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.. François le Petit : chronique d'un règne

Couverture du livre François le Petit : chronique d'un règne

Auteur : Patrick Rambaud

Date de saisie : 30/01/2016

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 16.50 €

ISBN : 9782246856733

GENCOD : 9782246856733

Sorti le : 06/01/2016

  • Le courrier des auteurs : 27/01/2016

1) Qui êtes-vous ? !
A trop se poser cette question, on finit en psychiatrie.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le pouvoir est une maladie contagieuse.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Les phrases s'enchaînent pour composer une histoire. En isoler une et la chaîne se défait.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
L'avertisseur des voitures de pompiers.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Posez la question aux lecteurs.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Les rituels engendrent la monotonie. A fuir.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Les muses qui jouent de la lyre n'existent pas. Consultez la rubrique artisanat, ou travail.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
J'ai toujours vécu entre les livres. En écrire a dû me sembler naturel.


  • Les présentations des éditeurs : 13/01/2016

«Moi, Président, je demanderai à Patrick Rambaud de ne pas m'écrire de chronique du règne de François Ier.» C'était impossible en effet : François Ier était pris, tout comme le méconnu François II, l'impossible François III. Et François IV fut roi de Modène.
Patrick Rambaud s'est donc choisi un roi de haut calibre : François le Petit.
Nicolas Sarkozy était romanesque à souhait, contourné, faux, karcherisé, entretenant une cour volatile et dorée.
Avec sa montre en plastique et ses costumes bleu trempés, François le Petit est théâtral : en son palais de confetti, avec son casque à visière, au côté de ses femmes.
Pour sauver la France et de l'ennui et du médiocre, votez Patrick Rambaud !

Écrivain précaire né à Paris en 1946. Auteur officiel de trente livres. Auteur officieux du double. On lui doit notamment, chez Grasset, une suite romanesque consacrée à la fin de l'Empire : La Bataille (Grand prix du roman de l'Académie française et prix Goncourt), Il neigeait, L'Absent et Le Chat botté (2006).



  • La revue de presse Johanna Luyssen - Libération du 28 janvier 2016

C'est une évidence : Patrick Rambaud est un amoureux des mots - personne n'a oublié son jubilatoire anti-manuel à l'usage de la presse, le Journalisme sans peine (1997), où il égratignait avec brio mais au vitriol les métaphores boiteuses et autres néologismes stupides qui avaient le vent en poupe dans les médias...
Ici, ce qui amuse, c'est la variété des qualificatifs utilisés pour dépeindre nos dirigeants, façon syndrome de la Tourette : François Hollande en prend plein la poire, avec, notamment, l'usage de : François l'Anguille, François la Fêlure, François le Frileux, François le Mal-Aimé... C'est pire pour Nicolas Sarkozy : Nicolas le Mauvais, Nicolas Pisse Vinaigre, Nicolas le Réprouvé... Et n'oublions pas les seconds rôles, dont les noms amusent tout autant, un peu comme dans un roman à clés du XVIIIe siècle, dont, pour une fois, on aurait vraiment les clés : la marquise de Pompatweet, le duc de Meaux, la comtesse de la Jachère...


  • La revue de presse Emmanuel Hecht - L'Express, janvier 2016

Rambaud VII : François le Petit dans la cour des Grands. Nouvelle chronique du règne de notre souverain par Notre Truculent Conteur...
On jure ses grands dieux que plus jamais on n'écrira la chronique de nos monarques républicains, et puis, on rechute. Cela s'appelle l'addiction. Et elle est salée, avec le pince-sans-rire Patrick Rambaud. Après avoir sué sang et eau sur le destin de Nicolas Ier, le revoici avec François le Petit pour un septième volume.


  • La revue de presse Patrice Trapier - Le Journal du Dimanche du 10 janvier 2016

Avec François le Petit, chronique d'un règne, Patrick Rambaud s'attaque aux trois premières années de présidence de François Hollande, après avoir raconté avec humour le "règne" de Nicolas Sarkozy...
l n'y a pas que du rire chez Rambaud le caricaturiste. Sa plume épingle juste : situations remarquablement troussées, portraits acérés et cruels... Le colérique duc d'Évry, la duchesse honoraire de Cayenne, la marquise de Pompatweet, le jeune comte Macron, le duc de Meaux, celui de Sablé, mademoiselle de Montretout...
À mesure que la chronique avance, que la défiance envers nos élites s'accroît ("Ces parvenus avaient ennuyé le peuple, ils l'avaient trompé, maintenant ils l'exaspéraient"), un malaise saisit le lecteur. Toutes pertinentes qu'elles soient, ces moqueries ne se font-elles pas complices du populisme ambiant ? Rambaud, soudain plus grave, conclut son volume dédié à ses vieux complices Cabu et Wolinski par un épilogue au vitriol contre les "crétins islamistes" suivi de ces mots terribles : "À suivre ? Hélas !"


  • Les courts extraits de livres : 13/01/2016

Chapitre Premier

PORTRAIT DE FRANÇOIS IV EN FORME DE POIRE. - LES MALHEURS PLEUVENT TOUT DE SUITE. - LA MARQUISE DE POMPATWEET SE VENGE. - LE FAMEUX 3 %. - NAISSANCE D'UN DOGME. - LA PEUR DU FISC. - M. DE JOUYET APPORTE LES CROISSANTS. - NICOLAS-LE-MAUVAIS ESSAIE DE SE TAIRE. - SES AFFAIRES ET SES AMIS. - LA CONJURATION DES EGO. - UNE TRICHERIE DU DUC DE MEAUX. - ÉTAT MISÉRABLE DE L'OPPOSITION.

Ce qu'un monarque a de bon c'est sa bonhomie. Les gros rassurent; on peut s'en moquer, croit-on, sans craindre le bâton. M. Charles Philipon, un ami de Balzac, dirigeait deux insolentes gazettes, La Caricature et Le Charivari. Lui-même dessinait. Un jour, il croqua le roi Louis-Philippe et le fit ressemblant, puis il recommença en pesant sur les traits dominants de son modèle, grossit les bajoues, allongea le front, exagéra les boucles des cheveux et du toupet. Au quatrième dessin le roi figurait en poire. François IV avait la même famille de visage que Louis-Philippe; il devait subir le même outrage. Dès qu'il vint sur le devant de la scène, en effet, il n'avait guère que sa réputation de poire.
Avant qu'il se figeât sous le nom de François IV, M. de la Corrèze était aisé avec son entourage; rien en lui qui n'allât naturellement à plaire. Vous croisait-il, même si vous ne l'aviez jamais vu qu'en peinture, il s'approchait la main tendue et vous demandait tout de go : «Comment vas-tu ?» On eût dit que vous l'aviez quitté la semaine précédente. N'aimant personne en vrai, connu pour tel, on ne se pouvait défendre de le rechercher. Les gens qui avaient le plus lieu de le redouter, tant qu'il régentait le Parti social, il les enchaînait par des paroles. Il disait oui à tout le monde. Jamais la moindre humeur en aucun temps ; enjoué, gai, paraissant avec le sel le plus fin, invulnérable aux surprises et aux contretemps, libre dans les moments les plus inquiétants et les plus contraints, il avait passé sa vie dans des bagatelles qui charmaient l'auditoire. Il avait brillé en Énarchie, et sortit huitième de la promotion Croquignol où il noua des relations tenaces ; dans ce monde clos, très à l'abri des bruits du dehors, sa souplesse ne lui coûtait rien.
Lui qui lisait fort peu, surtout pas des romans, il se complaisait aux divertissements politiques. Il avait consulté naguère le profitable Bréviaire des politiciens que le cardinal de Mazarin rédigea en latin et publia à Cologne en 1684. Le titre l'avait alléché puisqu'il se proposait de l'instruire sur le seul métier qu'il sentait à sa mesure, et qui n'était point réellement un métier sinon l'application de diverses recettes et roueries pour parvenir. «Affecte un air modeste, candide, affable, lui soufflait le rusé cardinal. Feins une perpétuelle équanimité. Complimente, remercie, montre-toi disponible, même à l'égard de ceux qui n'ont rien fait pour le mériter.» M. de la Corrèze en fit son credo ; il se souvenait d'une autre recommandation : «Méfie-toi des hommes de petite taille : ils sont butés et arrogants.» Il y devinait le portrait de son prédécesseur, Nicolas Ier, et décida à son inverse de présenter une image normale.
(...)


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