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.. Nos rêves indiens

Couverture du livre Nos rêves indiens

Auteur : Stéphane Marchand

Date de saisie : 02/06/2016

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Editions Fleur sauvage, Saint-Hilaire-Cottes

Prix : 15.20 €

ISBN : 9791094428177

GENCOD : 9791094428177

Sorti le : 01/04/2016

On peut dire bien des choses des livres que nous lisons... qu'ils nous transportent, qu'ils nous baladent, qu'ils nous font rêver mais peu d'entre eux peuvent se vanter de nous donner des frissons d'émotions fortes teintées de mélancolie joyeuse.
Ces frissons s'imprègnent en notre for intérieur de façon salutaire tel un cachet d'optimisme qui nous ouvrirait de nouveaux horizons.
Les mots s'échangent entre auteur et lecteur comme une sorte de confidence, un lien invisible d'une relation de cause à effet, un jeu de rôle où l'auteur devient acteur et le lecteur, metteur en scène d'une pièce de théâtre parfaitement orchestrée.
Pas de fausse note sur la portée de ces quelques jolies phrases alignées d'un bout à l'autre de ''Nos rêves indiens" dont l'écriture est sublime. C'est un concentré d'émotion d'une infinie tendresse et la réalité d'une tristesse annoncée.
J'aime à penser, monsieur Stéphane Marchand, qu'à la lecture de "Nos rêves indiens" était notre rencontre. Second rendez-vous comblé (après Maelström) d'une libraire et de son auteur, ce roman est une petite merveille à lire, à offrir et à savourer sans modération.


  • Le courrier des auteurs : 29/06/2016

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis un rêveur, juste un rêveur qui s'efforce de trouver son équilibre dans la réalité. Je partage mon temps entre la peinture, la photographie et l'écriture. J'ai 55 ans, deux petits hommes exceptionnels dans ma vie, une semaine sur deux. Émule du Walden selon Henri David Thoreau, j'habite une maison en bois au milieu des arbres avec vue sur un lac. C'est un paradis dans le monde comme il va. Je mesure chaque jour ma chance de pouvoir au fil des saisons admirer mes enfants s'épanouir dans cet univers protégé.
Pour régler mes factures, je mène une activité parallèle : je compose en effet des séries érotiques en plusieurs volumes pour le compte des Éditions Addictives. C'est un exercice parfois éreintant, mais plutôt instructif. C'est comme l'entraînement d'un sportif. Et une bonne école de rigueur, car les personnes pour lesquelles je travaille savent parfaitement ce qu'elles veulent

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La fragilité des rêves qu'il faut protéger contre vents et marées. «Nos rêves indiens» est un roman intimiste qui gravite autour des choses de la vie, des relations entre les êtres. J'y parle beaucoup de moi, j'avoue, de mes blessures, de mes espoirs et de mes petits bonheurs. Je m'interroge sur le sens de la vie, j'aborde les moments forts qu'elle nous propose. J'espérais de tout coeur que d'autres que moi s'y retrouveraient et obtiendraient des réponses à certaines questions. Ou tout du moins «se sentiraient un peu moins seules», comme me l'a si joliment écrit une lectrice. Et à découvrir les premiers retours chaleureux et émouvants de celles et ceux qui ont lu «Nos rêves indiens», je sais désormais que j'ai atteint mon but. Je suis à la fois fier et reconnaissant d'être si tendrement perçu.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Une phrase magnifique de Paul Éluard : «J'entends ta voix vibrer dans tous les bruits du monde»
Et puis peut-être aussi ces derniers mots de ma préface : «Il est petit ce livre, mais pour l'écrire j'ai dû ouvrir mon coeur en grand». Je vous assure que c'est sincère...

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Ce serait une playlist composée de différentes atmosphères. On y entendrait Reggiani, les voix de Romy Schneider et Michel Piccoli dans les «Choses de la vie», Miles Davis, Chet Baker et Sinatra, Burt Bacharach, Michel Legrand et Georges Delerue, Fauré, Mahler, Stevie Wonder et David Bowie, Barbara quand elle chante «Mes hommes», «Ton héritage» de Benjamin Biolay et Alain Bashung quand «il ment la nuit»...
La liste est loin d'être exhaustive.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'envie de vivre, sans conteste. J'ai envie qu'ils frissonnent ou s'émeuvent, qu'ils rient, qu'ils pleurent, qu'ils voyagent dans un monde à part ou se retrouvent tout simplement entre deux lignes. Et qu'ils referment le livre avec comme une petite musique dans le coeur.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Je n'ai pas vraiment de rituel d'écrivain. Mais j'ai toujours près de moi le Montblanc que m'a offert mon père le jour de mes 18 ans et dont la plume s'est cassée à la fin de l'écriture de «La Partition du voyageur», mon premier roman publié par Simone Gallimard. J'écris souvent debout, je ne sais pas pourquoi. Au crayon, au stylo, sur des feuilles et des post-it, et bien entendu sur le clavier de mon ordinateur. J'écris tout le temps, le jour, la nuit, surtout durant les semaines où mes petits hommes ne sont pas avec moi. Pour oublier un peu qu'ils me manquent. J'écoute de la musique que l'on retrouve bien souvent dans mes romans, comme la bande-son d'un film. Aussi loin qu'il m'en souvienne, j'ai toujours eu des images et des airs dans la tête, qui s'harmonisent et deviennent les plans d'un long-métrage. Sans doute parce que le cinéma demeure pour l'heure un vieux rêve non encore réalisé.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
L'inspiration me vient quand je conduis, quand je découvre des paysages, quand je m'endors, quand je rêve, quand je vis, quand je croise des visages, des regards. Et quand les gens que j'aime me disent des choses qui m'émeuvent, me troublent ou me font rire.
L'inspiration me vient quand j'ai peur de la vie et que j'ai pourtant tellement envie de la dévorer.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
J'écris depuis toujours. Entre l'enfance et l'adolescence, je rêvais de devenir acteur, chanteur, peintre ou écrivain. Avant la publication de mon premier roman au Mercure de France, j'ai fait deux rencontres importantes. D'abord François Nourissier qui m'a téléphoné pendant un long moment pour m'encourager avec une exceptionnelle générosité à ne jamais lâcher l'affaire. C'était à une époque où les gens prenaient le temps de consacrer leur temps. Puis Jean-Claude Berline qui officiait chez Fayard m'a guidé jusqu'à Simone Gallimard et Nicolas Bréhal. Je n'oublierai jamais cette période bénie. Par la suite, j'ai rencontré Timothée Duboc chez Bayard où j'ai pris un immense plaisir à écrire des histoires pour les enfants. Aujourd'hui encore, seize ans plus tard, je continue à dédicacer des exemplaires d'«Un martien dans le frigo»
Si je ne garde pas un souvenir impérissable de mes relations avec Flammarion, cela m'a tout de même permis de faire découvrir aux lecteurs mon premier thriller intitulé «Maelström».
C'est vraiment avec «Nos rêves indiens» que j'ai redécouvert cette notion de complicité éditoriale si chère à mon coeur. David Lecomte et sa belle équipe des Éditions Fleur Sauvage sont vraiment très présents.
Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, je viens de faire la connaissance de Lilas Seewald et Isabelle Varanges, chez Bragelonne et Milady. Mon prochain thriller sera publié par les Éditions Bragelonne en Octobre 2017. Je suis ravi. Et très excité également à l'idée de composer une trilogie érotique sous pseudonyme pour le compte de Milady Romantica.
PS : j‘ai bien conscience d'avoir un peu dérivé par rapport au sens premier de votre question.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ?
«La Chute» de Camus a toujours été pour moi une leçon d'écriture. J'étais également bercé par Jean Giono, René Char et Saint-John Perse. «Berlin Alexanderplatz» d'Alfred Döblin m'a profondément marqué ; «Le Monde selon Garp» de John Irving m'a fait voyager ; et «Le Maître des illusions» de Donna Tartt m'a impressionné. Là encore, la liste n'est pas exhaustive.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
La question est intéressante. Pour ma part, je pense qu'il y a surtout beaucoup d'auteurs, peu d'écrivains. Je veux parler de personnes comme Modiano, Le Clézio, Julien Gracq. Un auteur raconte des histoires et c'est parfois divertissant. Mais tout le monde peut le devenir. Être écrivain, c'est autre chose, c'est toute une vie, au point de devenir l'eau d'une rivière, d'accepter de suivre son cours, de supporter ses lenteurs comme la violence de ses courants. Avec des passages jouissifs dans les rapides. C'est extrêmement rare. C'est à cela que je tends, quitte à ne rien publier pendant des années. Pour tout dire, publier ne signifie pas pour autant qu'on est écrivain. Même lorsqu'on atteint une certaine renommée. Je suis d'ailleurs invariablement «fasciné» de découvrir ces auteurs à succès qui concoctent un roman par an, pour répondre en partie à une demande éditoriale basée sur la notion de profit. C'est fort regrettable puisque le résultat est la plupart du temps assez décevant. Bien entendu, cela n'est que mon humble avis  J'imagine simplement qu'écrire passe d'abord par un respect de soi-même pour espérer offrir à l'autre le meilleur. Des mots de René Char m'accompagnent depuis plus de trente ans : «J'ai, captif, épousé le ralenti du lierre à l'assaut de la pierre de l'éternité». La pensée de ce grand poète résume assez bien l'idée de ce que peut signifier l'acte d'écrire ou de vivre. J'ai pour ma part attendu quatre ans avant de me décider à soumettre «Nos rêves indiens» au regard des autres. Quand j'ai enfin sauté le pas, j'étais prêt à l'assumer et je ne regrette rien. Ma plus grande satisfaction est d'avoir découvert au fil des jours qu'il s'agissait vraiment de «nos» rêves. Pas seulement les miens, mais ceux des lectrices et lecteurs. Leurs réactions m'ont profondément ému. Être bouleversé par les personnes qu'on a tant désiré bouleverser soi-même est un bonheur qui n'a pas de prix.
Plus clairement et simplement, je pense qu'un écrivain doit être «utile à vivre et à rêver». Etienne-Roda Gil a eu tellement raison d'offrir ces jolis mots à Julien Clerc. Et tout est un peu là, faire en sorte de devenir «utile à vivre et à rêver». Avec de l'élégance, de la délicatesse, avec le coeur, avec les tripes, de tout son être quoi qu'il en soit.
Il ne faut jamais oublier de se donner sans concessions tout en travaillant ses gammes à longueur de journée. Il me semble impossible d'exister autrement.
En somme, un écrivain peut sans doute «servir» à mieux vivre.


  • Les présentations des éditeurs : 29/06/2016

C'est l'histoire de gens qui se croisent, se rencontrent, se quittent ou se retrouvent. Au rythme de la bouleversante musique du hasard et des souvenirs, ces quelques êtres vont nous rappeler au sens de la vie, à ses moments forts et ses petits bonheurs... si précieux.

«Roman bouleversant, délicate notion de l'amour et de l'Être, Nos Rêves Indiens ressuscite la pensée profonde et moribonde de l'existentialisme. Entre chagrins, compassion, nostalgie et bonheur, la traversée de ce récit reste imprimée dans le coeur...»
Fabio M. Mitchelli

«Il est des livres qui changent votre vie. Parce qu'ils vous tombent dessus, au bon moment, et donnent l'impression de se sentir moins seul et plus vivant.»
Amélie Lamiée


  • Les courts extraits de livres : 29/06/2016

Prélude pour dire merci.

Il est petit ce roman, mais il est tellement important dans ma vie. Comme si c'était mon tout premier livre. Petit, mais essentiel, à mes yeux tout du moins. Je le porte en moi depuis quatre ans. Je n'osais pas le faire lire. C'était intime puisque j'y livre mes peurs et mes espoirs, mes blessures et mes sourires. Il est né sans prévenir le jour de mes 50 ans. Je m'en souviendrai toujours de ce demi-siècle. Un maelström m'a secoué en tout sens, j'ai quitté la route et j'ai changé. Un divorce, la parution d'un livre précisément intitulé Maelström, une exposition de peinture au titre évocateur, Ailleurs, comme si la vie m'intimait l'ordre de partir un peu. Ainsi tout est arrivé en même temps. J'en ai souffert et j'ai grandi un peu. Même si je ne voulais pas. J'ai dû apprendre à comprendre que l'amour ne dure pas toujours même si on ne l'oublie jamais, j'ai dû apprendre à n'être heureux qu'une semaine sur deux avec les deux grands petits hommes de ma vie sans jamais réussir à m'y faire, à devenir un peu adulte tout en nourrissant les rêves qui m'empêcheront toujours de l'être trop. Ce livre est la petite histoire des bonheurs si fragiles et des conflits qui peuvent déchirer les êtres comme des feuilles de papier. J'ai pensé que certains pourraient s'y reconnaître, y trouver des réponses ou des consolations, en rire, en pleurer, en vivre.
Il est petit ce livre, mais je me sens tellement imprimé dans tous ses personnages. On se cache toujours un peu, par pudeur, mais si peu en l'occurrence. Je me suis juste éparpillé entre mes personnages. Il est petit ce livre, mais il raconte l'histoire d'un jour, d'un événement banal qui peut changer une vie. Car c'est souvent un grain de sable qui nous change de côté. Pour moi ce fut la fin d'un amour et une séparation. Mais ça peut être mille autres circonstances : une maladie, un licenciement, ou comme dans Nos rêves indiens, passer quelques minutes enfermé dans les toilettes d'un train. Je l'ai vécu, ce livre est né de cet instant. Tout peut arriver en quelques secondes et la journée qui s'ensuit peut bouleverser le cours des choses.
J'écris depuis toujours, j'écris même des milliers de signes sous pseudonyme dans une sorte de vie parallèle, deux millions de signes en 2015, à tel point que j'ai parfois l'impression d'être Belmondo dans Le Magnifique, même si ma voisine ne ressemble pas à Jacqueline Bisset, mais quand on parle de soi sans tricher, sans se masquer derrière le rempart de la fiction, on a soudain l'impression d'écrire pour la première fois, de naître un peu en soi-même. Qu'il soit lu par cent, mille ou cent mille personnes, peu m'importe. Vraiment. L'essentiel est qu'il offre des larmes et des sourires à quelques êtres. Qu'il touche celles et ceux qui ont besoin de l'être. Alors je suis content qu'il soit publié chez un éditeur en devenir, un éditeur qui ressemble pour l'heure à l'histoire de ce livre. Quelque chose de fragile qui ne demande qu'à vivre fort et longtemps. J'aime le nom de cette maison, Fleur Sauvage, c'est comme un signe pour moi, le type qui vit à l'écart des bruits du monde, petit émule d'Henri David Thoreau, fantôme de Walden dans sa maison au milieu des bois. Un peu rebelle à jamais, mais moi-même. Et puis quand même, je les entends les bruits du monde. J'écoute toujours la voix de ceux que j'aime et j'espère qu'ils m'entendent à leur tour quand, de ma voix la plus chaude, je leur murmure qu'ils comptent pour moi. Que tout ce que je fais c'est un peu beaucoup pour eux. (...)


  • L’amour des livres, avec Bonnelecture.fr : 29/06/2016

Quelle place tiennent les livres dans votre vie ?
Grâce à mes parents, les livres m'accompagnent depuis l'enfance, comme un décor et un trésor ; je les caresse, les serre contre mon coeur, et quand à leur tour deux petits hommes sont entrés par miracle dans ma vie, je leur ai d'abord appris à respirer les livres avant de les ouvrir, pour enfin lire et relire ces formules magiques que sont les mots d'encre sur le papier.


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