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.. Il est avantageux d'avoir où aller

Couverture du livre Il est avantageux d'avoir où aller

Auteur : Emmanuel Carrère

Date de saisie : 01/03/2016

Genre : Littérature, essais

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Fiction

Prix : 22.90 €

ISBN : 9782818038765

GENCOD : 9782818038765

Sorti le : 11/02/2016

  • Les présentations des éditeurs : 30/01/2016

Ce livre de plus de 500 pages réunit la plupart des articles écrits par Emmanuel Carrère depuis 25 ans dans la presse (du Nouvel Observateur à La Règle du jeu, en passant par Les Inrockuptibles ou XXI). Ces textes couvrent les sujets les plus divers : de l'amour à la politique, de la littérature au cinéma, de la société et des faits divers à l'intime. On y lit l'amorce de préoccupations qui donneront plus tard lieu à des livres, on y vit avec l'auteur, ses doutes, ses échecs (par exemple une calamiteuse interview de Catherine Deneuve...), ses réussites, ses enthousiasmes, de Truman Capote à Sébastien Japrisot, du mathématicien anglais Alan Turing à Luke Rinehart. On s'y plonge dans de grands reportages sur la Roumanie, sur une junkie américaine, sur la Russie, sur le forum de Davos. On y lit aussi des préfaces à Moll Flanders de Defoe, à l'intégrale des nouvelles de Philippe K. Dick ou encore à «Epépé», de Ferenc Karinthy. Et même, pendant neuf chroniques écrites pour un magazine italien, il est «envoyé spécial dans le coeur des hommes» et, plus particulièrement, dans le sien. Bref un panorama quasi complet des talents d'Emmanuel Carrère : Analyste, chroniqueur, commentateur, aventurier, satiriste, critique et avant tout écrivain.



  • La revue de presse Bernard Pivot - Le Journal du Dimanche du 14 février 2016

Alan Turing, Davos, Limonov, Catherine Deneuve, mais aussi le palais de Ceausescu, Philip K. Dick, "le Dostoïevski du XXe siècle", l'adieu à Sébastien Japrisot, Dracula sur les traces duquel il est parti, un projet de film sur un homme invisible, sa lecture cyclothymique de Balzac, une lettre à Renaud Camus, trois faits divers, son expérience des femmes fontaines, son affectueuse et admirative reconnaissance pour Michel Déon, la mort au Sri Lanka, etc. Emmanuel Carrère mérite qu'on crée pour lui le mot omnicuriosité...
L'agilité du conteur s'explique par la clarté de ce qu'il voit et de ce qu'il pense, surtout par la fluidité de son écriture. Cette apparente facilité ne doit pas être si facile que ça. Le dernier texte est à cet égard une merveille d'habileté, de virtuosité et de suspense.


  • La revue de presse Jérôme Dupuis - L'Express, février 2016

Emmanuel Carrère : portrait en creux d'un "voyeur" inspiré...
Pour raconter ces autres vies que la sienne, Carrère déploie ce style fluide diaboliquement efficace qu'on lui connaît bien désormais, se mettant en scène en train d'enquêter, même si son sujet s'appelle Goulag ou Dieu...
Pour un écrivain, le recueil de textes disparates peut constituer un test cruel, révélant la vacuité d'articles de circonstance. Ici, c'est tout le contraire qui se produit. Ce livre profus dessine une magnifique autobiographie fragmentée d'Emmanuel Carrère. Quand on vous disait qu'il avait du flair pour trouver les bons personnages...


  • La revue de presse Jean-Claude Raspiengeas - La Croix du 25 février 2016

Un recueil de textes divers (reportages, préfaces, chroniques érotiques, projets de films, profils perdus, compte rendus de procès, éloges) rassemble, sur un quart de siècle, ce qui finit par apparaître comme l'atelier de l'écrivain, ses études préparatoires, le palimpseste de ses livres en devenir. Ou une forme stylisée d'autobiographie éclatée...
Cet amateur de romans russes s'enfonce dans les mystères d'une humanité, victime d'elle-même, dont il croque les errements, en les rapprochant de ses propres tourments. Ce familier de Dostoïevski, de Tolstoï et de Tchekhov connaît, pour l'avoir éprouvée lui-même, la fragilité des êtres qu'il dessine, au pinceau de l'empathie et de la compassion.


  • La revue de presse Anne Diatkine - Libération du 18 février 2016

On sort enthousiaste de la lecture du recueil, Il est avantageux d'avoir où aller, rassemblant les articles qu'Emmanuel Carrère a publiés des années 90 à nos jours...
Très vite, les écrits de circonstance se font nouvelles, avec en creux, à chaque fois, la question persistante de la place : où se situer, quand on relate une histoire, qu'elle soit fictive ou vécue, par d'autres ou par soi ?


  • La revue de presse Raphaëlle Leyris - Le Monde du 18 février 2016

Chacun de ces textes est intéressant en lui-même, dans ce que Carrère y décrit avec, toujours, le même talent pour la limpidité, la même intelligence dans sa manière de «tourner autour du pot» afin d'aller, en réalité, directement au coeur des choses. Mais leur succession aussi est fascinante, parce qu'elle semble retranscrire l'itinéraire de l'auteur. Elle donne l'impression d'accéder aux coulisses de son oeuvre...
On y voit des angoisses récurrentes, des questions qui reviennent sans cesse, comme celle des vies multiples, on y lit des amitiés qui perdurent (avec l'ancien éditeur Olivier Rubinstein) et d'autres qui se brisent (avec l'écrivain Renaud Camus, devenu un idéologue d'extrême droite). Dans le choix des textes et leur montage, comme dans l'adjonction d'une sorte de voix off, faite de courtes incursions d'Emmanuel Carrère au début ou à la fin de certains articles, Il est avantageux d'avoir où aller dresse, sur vingt-cinq ans, un portrait de son auteur, en homme, en journaliste et en écrivain, absolument passionnant.


  • La revue de presse Grégoire Leménager - L'Obs du 11 février 2016

L'auteur du «Royaume» publie un copieux volume d'articles qui, de l'affaire Romand à la polémique Renaud Camus et à la Russie de Poutine, sont aussi la matrice de son oeuvre.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 10 février 2016

Chez Emmanuel Carrère, l'écrivain ne s'efface jamais derrière le journaliste. Ce que nous rappellent les articles réunis ici en un passionnant volume...
Par-delà la variété des sujets, par-delà l'hétérogénéité des climats et des tons que ces motifs imposent existe pourtant une unité fondamentale, qui tient à la présence même de Carrère dans ces textes - comme il est présent, omniprésent dans ses livres, par le biais de l'autobiographie, mais tout autant par son écriture précise et efficiente, la lucidité de son regard souvent teinté d'ironie et d'autodérision, l'attachement à la vérité qui est sien, la dimension spéculative vers laquelle tendent ses pensées, et toujours sa curiosité pour l'autre - «je me considère dans ma partie comme une sorte de portraitiste».


  • Les courts extraits de livres : 30/01/2016

TROIS FAITS DIVERS

1

«Je suis heureux que ma mère soit vivante»

Les 21 et 22 novembre derniers, un garçon de vingt et un ans, Franck B., comparaissait devant la cour d'assises de Melun pour avoir tenté de tuer Hélène R., sa mère naturelle. Voici leur histoire.
Vingt ans plus tôt, Hélène R. n'était pas encore «mère naturelle», seulement fille-mère et paniquée par ce qui lui arrivait. Elle avait accouché sans oser en parler à personne, perdu sa place de bonne à tout faire et la chambre qui allait avec. Elle traînait de foyer en foyer avec son petit garçon, puis son petit garçon et son gros ventre, puis ses deux petits garçons car, la répétition étant le propre du malheur, Alexandre était né deux ans après Franck et de père aussi inconnu que lui. Murée dans le silence, la peur et l'habitude des rebuffades, elle ne savait pas à qui s'adresser pour obtenir de l'aide, ni quelle sorte d'aide au juste elle désirait. La DASS, à la porte de laquelle on se retrouve en pareil cas, il est avantageux d'avoir où aller ne savait trop non plus s'il valait mieux l'aider à garder ses enfants ou à s'en décharger.
Sans doute auraient-ils moins souffert d'être une fois pour toutes abandonnés plutôt que ballottés de nourrices négligentes en placements provisoires, mais leur mère ne pouvait se résoudre à la séparation définitive. Elle hésitait, revenait les chercher juste avant la date couperet, en sorte que l'abandon, finalement consommé en 1974, s'est étalé sur cinq ans. Elle dit aujourd'hui avoir signé le papier fatal sans comprendre ce qu'elle faisait. Elle dit aussi que, même après l'avoir signé, elle espérait revoir ses enfants, qu'elle a fait une démarche pour cela auprès de la DASS. Mais cette fois il était trop tard : on les avait adoptés.
Il ne restait à Hélène qu'à pleurer toutes les nuits, à se taire comme toujours elle s'était tue, et pour se consoler, pour se faire plus de mal aussi, à imaginer que ses petits garçons, quelque part en France, vivaient chez des gens bien qui les aimaient et qu'ils aimaient.
En quoi elle ne se trompait pas. Les B., qui avaient adopté ensemble Franck et Alexandre, rebaptisé Alain parce que contrairement à son frère il était assez petit pour ne pas se rappeler son prénom, les B. étaient sans aucun doute des gens bien.
Tous les parents, du jour où ils le deviennent, découvrent avec émerveillement une peur qui ne les quittera plus, et cette peur est plus vive encore, forcément, chez les parents adoptifs. On devine que les B. portèrent à leurs garçons un amour inquiet, scrupuleux, qui à la moindre alerte craignait d'avoir démérité. Or les alertes vinrent, et comme on pouvait s'y attendre vinrent de Franck. C'était un enfant difficile, taciturne, révolté. Les B. firent tout ce qu'ils purent pour se conduire comme si Franck était vraiment leur fils et sans mauvaise conscience exercer sur lui une saine autorité. En dépit ou à cause de quoi l'échec, caractériel et scolaire, s'accusa au fil des années, désolant assez M. B. pour que sa femme préfère ne pas l'affliger davantage en lui montrant ce qu'elle avait découvert dans la chambre de Franck et qui devait plus tard, passant de main en main, donner le frisson au jury chargé de le juger : un faire-part, un vrai, dûment imprimé, par lequel M., Mme B. et Alain avaient la douleur d'annoncer la mort de leur fils et frère Franck, survenue dans sa quinzième année. La date était laissée en blanc.


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