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.. Moi et Mister Mac

Couverture du livre Moi et Mister Mac

Auteur : Esther Freud

Traducteur : Dominique Kugler

Date de saisie : 06/03/2016

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Romans étrangers

Prix : 22.50 €

ISBN : 9782226319258

GENCOD : 9782226319258

Sorti le : 03/02/2016

  • Les présentations des éditeurs : 06/03/2016

1914. Thomas, un adolescent de treize ans sensible et rêveur, vit avec sa soeur et ses parents dans un paisible village côtier du Suffolk, à l'est de l'Angleterre. Rythmée par les saisons, la pêche et la chasse, sa vie est soudainement bousculée par l'arrivée d'un étranger venu d'Ecosse. Longue cape et chapeau de feutre noir, Mister Mac, gentleman excentrique, attise sa curiosité. Et, très vite, le couple qu'il forme avec son épouse artiste se lie avec le garçon, éveillant en lui des prédispositions à la peinture et une sensibilité d'esthète.
Mais cette amitié naissante est troublée par la déclaration de guerre à l'Allemagne. Les estivants du mois d'août laissent place à des régiments de soldats, et la petite communauté, de plus en plus inquiète, voit en Mister Mac l'ennemi rêvé : un espion à la solde des Allemands...
Peinture évocatrice d'un village plongé dans la guerre, Moi et Mister Mac est le portrait poignant d'une amitié vue à travers le regard ingénu d'un jeune garçon. C'est aussi un hommage à l'un des artistes les plus brillants et incompris de sa génération : l'architecte Charles Rennie Mackintosh.

«Lumineuse, l'écriture d'Esther Freud est à la fois lyrique, délicate et empreinte de tendresse. Un roman captivant, qui aborde avec justesse l'art, l'amitié et la guerre.» The Independent

Arrière-petite-fllle de Sigmund et fille du peintre Lucian Freud, Esther Freud est l'auteur de huit romans, parmi lesquels Marrakech Express (1999), La Maison Mer (2006) Nuits d'été en Toscane (Albin Michel, 2009J, La Bonne étoile (Albin Michel, 2012). Sélectionnée par Granta, le prestigieux magazine littéraire britannique, parmi les dix meilleurs romanciers des années 1990, Esther Freud a déjà reçu plusieurs prix et son oeuvre est traduite en treize langues.



  • La revue de presse Virginie Bloch-Lainé - Libération du 3 mars 2016

Une éducation de rêve par Esther Freud...
Le roman commence en même temps que la Première Guerre mondiale. Thomas est le fils de l'aubergiste alcoolique et violent d'un village côtier du Suffolk, un comté bordé par la mer du Nord, et lorsque les zeppelins foncent vers Londres, ils survolent ce village...
Esther Freud saisit finement un adolescent au seuil de son apprentissage, et sa manière de ne jamais fixer mais de suggérer les réactions de Thomas, autant que la personnalité de «Mac», ce mentor qui n'abuse pas de son pouvoir, mentor malgré lui, construisent un Thomas libre.


  • Les courts extraits de livres : 30/01/2016

Je suis né en haut dans la petite chambre, pas la toute petite avec sa lucarne rampante où je dors aujourd'hui, ni la grande réservée aux invités - les estivants qui nous annoncent par lettre qu'ils arriveront bientôt et combien de temps ils comptent rester. Parfois, il y a aussi des gens qui se reposent ici après une soirée bien arrosée : ceux-là, ma mère les fait toujours payer d'avance, sinon ils prétendent, au réveil, qu'ils ne savent pas comment ils sont arrivés dans ce beau grand lit confortable et qu'on les y a sûrement couchés de force. Mais ça, c'est quand hommes et garçons viennent rincer leur gosier irrité par les balles de blé, à l'époque des moissons, ou bien au milieu de l'été, lorsqu'ils ont passé la journée à arracher la folle avoine dans les prés de fauche. Moi, c'est en hiver que je suis né, une nuit où la mer se déchaînait, en bas sur la plage, couvrant de ses grondements les cris de ma mère dont j'étais le neuvième enfant.
Mon père était parti chasser le lapin dans le marais de Sogg et il est rentré avec une mauvaise nouvelle : trois pêcheurs de Dunwich s'étaient perdus en mer. L'église, là-bas, sonnait le glas, et ma mère, tout en jurant qu'elle l'entendait à travers la tempête, me serra contre sa poitrine et pleura si fort quelle faillit me noyer dans ses larmes.
«Qu'est-ce qui se passe ? lui demanda ma soeur Mary qui l'assistait. Celui-ci non plus, il ne veut pas téter ?»
Mais ma mère expliqua qu'elle savait que quelqu'un devait mourir cette nuit-là et que, même si c'était mal, elle était tellement, tellement contente que ce ne soit pas moi.
Mon père chargea Mary de dépouiller et vider le lapin puis grimpa se coucher, estourbi par l'alcool qu'il avait bu pour surmonter sa peur.
«On ne peut pas rester couchés tous les deux, dit ma mère en le poussant, sans quoi ce garçon aura survécu pour rien.» Et comme il ne bougeait pas, elle se leva, descendit l'échelle en me laissant près de lui et alluma le feu dans le pub, au cas où quelqu'un serait venu boire un coup.

C'était surtout ma mère qui avait le village dans le sang. Elle était née et avait grandi près du terrain communal, où son père élevait des cochons. Elle n'avait jamais voulu partir et n'en avait aucune intention, pourtant, un après-midi qu'elle était dans la rue, un homme passa à bicyclette et lui fit un clin d'oeil. «Rémouleur !» chantonna-t-il en se retournant. Elle lui répondit d'emblée par un sourire. L'homme avait un certain âge, à mi-chemin entre le sien et celui de son père, et une allure négligée, comme s'il avait besoin de quelqu'un pour s'occuper de lui. Mais il sourit en tournant en rond avec sa bicyclette, il sourit en lui demandant son nom et ne tarda pas à lui proposer d'aiguiser à moitié prix tous les couteaux de la famille. Sa meule lui appartenait et, en travaillant dur, il gagnait assez bien sa vie. Quand ma mère et lui se marièrent, il l'emmena à Dunwich où il s'installa comme charcutier. Maman disait que jusqu'alors elle ne savait pas qu'elle aimait à ce point les cochons, leur peau grise aux soies raides, leur façon de se rouler dans la boue avant de s'étendre au soleil et de laisser leurs petits renifler alentour, et que cela lui faisait mal de les entendre hurler dans l'abattoir à côté du magasin. Elle n'avait pas imaginé non plus que son village lui manquerait autant. La lessive qui claquait au vent sur le terrain communal, les oies qui la gardaient, les sentiers qui menaient à la rivière et à la mer, tout cela lui manquait. Et aussi les fougères qui se déployaient au printemps, les faisans que l'on voyait émerger d'entre les feuilles avec leur plumage soyeux. «Des fougères on en a ici, lui disait mon père, là-haut sur la lande, et des faisans aussi et même des biches qui sortent de la forêt.» Mais il ne pouvait pas comprendre : ce n'étaient pas ceux qu'elle connaissait et avait toujours considérés comme siens.
(...)


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