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.. Quand Staline nous affamait : récit d'un survivant ukrainien

Couverture du livre Quand Staline nous affamait : récit d'un survivant ukrainien

Auteur : Catherine Koleda

Date de saisie : 04/12/2015

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Jourdan, Waterloo, Belgique

Prix : 18.90 €

ISBN : 9782874663932

GENCOD : 9782874663932

Sorti le : 20/08/2015

  • Le courrier des auteurs : 09/12/2015

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis la fille de Nikolaï. Celui qui m'a confié son histoire. Celui envers lequel ma reconnaissance est sans borne. Celui dont je suis fière.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Survivre pour pouvoir VIVRE. S'enfuir pour pouvoir enfin RESPIRER librement.
C'est l'histoire d'une famille qui a dit non à la famine et à la terreur imposées par Staline, une famille dont la volonté a eu raison de la folie arbitraire d'un tyran envers son peuple.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Cette histoire est celle d'un homme avide de liberté». Cette phrase de la préface résume parfaitement l'esprit du livre.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
L'Adagio d'Albinoni. Dans cette musique, je ressens une certaine nostalgie, la nostalgie de devoir quitter son pays, mais aussi un élan, une envie de s'envoler, de partir, de vivre.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'émotion que suscite cette histoire qui m'a moi-même extrêmement émue. La positivité et l'optimisme sur lesquels elle repose. Le courage et la volonté de ceux qui refusent de se laisser aller et qui cherchent, coûte que coûte, à avancer.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
C'est mon premier livre. Je n'ai pas de rituel si ce n'est que j'ai écrit lorsque le coeur m'en disait, lorsque j'en ressentais le besoin.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Pour ce livre, l'inspiration m'est venue dans les moments où j'éprouvais le besoin de me sentir proche de mon frère et de mon père. Le projet d'écrire ce livre s'était imposé à nous alors que la mort ne nous avait pas encore séparés. C'est en pensant très fort à eux que j'ai ressenti le besoin d'écrire l'histoire de mon père, cette histoire fondatrice de ma famille, qui est devenue la nôtre.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ?
Pour autant que je m'en souvienne, j'ai toujours eu le souhait d'écrire la vie de mon père, bien avant même d'avoir enregistré son récit. Mon père était un formidable conteur. Adolescente, je disais : «Un jour j'écrirai l'histoire de papa».

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ?
Oui, c'était «La nuit des temps» de Barjavel. On devait lire ce livre au collège et j'avais beaucoup aimé, mais je ne saurais dire pourquoi...c'était il y a trente ans....

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Pour moi, les écrivains font prendre conscience de certains sujets. Ils permettent de sensibiliser les lecteurs, parfois même de changer leur vie. Je pense qu'on peut sortir transformé de la lecture d'un roman, et plus encore d'un témoignage dans la mesure où il s'agit d'une histoire vécue et que l'on peut toujours trouver une raison de s'identifier à son héros.


  • Les présentations des éditeurs : 09/12/2015

Ce livre relate l'effroyable récit d'un des rescapés de la famine planifiée par Staline dont la folie fit des millions de victimes.
Au début des années 1930, le dictateur soviétique décida d'appliquer sa politique agricole, quitte à recourir à la contrainte et à éliminer physiquement ceux qui refusaient de le suivre. L'Ukraine et sa population comptèrent parmi ses tristes victimes.

Ce précieux témoignage, raconté par le témoin lui-même et couché sur le papier par sa fille, est l'un des rares sur le sujet. Malgré la noirceur du propos, il est, de bout en bout, teinté de cet optimisme qui a permis à son héros de survivre.

L'auteur :
Traductrice indépendante, Catherine Koleda enseigne aussi le français dans une université allemande. Captivée depuis toujours par l'histoire de son père, elle a enregistré son témoignage au milieu des années 1990 et en écrit aujourd'hui le récit.

Né en Ukraine le 12 décembre 1926, le père de l'auteur fut contraint de fuir l'Union soviétique. Il arriva en France en 1945 après avoir subi, pendant des années, la dictature stalinienne. Malgré un amour indéfectible pour son pays d'origine, il ne voulut jamais y retourner de peur d'y être arrêté et exécuté.


  • Les courts extraits de livres : 09/12/2015

«Staline affamait les Ukrainiens pour faire taire toute rébellion.»

Ivan, mon grand-père

Le dictaphone ne t'a pas dérangé. Tu semblais ne plus être conscient de sa présence que tu n'avais pourtant pas souhaitée au départ. Tout d'un coup, tu as repris possession de cet univers qui semblait englouti par le temps. Quelle transformation ! Mon papa d'Ukraine est apparu ! Tu as laissé parler ton coeur et je t'ai écouté attentivement. Tu m'as tendu la main et je me suis retrouvée dans ton univers comme par enchantement. Je me laissais guider. Tes narrations devenaient chaque jour plus précises, plus détaillées et plus captivantes. Les noms dont tu avais d'abord eu du mal à te souvenir revenaient au fil des heures.

Les deux semaines que nous avons passées ensemble ont été formidables, remplies d'émotions fortes, de rires et de larmes. Tes récits m'hypnotisaient. Tu es parvenu à reconstituer ton histoire. Tu as reconstitué le puzzle de ta vie en rassemblant les morceaux éparpillés dans ta mémoire, une mémoire qui ma fascinée et qui me fascine encore aujourd'hui lorsque, pour écrire le récit de ta vie, j'écoute ta voix. Tes souvenirs remontaient à 1929 alors que tu n'avais que 3 ans. Soixante-cinq ans plus tard, tu te souvenais dans les moindres détails des scènes, des personnages, des dialogues, des lieux, des odeurs, des couleurs.

En t'écoutant, je me suis rendu compte que tu éprouvais quelque difficulté à décrire les émotions qui avaient accompagné ta vie. Je te demandais de m'expliquer ce que tu avais ressenti à tel ou tel moment. Et tu me répondais : «Je ne sais pas... j'étais triste, c'est tout». Mais il me suffisait de te regarder pour comprendre. Tu me fixais et ton regard me plongeait dans cette tristesse qui t'avait envahi. J'en avais des frissons et tu n'avais plus besoin de m'expliquer. Nous étions alors obligés de nous arrêter. Le silence s'installait. Nous nous regardions pendant quelque temps et petit à petit, nous revenions au présent. Cela nous permettait de faire le point. Nous buvions un café et discutions de banalités avant de repartir, ensemble, dans ton univers. Quel voyage ! Quelle aventure ! Et quel privilège pour moi que d'avoir pu me retrouver, à l'aube du XXIe siècle, dans un monde si lointain, un monde inconnu, un monde qui paraissait insaisissable.

Tu avais certaines réticences au départ quand je t'ai demandé de me raconter ta vie. Pourtant, tu n'avais de cesse de me la narrer lorsque j'étais petite. Tu me racontais tes histoires; des histoires vraies, des histoires vécues, des histoires tristes et gaies, des histoires incroyables. Alors, plus tard, j'ai eu envie que tu m'en dises plus. J'ai eu envie de partager ta vie avec notre famille et nos amis; de montrer combien la vie est parfois imprévisible, comment la vie décide, sans qu'on s'y attende, de prendre tel ou tel cours, comment les événements s'enchaînent et deviennent irréversibles. Je pense à tous ces peuples qui ont été arrachés à leur pays. Je pense à toutes ces personnes qui ont dû laisser leurs racines loin derrière elles sans jamais pouvoir se retourner au risque de perdre la vie. Je pense aux vies passées à s'imaginer comment les choses auraient pu être si...

Je suis arrivée un samedi. Je t'avais déjà dit au téléphone que j'allais venir passer deux semaines avec toi pour que tu me racontes. Tu me disais : «Oui, oui, on verra».

Ne sachant toujours pas si tu voulais vraiment tout partager, je suis venue.

Le dimanche, nous avons parlé de choses et d'autres et je t'ai fait comprendre que nous commencerions notre travail le lundi matin après le petit-déjeuner. Tu n'avais toujours pas l'air décidé et tu ne semblais pas prendre ce projet au sérieux. Tu savais que ton histoire était intéressante et que tu avais toujours eu le don de la rendre palpitante, mais raconter pour être enregistré allait un peu loin.

Le lundi matin, nous avons pris le petit-déjeuner ensemble.

(...)


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