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.. L'arbre du pays Toraja

Couverture du livre L'arbre du pays Toraja

Auteur : Philippe Claudel

Date de saisie : 27/02/2016

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Stock, Paris, France

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782234081109

GENCOD : 9782234081109

Sorti le : 30/12/2015

Le roman s'ouvre sur le pays Toraja, en Indonésie. Pour ses habitants, les funérailles sont sacrées et peuvent durer des mois, au point que les familles s'endettent pour les respecter. L'arbre évoqué par Claudel tient lieu de sépulture aux bébés qui meurent dans les premiers mois de leur vie. Les petits corps, emmaillotés d'un linceul, sont placés dans une cavité du tronc, ensuite refermée par des branchages et tissus. Dès lors, et au rythme de la croissance de leur abri végétal, ils peuvent monter aux cieux. Le narrateur, de retour à Paris, apprend la maladie de son meilleur ami, Eugène, drôle et déroutant personnage, qu'il accompagnera jusqu'à la fin. Il nous fait vivre des moments de vie avec lui, et on comprend comment, tout naturellement, grâce à l'affection et aux souvenirs évoqués il le fait vivre en lui après sa mort.


Le narrateur vient de perdre son meilleur ami, foudroyé par un cancer. Il effectue un voyage en Indonésie chez les Toraja, une tribu qui place les morts dans des arbres creusés. Chez eux les morts ont une place chez les vivants avec des effigies à leur image.
A son retour, il fréquente une jeune chercheuse qui lui apporte un regain d'énergie.
Claudel s'interroge sur le sens de la vie.


Si le merveilleux roman de Philippe Claudel «L'arbre du pays Toraja» (éditions Stock) était une musique, ce serait par exemple la somptueuse Sonate pour piano III Choral et Variations d'Henri Dutilleux https ://www.youtube.com/watch ?v=uHqp5jDxEWI

Pourquoi ?

Philippe Claudel, écrivain et romancier, s'intéresse comme Henri Dutilleux dans le passé, à la culture indonésienne.
Le compositeur indonésien Slamet Abdel Sjukur proche de Dutilleux vécut à Paris dans les années 1960, travaillant à l'IRCAM, notamment avec Henri Dutilleux.
Avec sa Sonate pour piano, Dutilleux témoigne de son immense goût pour les cultures du monde. Le point commun entre le compositeur Dutilleux et l'écrivain Philippe Claudel tient dans l'humilité chère aux chercheurs de vérité.

Merci à Jean-François Zygel qui nous enchante le samedi sur France Inter

Noémie, libraire à PORTET-SUR-GARONNE 31120


Les grands écrivains vont à l'essentiel. Nous avons tant besoin d'essentiel (d'amour, de vie, de pulsion de vie).
Philippe Claudel est un immense écrivain : il nous passionne et nous bouleverse (immensément). Il est également un grand cinéaste, un conteur d'exception. Tout est là, la finesse psychologique, la profondeur des analyses, le souffle du récit :
«Qu'est-ce que c'est les vivants ? À première vue, tout n'est qu'évidence. Être avec les vivants. Être dans la vie. Mais qu'est-ce que cela signifie, profondément, être vivant ? Quand je respire et marche, quand je mange, quand je rêve, suis- je pleinement vivant ? Quand je sens la chaleur douce d'Elena, suis-je davantage vivant ? Quel est le plus haut degré du vivant ?»
Un cinéaste au mitan de sa vie perd son meilleur ami et réfléchit sur la part que la mort occupe dans notre existence. Entre deux femmes magnifiques, entre le présent et le passé, dans la mémoire des visages aimés et la lumière des rencontres inattendues, L'Arbre du pays Toraja célèbre les promesses de la vie.
Les livres aussi sont des promesses. Notre chance est immense.


  • Les présentations des éditeurs : 12/12/2015

«Qu'est-ce que c'est les vivants ? À première vue, tout n'est qu'évidence. Être avec les vivants. Être dans la vie. Mais qu'est-ce que cela signifie, profondément, être vivant ? Quand je respire et marche, quand je mange, quand je rêve, suis-je pleinement vivant ? Quand je sens la chaleur douce d'Elena, suis-je davantage vivant ? Quel est le plus haut degré du vivant ?»

Un cinéaste au mitan de sa vie perd son meilleur ami et réfléchit sur la part que la mort occupe dans notre existence. Entre deux femmes magnifiques, entre le présent et le passé, dans la mémoire des visages aimés et la lumière des rencontres inattendues, L'Arbre du pays Toraja célèbre les promesses de la vie.

Philippe Claudel est écrivain et réalisateur. Il est l'auteur des âmes grises (prix Renaudot 2003, Grand prix des lectrices de Elle en 2004, consacré meilleur livre de l'année 2003 par le magazine Lire), traduit dans plus de trente pays, de La Petite Fille de Monsieur Linch (Stock 2005), du Rapport de Brodeck (Prix Goncourt des lycéens, 2007). Il a réalisé quatre films : Il y a longtemps que je t'aime qui a reçu deux Césars, Tous les soleils, Avant l'hiver et Une enfance.



  • La revue de presse Claire Julliard - L'Obs du 4 février 2016

Sur l'île indonésienne de Sulawesi, le peuple toraja offre une étonnante sépulture aux défunts de moins de 18 mois...
Cette coutume a ouvert une fenêtre à Philippe Claudel, lequel a traversé le pays au printemps 2012. Elle est le point de départ d'un roman fluide en forme d'interrogation métaphysique sur la part qu'occupent les morts dans nos vies. L'Occident s'empresse de les enterrer et de gommer leur présence. Pourtant, les vivants sont poursuivis par les rumeurs de leurs fantômes...
On y voit le narrateur, rendu à lui-même par l'amour, oublier ses maux et ses blessures pour se tourner vers la vie.


  • La revue de presse Valérie Trierweiler - Paris-Match, janvier 2016

« L'arbre du pays Toraja », l'écrivain nous invite en Indonésie pour une méditation sur la fragilité de l'existence. Il suffirait d'un mot pour dessiner l'axe central du nouveau roman de Philippe Claudel tant il s'impose avec puissance. La mort. La mort pour mieux nous évoquer la vie et les sentiments qu'elle fait naître tout au long de notre passage sur terre. Dévoilons la dédicace signée de sa main parce qu'elle décrypte si bien le livre  : « «L'arbre du pays Toraja», un roman de ciel et de terre, d'amour et de mémoire »


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 30 décembre 2015

Si L'Arbre du pays Toraja est pourtant bien une fiction, le dispositif narratif est d'une grande simplicité, la métaphore pure et émouvante de l'arbre-­sépulture suffisant à donner au roman sa forme close - au coeur du livre, l'écrivain le définit ainsi : «un récit libre dans sa forme, dans son agencement et dans son déroulé»...
Au centre de ses libres pensées, à la source du désarroi contre lequel il lutte, demeure l'événement qu'est la mort, «la force qu'ont les hommes de ­durer», la faculté d'«apprendre à mourir» à laquelle croyaient Socrate et Montaigne, la capacité à continuer de vivre après la mort de l'autre.


  • La revue de presse Jean-Claude Raspiengeas - La Croix du 30 décembre 2015

Le corps, vaisseau fragile de notre finitude, envahit la littérature, hante l'imaginaire de ce siècle naissant. Le narrateur du nouveau livre de Philippe Claudel, écrivain et cinéaste lorrain, double de l'auteur, n'aime que l'hiver et pratique l'alpinisme comme discipline philosophique, comme expérience des limites. Il se sent «cerné par la mort». Un séjour en Indonésie parmi le peuple Toraja, dont les rites funéraires occupent une place centrale dans les relations sociales, lui a fait découvrir l'arbre dans lequel sont placés les enfants décédés prématurément.


  • Les courts extraits de livres : 12/12/2015

Sur l'île de Sulawesi vivent les Toraja. L'existence de ce peuple est obsessionnellement rythmée par la mort. Lorsque l'un d'eux vient à mourir, l'organisation de ses funérailles occupe des semaines, des mois, parfois des années. Il convient de faire venir à la cérémonie tous les membres de la famille du défunt. Cela peut représenter des milliers de personnes dispersées sur l'ensemble de l'archipel indonésien, voire au-delà. Les faire voyager, les héberger, les nourrir incombe à ses proches. Il n'est pas rare que ceux-ci s'endettent durablement afin de pouvoir respecter la tradition.
Des maisons en bois, fines et gracieuses comme des barques, sont construites pour loger les invités. Du bétail est acheté en prévision des banquets. Porcs et buffles seront sacrifiés pour accompagner le disparu. Pendant tout ce temps, on conserve le corps de celui qui n'est pas encore considéré comme un mort mais comme une personne malade - to masaki, dans la langue des Toraja.
La sépulture dans laquelle il est inhumé est creusée à même la roche de certaines falaises sacrées. Dans des tombeaux qui ont la forme d'une niche reposent les dépouilles de membres d'une même famille, gardées par des idoles en bois. Il arrive que les sarcophages pourrissent et s'ouvrent. Les ossements chutent alors et on les laisse au sol, parmi les feuilles et la terre.
J'ai traversé le pays Toraja durant le printemps de l'année 2012. Je retrouvais dans cette île que je ne connaissais pas encore ce que j'ai toujours aimé ailleurs en Indonésie : les êtres, souriants et paisibles ; les paysages, vallonnés, parfois escarpés, qui composent un nuancier infini de verts, du plus pâle au plus sourd ; les ciels, qui peuvent être longs et bleus et devenir le lendemain verticaux, collage de hauts nuages de plomb qui crèvent soudain pour laisser tomber sur les forêts, les chemins et les rizières une pluie chaude ; la nuit, qui vient tôt, avec brutalité, et installe le sabbat des insectes et des geckos ; le plaisir de boire une bière glacée tout en mangeant un nasi goreng ou des satés de chèvre, sur un trottoir, assis sur des chaises de plastique faites pour des gnomes ; celui de fumer une kretek au parfum de noix de muscade et de cannelle.
Près d'un village du pays Toraja situé dans une clairière, on m'a fait voir un arbre particulier. Remarquable et majestueux, il se dresse dans la forêt à quelques centaines de mètres en contrebas des maisons. C'est une sépulture réservée aux très jeunes enfants venant à mourir au cours des premiers mois. Une cavité est sculptée à même le tronc de l'arbre. On y dépose le petit mort emmailloté d'un linceul. On ferme la tombe ligneuse par un entrelacs de branchages et de tissus. Au fil des ans, lentement, la chair de l'arbre se referme, gardant le corps de l'enfant dans son grand corps à lui, sous son écorce ressoudée. Alors peu à peu commence le voyage qui le fait monter vers les cieux, au rythme patient de la croissance de l'arbre.


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