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.. La route étroite vers le nord lointain

Couverture du livre La route étroite vers le nord lointain

Auteur : Richard Flanagan

Traducteur : France Camus-Pichon

Date de saisie : 18/04/2016

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 23.00 €

ISBN : 9782330057879

GENCOD : 9782330057879

Sorti le : 06/01/2016

Dorrigo Evans est un jeune médecin australien, promis à un bel avenir, quand la seconde Guerre Mondiale l'envoie au japon. C'est aussi un jeune médecin promis à un brillant mariage quand il rencontre Amy. Comme un météore, Amy bouleverse sa vie ; tandis que, prisonnier de guerre au fin fond d'une jungle hostile, il cherche vainement à soulager les corps de soldats réduits en un esclavage absurde par le système impérial japonais.
Grâce à un aller retour constant entre l'horreur de la guerre et le monde civile que Dorrigo retrouvera après la guerre, Richard Flangan nous offre le destin brisé d'un homme à qui tout semble réussir mais que l'amour et la guerre ont laissé vide de sens.


  • Les présentations des éditeurs : 07/01/2016

En 1941, Dorrigo Evans, jeune officier médecin, vient à peine de tomber amoureux lorsque la guerre s'embrase et le précipite, avec son bataillon, en Orient puis dans l'enfer d'un camp de travail japonais, où les captifs sont affectés à la construction d'une ligne de chemin de fer en pleine jungle, entre le Siam et la Birmanie.
Maltraités par les gardes, affamés, exténués, malades, les prisonniers se raccrochent à ce qu'ils peuvent pour survivre - la camaraderie, l'humour, les souvenirs du pays.
Au coeur de ces ténèbres, c'est l'espoir de retrouver Amy, l'épouse de son oncle avec laquelle il vivait sa bouleversante passion avant de partir au front, qui permet à Dorrigo de subsister.
Cinquante ans plus tard, sollicité pour écrire la préface d'un ouvrage commémoratif, le vieil homme devenu après guerre un héros national convoque les spectres du passé.
Ceux de tous ces innocents morts pour rien, dont il entend honorer le courage.
Ceux des bourreaux, pénétrés de leur "devoir", guidés par leur empereur et par la spiritualité des haïkus.
Celui d'Amy enfin, amour absolu et indépassable, qui le hante toujours.
Les voix des victimes et des survivants se mêlent au chant funèbre de Dorrigo, se répondent et font écho. À travers elles, la "Voie ferrée de la Mort", tragédie méconnue de la Seconde Guerre mondiale, renaît sous nos yeux, par-delà le bien et le mal, dans sa grandeur dérisoire et sa violence implacable.
Porté par une écriture d'une rare intensité poétique, La Route étroite vers le Nord lointain est un roman puissant sur l'absurdité de la condition humaine, une méditation ombreuse sur l'amour et la mort, un cri contre la précarité de la mémoire et l'inacceptable victoire de l'oubli.

Né en 1961 en Tasmanie, Richard Flanagan est l'auteur de six romans récompensés par de nombreux prix et traduits en vingt-six langues, dont Le Livre de Gould (Babel n° 1361). Inspiré par l'histoire du père de l'auteur, prisonnier de guerre des Japonais, La Route étroite vers le Nord lointain (Man Booker Prize 2014) lui apporte la consécration internationale.



  • La revue de presse Sophie Joubert - L'Humanité du 25 février 2016

Le long voyage au coeur des ténèbres d'un médecin australien, prisonnier de guerre dans un camp japonais. Un roman empreint de poésie et de spiritualité...
Plongée au coeur des ténèbres, la Route étroite vers le Nord lointain, Man Booker Prize 2014, est d'abord un roman d'amour, étrangement solaire et charnel. L'amour d'un homme pour une femme, contrepoint à la violence, l'amitié et la solidarité face à la barbarie, la transmission...
Alliant le souffle de l'épopée à l'épure poétique, la Route étroite vers le Nord lointain est un roman vaste et dense sur l'expérience humaine, l'héroïsme, les blessures inscrites dans les corps et les têtes des victimes et de leurs descendants.


  • La revue de presse Jeanne Ferney - La Croix du 25 février 2016

La Route étroite vers le Nord lointain s'inscrit une fois de plus dans cette quête de vérité, qui décrit le calvaire des milliers de prisonniers australiens affectés par les Japonais à la construction d'une ligne ferroviaire entre le Siam (l'actuelle Thaïlande) et la Birmanie, en 1943. Le père de Richard Flanagan fut l'un d'eux...
De cette entreprise folle, insensée, Richard Flanagan restitue l'atrocité à travers le personnage de Dorrigo Evans, jeune médecin australien d'origine modeste, envoyé à la tête d'un régiment en Orient puis capturé par l'armée japonaise à la suite de la reddition des forces alliées à Singapour...
Dorrigo est revenu, mais son âme est restée là-bas.


  • La revue de presse Emmanuel Hecht - L'Express, janvier 2016

L'épopée d'un grand médecin rescapé de l'enfer d'un camp japonais. Un roman du virtuose Richard Flanagan...
La Route étroitevers le nord lointain - titre inspiré du récit du poète japonais du XVIIe siècle Basho - est une superbe épopée de Richard Flanagan, récompensée par le Man Booker Prize 2014. Elle fleure bon le bambou du Pont de la rivière Kwaï. D'ailleurs, le baraquement des officiers ne surplombe-t-il pas cette rivière ? La Route étroitevers le nord lointain - titre inspiré du récit du poète japonais du XVIIe siècle Basho - est une superbe épopée de Richard Flanagan, récompensée par le Man Booker Prize 2014. Elle fleure bon le bambou du Pont de la rivière Kwaï. D'ailleurs, le baraquement des officiers ne surplombe-t-il pas cette rivière ? Pourtant, c'est de l'expérience de son propre père que s'inspire l'écrivain australien. Ici, l'alter ego du colonel Nicholson, joué par sir Alec Guiness dans le film réalisé en 1957 par David Lean, est le médecin- colonel Dorrigo Evans. Il commande un millier de ces pauvres bougres et est l'interlocuteur obligé des geôliers sadiques tournés vers la seule figure de l'Empereur.


  • La revue de presse Gilles Heuré - Télérama du 13 janvier 2016

Puissant et précis, l'auteur décrit l'horreur et la violence, en 1941, d'un camp de prisonniers australiens soumis à la folie d'un commandant japonais. Quatre phrases, tirées de ce volumineux roman, pourraient à elles seules résumer le projet de Richard Flanagan : «Un livre peut contenir l'horreur, lui donner forme et sens. Mais dans la vie, l'horreur n'a pas plus de forme que de sens. Elle est là, tout simplement. Et aussi longtemps qu'elle règne, rien dans l'univers ne semble épargné.» Voici l'histoire d'un homme et de milliers d'autres, l'histoire des survivants et des morts, des noms oubliés et des corps à jamais enfouis dans la jungle.


  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération du 7 janvier 2016

Le titre est un vers du poète japonais Basho, qu'on traduit parfois par «la Sente étroite du Bout-du-monde»...
La Route étroite vers le Nord lointain est l'histoire de «la Ligne», la voie de chemin de fer construite à travers la jungle par une gigantesque population de gueux, les prisonniers, parmi lesquels 9 000 Australiens. La famine, les mauvais traitements, le choléra, le béribéri, le matériel dérisoire - des machettes contre les tecks géants -, tel est le lot de cette main-d'oeuvre méprisée et considérée comme du matériel. Plus tard, on parlerait de «la voie ferrée de la mort», car elle fut construite sur les cadavres de peut-être 200 000 déportés. Le père de Richard Flanagan, mort centenaire pendant que son fils terminait la Route étroite, a été de ces prisonniers taillables et corvéables à merci, à moitié nus, battus sans relâche. Parmi eux, Dorrigo Evans et ses hommes. Ils arrivent début 1943, et s'enfoncent dans le cauchemar. Mais le roman ne demeure pas continûment dans la boue et le sang. Comme à son habitude, Richard Flanagan procède par bifurcations, allers et retours dans le temps et l'espace, montage de points de vue...
Dorrigo Evans est capable de traverser les flammes pour sauver sa femme et ses enfants. Il ne sait même pas pourquoi. Nous, oui. C'est simplement pour le très vif, et égoïste, plaisir du lecteur.


  • La revue de presse Sabri Louatah - Le Monde du 7 janvier 2016

L'histoire de Dorrigo Evans commence en Tasmanie, «en 1915 ou 1916», aussi loin que remonte sa mémoire. L'enfance du héros de La Route étroite vers le Nord lointain s'achève sur une épiphanie sportive 
En savoir plus sur http ://www.lemonde.fr/livres/article/2016/01/07/le-haut-du-pave-un-vrai-heros-australien_4842940_3260.html#hiouZsyyEyITVoQZ.99...
Jeune médecin à l'aube de la seconde guerre mondiale, Dorrigo s'engage, est fait prisonnier par les Japonais. Il ­survit et devient l'un des plus grands héros de l'histoire australienne. Les ambiguïtés de cet état ont toute leur place dans cette généreuse épopée qui ramasse le siècle dernieret dresse le portrait d'un homme qui avait tout pour y être broyé.


  • Les courts extraits de livres : 28/12/2015

Pourquoi, au commencement des choses, y a-t-il toujours de la lumière ? Dans les premiers souvenirs de Dorrigo Evans, le soleil inonde la salle paroissiale où il est assis avec sa mère et sa grand-mère. Une salle paroissiale en bois. Une lumière aveuglante, et lui, allant et venant d'un pas mal assuré, pénétrant dans cette transcendance accueillante et en sortant pour retrouver les bras des deux femmes. Des femmes qui l'adoraient. Comme s'il avançait dans la mer et retournait vers la plage. Indéfiniment.
Dieu te bénisse, dit sa mère, le serrant dans ses bras avant de le laisser repartir. Dieu te bénisse, mon garçon.
C'était en 1915 ou en 1916. Il devait avoir un an ou deux. Les ombres apparurent plus tard, celle d'un avant-bras qui se dressait, de sa forme noire qui surgissait dans le halo gras d'une lampe à pétrole. Sur une chaise de la petite cuisine sombre des Evans, Jackie Maguire pleurait. Personne ne pleurait à l'époque, sauf les bébés. Jackie Maguire était vieux, quarante ans peut-être, ou plus, et du dos de la main il s'efforçait d'essuyer les larmes sur son visage grêlé. Ou bien était-ce avec ses doigts ?
Seuls ses pleurs restaient gravés dans la mémoire de Dorrigo Evans. Le son de quelque chose qui se brisait. Leur rythme décroissant lui avait rappelé le martèlement sur le sol des pattes arrière d'un lapin pris au piège, seul bruit qu'il connaissait s'en rapprochant. Il avait neuf ans, était entré pour montrer à sa mère une cloque de sang sous l'ongle de son pouce, et ne connaissait rien de comparable ou presque. Il n'avait vu qu'une fois un homme pleurer, spectacle sidérant quand son frère Tom était descendu du train à son retour de la Grande Guerre en France. Il avait jeté son paquetage sur le ballast brûlant et brusquement éclaté en sanglots.
Regardant son frère, Dorrigo Evans s'était demandé ce qui pouvait faire pleurer un homme. Plus tard, les pleurs devinrent une mode et les émotions un théâtre où les acteurs ne savaient plus qui ils étaient dès qu'ils quittaient la scène. Dorrigo Evans vivrait assez longtemps pour assister à ces changements. Et il se souviendrait de l'époque où les gens avaient honte de pleurer. Peur de la fragilité que trahissaient les larmes. Peur des ennuis qu'elles causaient. Il vivrait assez longtemps pour voir des individus recevoir des félicitations qu'ils ne méritaient pas, simplement parce que la vérité aurait pu froisser leurs sentiments.
Le soir du retour de Tom, on avait brûlé le Kaiser dans un feu de joie. Tom ne disait rien de la guerre, des Allemands, des gaz, des chars et des tranchées dont chacun avait entendu parler. Il ne disait rien du tout. Les sentiments d'un homme ne sont pas toujours à la hauteur de ce qu'est la vie. Parfois ils ne sont pas à la hauteur de grand-chose. Tom s'était borné à contempler les flammes.


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