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.. Quatuor

Couverture du livre Quatuor

Auteur : Anna Enquist

Traducteur : Emmanuelle Tardif

Date de saisie : 16/05/2016

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Lettres néerlandaises

Prix : 21.90 €

ISBN : 9782330057961

GENCOD : 9782330057961

Sorti le : 03/02/2016

"La musique donne une forme au chagrin, une sonorité à l'absence tout en offrant une sorte de consolation..."
«Quatuor» de Anna Enquist est un très beau roman autour de quatre personnages et d'un terrible drame. Ils sont violoncelle, alto, premier et deuxième violon, chacun avec leur histoire, la musique cicatrisant les blessures intimes et cimentant leur amitié. A côté, il y a Reinier, vieil homme qui fut soliste virtuose, maintenant, toujours seul, confiné dans la paranoïa et terreur du monde inhospitalier qui l'entoure.
Un roman douloureux, sensible, pointant du doigt la place de l'humain dans nos sociétés contemporaines, absolument remarquable.


  • Les présentations des éditeurs : 23/02/2016

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

Anna Enquist nous entraîne dans un avenir proche et dans une ville qui, jamais nommée, ressemble étrangement à Amsterdam. Un quatuor amateur réunit des amis à qui la pratique musicale offre un dérivatif bienvenu à une vie professionnelle ou personnelle difficile. Caroline (violoncelle) est médecin généraliste ; Jochem (alto) est luthier ; Heleen (deuxième violon) est infirmière ; Hugo (premier violon) dirige un centre culturel qui n'en a plus que le nom...
Et puis il y a Reinier, ancien soliste virtuose auprès de qui Caroline prend toujours des leçons, vieillard vivant reclus dans la terreur du monde qui l'entoure. Tandis que la musique de Mozart, Schubert ou Dvorak est une consolation pour les quatre amis, la ville alentour est le théâtre d'une affaire criminelle qui, de prime abord, ne semble pas les concerner.
Dans l'avenir proche esquissé par Anna Enquist, la culture est un luxe inutile, l'assurance maladie un privilège, et la vieillesse une disgrâce que l'on camoufle dans des institutions aux allures pénitentiaires. Un monde inhospitalier, inquiétant, et qui pourtant nous est familier. À la beauté du motif musical, la grande romancière néerlandaise ajoute ici des éléments nouveaux dans son oeuvre : une critique politique et sociale aux accents visionnaires et une intrigue digne d'un thriller.

Musicienne, pianiste concertiste, Anna Enquist est aussi psychothérapeute, spécialité quelle a longtemps exercée en milieu hospitalier. Elle consacre aujourd'hui sa vie à l'écriture. Son oeuvre poétique et romanesque est l'une des plus importantes de la littérature néerlandaise contemporaine. Elle est traduite dans de nombreux pays.



  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 9 mars 2016

Comment fait-elle ? On ne peut s'empêcher, en refermant Quatuor, de se poser la question. Comment la Néerlandaise Anna Enquist parvient-elle à lier abstraction et réalisme ? A dire la peur de vieillir seul et la joie apaisante de se réunir pour jouer de la musique ? A croiser les monologues de personnages enfermés dans leur détresse puis égratigner un monde bruyant qui n'a rien de civilisé ? Son nouveau livre est un chef-d'oeuvre et il est loin d'être le premier. Cette romancière-pianiste-psychothérapeute construit depuis vingt ans une oeuvre exigeante mais parfaitement accessible, d'une grande beauté formelle et d'une profondeur infinie.


  • La revue de presse Natalie Levisalles - Libération du 18 février 2016

La Néerlandaise Anna Enquist croque un quatuor au bord du précipice. Comme il arrive dans d'autres romans d'Anna Enquist, l'histoire commence après un drame. De manière injuste et pourtant logique, les choses vont encore se gâter, malgré la bonne volonté de personnages plutôt courageux, intelligents et estimables mais, hélas, aussi ambivalents et imparfaits que beaucoup d'entre nous...
On l'a compris, Quatuor n'est pas un livre totalement joyeux. La bonne surprise, c'est que, avant qu'il ne s'achève, le roman psychologique se sera transformé en thriller et que le lecteur y aura trouvé de la lumière.


  • La revue de presse Emmanuelle Giuliani - La Croix du 17 février 2016

Malmenés par la vie, les personnages d'Anna Enquist puisent leur réconfort dans l'amour de l'art...
De même que le récit est pris en charge tour à tour par chacun des héros qui se passent la plume comme les instrumentistes se passent les phrases musicales, le ton de la romancière connaît d'incessantes métamorphoses...
Avec son mari, Jochem, luthier et altiste, et ses amis Heleen et Hugo, violonistes, Caroline forme donc un quatuor à cordes d'amateurs éclairés, dont la passion pour l'art console la vie dissonante. Pourtant, «l'univers du crime et des châtiments, refoulé par la musique le temps d'une soirée», les rattrape dès leurs archets posés. La quiétude et la plénitude dispensées par Mozart ou Schubert sont aussi fragiles que l'écho d'une note mourante. Pourtant cet éphémère est plus précieux que bien des certitudes et des ancrages rassurants.


  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 18 février 2016

Ça pourrait être du Bergman. C'est du Bergman. Une intrigue infime, des silences lourds de sens, des chagrins indéracinables, des âmes nues titubant de chagrin... Pas «drôle», le dernier roman d'Anna Enquist ? Bien sûr que non. Et tant mieux. Car la romancière néerlandaise sait que l'art n'est pas drôle, en général. Elle ne cherche ni à plaire ni à distraire. Encore moins à être dans l'air du temps. Elle écrit de la même façon qu'Ingmar Bergman filme les pensées...
La musique est ce qui permet de contempler le gouffre sans s'y précipiter. Elle n'est pas seulement là pour consoler. Elle est ce qui subsiste lorsque tout le reste a échoué. On voit bien quel processus circulaire s'enclenche sous la plume d'Anna Enquist. Et pourquoi elle place la démarche créative au-dessus de tout...
Rien d'abstrait pourtant ici. Rien d'intellectuel. Comme toujours chez Anna Enquist, l'écriture est limpide. Sobre et concrète. Empruntant même au polar sur la fin du roman. Une fin métaphorique où l'art et les artistes se retrouvent soudainement otages du grand banditisme...


  • Les courts extraits de livres : 23/02/2016

Maintenant qu'il est arrivé à un âge avancé, il se réveille tôt. Trop tôt. Il regarde le jour pâle à travers la fenêtre du jardin. Il ne peut pas voir quel temps il va faire, tout est encore possible. Les herbes hautes ont envahi le jardinet. Foisonnement. Tiges qui s'étirent. Il ne s'en est jamais vraiment préoccupé. A présent, il éprouve une vague inquiétude à la vue de cet océan végétal. Les voisins. Personne ne lui a encore fait de reproches, mais ce n'est qu'une question de temps. Dispersion de graines indésirables lors des tempêtes d'automne. Vue gâchée depuis les terrasses et les balcons voisins. Preuve de vieillesse et d'impuissance. Faire venir un jardinier, quelqu'un qui pourrait tout arracher, tout évacuer en une demi-journée. Mettre des dalles.
Il s'éloigne de la fenêtre avec difficulté, traînant des pieds. Son genou commence à irradier cette douleur aiguë qui lui est si familière. Les portes coulissantes du salon. Lourdes. Jamais de lumière là-dedans. Allumer le lampadaire, en appuyant du pied sur l'interrupteur posé au sol. S'asseoir dans le fauteuil. Il sait qu'il va avoir du mal à en ressortir. Le journal doit se trouver dans l'entrée : en se réveillant, il a entendu le clapet de la boîte aux lettres se refermer d'un coup sec. On ne peut rien y faire. Tant pis pour les nouvelles. Il essaie de contrôler sa respiration. Il étend sa jambe endolorie devant lui, pose délicatement la tête contre le dossier.
Les rideaux sont tirés. Ne pas s'exposer aux regards, jamais. Le piano à queue est placé à côté de la fenêtre, contre le mur du couloir. Ses touches d'ivoire sont jaunies, mais intactes. Le couvercle refermé miroite comme une étendue d'eau noire. Adossée au mur d'en face se trouve l'armoire où il conserve ses partitions. Cordes en réserve, colophane, une sourdine. Le violoncelle est posé debout dans l'angle obscur entre l'armoire et la fenêtre. L'étui est lourd. À l'ancienne. Aujourd'hui, il y a des modèles en matériaux de synthèse qui ne pèsent pratiquement rien, on se demande même si l'instrument est à l'intérieur, tellement le fardeau est léger. C'est ce que disent ses élèves. Son élève, se reprend-il intérieurement, il n'en a plus qu'une seule.
Sortir le violoncelle. Il sent la douleur lui transpercer le genou à la seule idée de détacher les fermoirs, surtout celui du bas, qui l'oblige à s'agenouiller ; soulever l'instrument, manoeuvrer le précieux objet en bois de façon que le chevalet ne heurte pas le couvercle de l'étui - et il faut encore attraper l'archet, le tendre et tâcher de se loger dans le fauteuil, avec le violoncelle. Enfin, au cas où il voudrait aller plus loin que les exercices de technique et les gammes : prendre une partition, rapprocher le pupitre, chercher ses lunettes. Il ferme les yeux et passe mentalement l'archet sur chacune des quatre cordes, l'une après l'autre, sans s'agiter. L'exubérante corde de la, celle de ré, modeste, qu'il faut toujours pousser un peu, la corde de sol, qui vient en renfort, permettant à l'instrument d'exprimer sa personnalité, et puis celle de do, grave et mystérieuse. Aujourd'hui je vais y arriver, se dit-il. Et après, je ne le range plus, je le mets sur le piano. À portée de main. Caroline m'aidera bien à le redescendre ce soir, quand elle viendra pour sa leçon.
Le silence l'emmitoufle comme une couverture. Il lui faudra du courage pour le rompre. La pièce est bien isolée. Les rideaux absorbent le son. Mon coup d'archet est moins vigoureux qu'avant. Allons, du calme. Ne pas s'énerver.


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