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.. Peindre, pêcher et laisser mourir

Couverture du livre Peindre, pêcher et laisser mourir

Auteur : Peter Heller

Traducteur : Céline Leroy

Date de saisie : 30/01/2016

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Lettres anglo-américaines

Prix : 23.00 €

ISBN : 9782330055974

GENCOD : 9782330055974

Sorti le : 07/10/2015

Un magnifique roman qui confirme le talent extraordinaire de Peter Heller !


Jim Stegner est un artiste peintre accroc à la pêche en rivière. Sa sensibilité lui fait apprécier les rapports humains authentiques et détester la «bêtise». Son sang chaud va lui attirer la haine tenace de ceux qui ne plaisantent pas avec le devoir de vengeance. Un roman magnétique.
Chef d'oeuvre !


Parfois, il y a des livres qui vous appellent. En lisant ce titre ô combien jimharrisonien, j'ai tout de suite voulu me plonger dans Peindre, pêcher & laisser mourir.
Jim Stegner est peintre, un peintre qui connaît un certain succès dans le style "peinture naïve postexpressionniste dans la grande tradition du Sud-Ouest américain" (car il aime mettre des poulets dans ses tableaux). Mais c'est aussi un pêcheur passionné et un homme en proie à un immense chagrin à la suite de la mort de sa fille de quinze ans, Alce. Il s'est exilé dans une maison en plein Colorado pour essayer d'échapper à ses démons, la violence et l'alcool. Seules la pêche et la peinture semblent lui apporter une certaine paix.
Un événement dont il va être le témoin va l'obliger à laisser la violence qui sourd en lui s'exprimer et aussi à affronter son deuil. Il s'interpose entre une jument et son propriétaire, un certain Dell Siminoe, qui la frappe violemment. Il s'attire ainsi la haine de ce personnage à la réputation plus que douteuse. Et la vie de Jim va alors devenir disons compliquée à partir de la mort de Dell Siminoe. Il va être poursuivi par le frère de celui-ci mais... mais impossible d'en dire plus sans dévoiler la fin de l'histoire !
Il me plaît à penser que Peter Heller s'est inspiré ou a voulu rendre hommage à Jim Harrison pour écrire ce livre, avec un héros portant le même prénom, même s'il s'agit d'une totale extrapolation de ma part. On retrouve cet amour de la nature, les réflexions sur la vie, entre humour et poésie. Mais ce livre est aussi un grand roman porté par un magnifique personnage, totalement à fleur de peau, et qui, même s'il arrive à l'introspection, agit aussi et parfois de manière violente.
En bref, un roman comme savent si bien le faire les écrivains américains, avec des personnages bien éloignés de la mièvrerie des romans français (en tout cas certains), qui donne envie de vivre la vie à pleines dents, et qui donnerait (presque) envie de se mettre à la pêche (pour ma part, j'ai déjà testé et ce n'est vraiment pas ma tasse de thé...).


  • Les présentations des éditeurs : 22/10/2015

Peintre en vogue, pêcheur ardent, philosophe artisanal, Jim Stegner tombe dans un engrenage fatal le jour où, témoin accidentel, il prend la défense d'une petite jument maltraitée. C'est qu'il est un poil sanguin, ce père orphelin, en quête d'une sérénité à jamais perdue avec sa fille violemment arrachée à la vie, son mariage pulvérisé, son rapport au monde passablement conflictuel. Pour ne rien arranger, l'homme est profondément allergique à l'injustice, et dangereusement réactif à la violence.
Pourtant, au large de la petite ville de Paonia, Colorado, concentré sur une discipline et une sobriété appliquées, c'est dans l'exercice de son art que le peintre tente de tout canaliser : la douleur, la colère, la peur même. Et voilà que, du jour au lendemain, son quotidien vire à la course poursuite permanente : Jim devient la proie mouvante - et la terreur numéro un - d'une bande de solides ordures qui ne plaisantent pas avec la vengeance.
Mélange explosif de virilité tendue et de lyrisme écolo, d'humour noir et de métaphysique maison, d'action haletante et de poésie contemplative, Peindre, pêcher et laisser mourir raconte avec maestria les dérapages incontrôlables de la vie, le pied sur l'accélérateur et l'oeil sur la beauté des paysages.

Auteur nature & voyage, Peter Heller a fait une entrée fracassante en littérature avec son inoubliable premier (et apocalyptique) roman, La Constellation du chien (Actes Sud, 2013). Sa marque de fabrique : action, fureur et poésie.



  • La revue de presse Paloma Blanchet-Hidalgo - Le Monde du 22 octobre 2015

Peindre, pêcher et laisser mourir emprunte tant au roman noir qu'à la tradition américaine du nature writing, et combine un art consommé du suspense à celui de la description. C'est là sans doute la force de ce texte dont se dégage une sensualité mélancolique...


  • Les courts extraits de livres : 08/10/2015

Un océan de femmes
HUILE SUR TOILE
121 x 96 CM

Ma maison est à cinq kilomètres au sud de la ville. Autour, vingt hectares d'herbe de blé et de sauge, un fossé avec une haie de saules et de peupliers de Virginie, un petit étang agrémenté d'un ponton. La clôture du fond donne sur les West Elk Mountains. Juste là. Elles sont déchiquetées et se dressent derrière ma propriété, la sauge cédant la place aux forêts d genévriers, puis aux taillis de chênes, aux pentes escarpées prises par le bois d'oeuvre, épicéas et sapins, aux affleurements de roche et aux rubans de trembles agrippés à l'ourlet des crêtes. Si je marche quelques kilomètres en direction du sud, en passant par le flanc du mont Lamborn, je me retrouve au milieu des grands espaces qui vont jusqu'à Curecanti au-dessus de la rivière Gunnison et montent vers Crested Butte.

Depuis la petite véranda au toit de canisses, je vois toutes ces montagnes au sud et le massif du mont Gunnison à l'est. En ce mois d'août, caillasse et bois. Il ne tombe de la neige là-haut que quelques mois par an. On m'a raconté qu'il y a des années où la neige tient. J'aimerais voir ça.

Si je sors par l'avant de la petite maison et que je me tourne vers l'ouest, le paysage est plus doux et plus sec : l'échelonnement progressif de la Black Mesa que fend le Black Canyon de la rivière Gunnison ; d'autres plateaux désertiques ; le plateau d'Uncompahgre loin derrière, bleu et voilé.

C'est ma nouvelle maison. D'une beauté un peu renversante. Et la petite Paonia, un drôle de nom pour un village du coin, Paonia pour peony, pivoine mal orthographiée. Nichée dans ce paysage rude, et surélevée comme sur un circuit de train électrique. La fourche nord de la Gunnison la traverse, un enroulement de peupliers géants et feuillus, de vergers, de fermes, de vignobles. Un bon endroit pour instaurer la paix, j'imagine, pour se recentrer et respirer.

Le problème c'est que je n'ai pas juste envie de respirer.

*

Sofia arrive dans sa Subaru surnommée Tricératops. C'est dire si elle est vieille. J'entends le silencieux bouffé par la rouille beugler comme une Harley depuis la route du comté, je l'entends baisser d'un ton tandis que Sofia s'engage sur la piste caillouteuse et pentue. Le changement de vitesse dans la descente et le rugissement de dinosaure quand elle remonte vers la maison. Ce qui rend chacune de ses arrivées très spectaculaire, comme elle.

Elle a vingt-huit ans. Un âge théâtral. Elle me rappelle un poulet parce qu'elle est plantureuse du buste, à croire qu'elle pourrait basculer vers l'avant. Je veux dire qu'étant donné sa minceur, elle devrait avoir des seins comme des clémentines alors que les siens sont plutôt comme des pamplemousses. Non pas qu'elle soit disproportionnée, mais je crois que ces proportions excessives me fascinent. Je lui ai demandé de poser pour moi cinq minutes après l'avoir rencontrée. C'était il y a trois mois, par là. Nous faisions la queue dans un minuscule café hippy - je vous le donne en mille : le Blue Moon -, le seul endroit en ville à posséder une machine expresso. Elle portait un petit haut en mailles, avait des bras musclés avec des cicatrices sur les avant-bras comme on en voit sur ceux qui travaillent en extérieur et un nez légèrement busqué, un peu latin. Elle avait l'air bagarreur, comme moi. Sofia a remarqué les éclaboussures de peinture sur ma casquette, mon pantalon de treillis.

(...)


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