très certainement. La scène inaugurale, magnifique, montre celui-ci fumant de l'herbe devant la Cour suprême en attendant l'ouverture de son procès. Il a, simplement, tenté de rétablir l'esclavage dans sa maison et la ségrégation dans les rues de Dickens... L'humour black au paroxysme de l'intelligence, pour dénoncer avec force le puritanisme de la société. La satire est un instrument merveilleux entre les mains d'un écrivain aussi formidable que Paul Beatty. Tantôt blues, tantôt hip-hop, un rythme fort secoue le récit. Étayé par des références aux luttes contre la (les) médiocrité(s), ce nouveau roman de Beatty est tour à tour fiction et pamphlet, satire jubilatoire et débridée résolument politiquement incorrecte. Beatty dénonce l'outrageuse violence des rapports humains en frappant fort sur les codes qui régissent le «vivre ensemble» hypocrite, dans la lignée d'un Richard Wright. Paul Beatty, libre écrivain, homme libre, ne plaira pas à tout le monde et c'est tant mieux ! Je plaide LECTEUR.


  • Les présentations des éditeurs : 07/09/2015

Après American Prophet, The Sellout est sans doute le livre où Paul Beatty pousse le plus loin la féroce ironie qui caractérise ses romans. Fils d'un psychologue social aux méthodes peu orthodoxes, qui a pris son enfant pour cobaye afin de tester ses théories sur les rapports raciaux, élevé à Dickens, surprenante enclave agraire dans la banlieue de Los Angeles, un jeune Afro-américain décide de réagir lorsque son quartier se trouve menacé d'être purement et simplement rayé de la carte.
Pour servir ce qu'il croit être le bien de sa propre communauté, il ira jusqu'à rétablir l'esclavage et la ségrégation à l'échelle locale, s'engageant dans une forme d'expérience extrême et paradoxale qui lui vaudra d'être traîné devant la Cour suprême... Une réflexion décapante sur les rapports raciaux aux États-Unis au début du XXIe siècle, un sommet d'humour grinçant.

Paul Beatty est né en 1962 à Los Angeles et vit à New York. Il est l'auteur de deux recueils de poésie et de quatre romans, The White Boy Shuffle (1996, American Prophet en français, traduit par Nathalie Bru aux éditions Passage du Nord-Ouest), Tuff (2000), Slumberland (2008, traduit par Nicolas Richard aux éditions du Seuil) et The Sellout (2015, Moi contre les États-Unis d'Amérique), dont la sortie récente a été saluée outre-Atlantique par une presse enthousiaste.



  • La revue de presse Mathieu Lindon - Libération du 27 août 2015

Bousculer la communauté noire (en plus des autres) semble faire partie à ses yeux de ses devoirs d'écrivain et de Noir. Le narrateur, noir lui aussi, est poursuivi pour esclavage parce que s'est attaché à lui un vieil homme qui a cette ambition professionnelle. «La vraie liberté, c'est d'avoir le droit d'être un esclave.» Et ce n'est pas une sinécure d'être «juste le proprio d'un vieux Noir ratatiné qui ne connaissait qu'une chose : sa place»...
Moi contre les Etats-Unis d'Amérique renouvelle pas mal d'idées bien ancrées en chacun. Mais bon, «être noir n'est plus ce que c'était» et, «avec la prolifération du porno black sur Internet, n'importe quel quidam [...] a accès à nos techniques jadis idiosyncratiques». Le roman nous en apprend de belles sur les sujets les plus divers. «Tu savais que Gandhi battait sa femme ?»


  • Les courts extraits de livres : 07/09/2015

Extrait du prologue

C'est sans doute difficile à croire venant d'un Noir, mais je n'ai jamais rien volé. Jamais je n'ai triché sur ma déclaration d'impôts ni aux cartes. Jamais je ne suis entré dans un cinéma sans payer ou n'ai omis de signaler à une caissière de drugstore indifférente aux usages du mercantilisme et aux prétentions à un salaire minimum qu'elle m'avait rendu de la monnaie en trop. Je n'ai jamais cambriolé de maison. Jamais braqué de magasin de spiritueux. Jamais, dans un bus ou un métro bondé, assis sur une place réservée aux personnes âgées, je n'ai sorti mon énorme pénis pour me masturber à satiété d'un air pervers mais étrangement las. Et pourtant me voilà, dans les vastes salles de la Cour suprême des États-Unis d'Amérique, ma voiture illégalement et quelque peu ironiquement garée sur Constitution Avenue, les mains menottées dans le dos, mon droit à garder le silence abandonné depuis longtemps, mal installé dans un fauteuil au rembourrage épais qui, un peu comme ce pays, n'est pas tout à fait aussi douillet qu'il en a l'air.
Depuis mon arrivée dans cette ville, convoqué par une enveloppe aux dehors impérieux estampillée «IMPORTANT !» en grosses lettres rouges façon loterie, je cherche désespérément une position confortable.
«Monsieur, disait la lettre.
«Félicitations, vous figurez peut-être déjà parmi les gagnants ! Votre affaire a été sélectionnée parmi des centaines d'autres dossiers d'appel en instance auprès de la Cour suprême des États-Unis d'Amérique. Quel honneur insigne ! Nous vous recommandons vivement de vous présenter deux heures au moins avant la tenue de votre audience fixée à dix heures le matin du 19 mars de l'an de grâce...» En conclusion se trouvaient toutes les informations nécessaires pour localiser le bâtiment depuis l'aéroport, la gare et l'autoroute 1-95, le tout assorti d'un lot de coupons de réduction détachables pour divers sites touristiques, restaurants, bed and breakfast et autres. Pas de signature. Au lieu de quoi, un simple :

«Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de nos salutations distinguées.
Le peuple des États-Unis d'Amérique.»

Avec ses rues larges, ses ronds-points déroutants, ses statues de marbre, ses colonnes doriques et ses dômes, Washington est censée évoquer la Rome antique (si les artères de cette dernière, toutefois, avaient été pleines de Noirs sans abri, de chiens renifleurs de bombes, de cars de touristes et de fleurs de cerisier). Hier après-midi, tel un Éthiopien en sandales tout droit débarqué des pires jungles urbaines de Los Angeles, je me suis risqué hors de l'hôtel pour me joindre au hadj de bouseux en blue-jeans qui défilaient d'un pas lent et patriotique devant les monuments de l'empire. J'ai contemplé, plein d'admiration, la gigantesque statue d'Abraham Lincoln. S'il prenait vie et parvenait d'une manière ou d'une autre à soulever de son trône sa carcasse décharnée de sept mètres treize, que dirait-il ? Que ferait-il ? Du breakdance ? S'amuserait-il, comme les gosses des quartiers pauvres, à lancer des pièces contre la margelle du trottoir pour voir laquelle tomberait le plus près ? Ou en ouvrant le journal, découvrirait-il que l'Union qu'il a sauvée s'est désormais muée en une ploutocratie dysfonctionnelle ? Que ceux qu'il a libérés de leurs fers sont maintenant esclaves du rythme, du rap et des comportements prédateurs des établissements de crédit ? Et qu'aujourd'hui, ses compétences seraient plus adaptées au terrain de basket qu'à la Maison-Blanche ? Là, il pourrait s'emparer du ballon à la volée, viser barbe au vent le panier à trois points, tenir la pose, et déblatérer des conneries une fois le ballon dans le filet. Rien n'arrête le Grand Émancipateur, on peut juste espérer contenir ses ardeurs.


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