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.. De nos frères blessés

Couverture du livre De nos frères blessés

Auteur : Joseph Andras

Date de saisie : 01/08/2016

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 17.00 €

ISBN : 978-2-330-06322-1

GENCOD : 9782330063221

Sorti le : 11/05/2016

Alger, 1956. Fernand Iveton est un Français d'Algérie qui a pris fait et cause pour l'indépendance. A ce titre, il prépare un sabotage de l'usine où il travaille : il s'agit de faire du bruit, sans pour autant blesser quelqu'un. Il est dénoncé avant d'avoir pu mener à bien son acte. Et donc arrêté, torturé, puis jugé et condamné à mort pour cette intention. Il est exécuté deux ans plus tard. C'est qu'il faut un exemple, une démonstration de force.

C'est une histoire vraie, émergée des trous noirs de la République française. Fernand Iveton n'était ni un intellectuel ni un militant ; c'était un homme modeste, qui s'est levé au nom des valeurs simplement humaines d'égalité, de liberté, de fraternité, pour et avec ses frères algériens.

La puissance et la grâce de ce premier roman résident dans l'entremêlement de la grande avec la petite histoire : on y respire par son chant d'amour pour un pays, aux échos parfaitement maîtrisés de Camus, et celui pour Hélène, l'épouse aussi simple et belle que lui.

Porté par une écriture remarquable, certainement le plus beau roman de cette année !


Alger, 1956. Fernand Iveton est un Français d'Algérie qui a pris fait et cause pour l'indépendance. A ce titre, il prépare un sabotage de l'usine où il travaille : il s'agit de faire du bruit, sans pour autant blesser quelqu'un. Il est dénoncé avant d'avoir pu mener à bien son acte. Et donc arrêté, torturé, puis jugé et condamné à mort pour cette intention. Il est exécuté deux ans plus tard. C'est qu'il faut un exemple, une démonstration de force.

C'est une histoire vraie, émergée des trous noirs de la République française. Fernand Iveton n'était ni un intellectuel ni un militant ; c'était un homme modeste, qui s'est levé au nom des valeurs simplement humaines d'égalité, de liberté, de fraternité, pour et avec ses frères algériens.

La puissance et la grâce de ce premier roman résident dans l'entremêlement de la grande avec la petite histoire : on y respire par son chant d'amour pour un pays, aux échos parfaitement maîtrisés de Camus, et celui pour Hélène, l'épouse aussi simple et belle que lui.

Porté par une écriture remarquable, certainement le plus beau roman de cette année !


Algérie 1956. Fernand Iveton est un jeune militant communiste. Sa mission consiste à déposer une bombe dans l'usine où il travaille. Destinée à faire du bruit, mais aucune victime car dans un endroit vide, la bombe ne se déclenchera pas mais sera découverte, et Fernand arrêté. Torturé, jugé de manière expéditive, il est condamné à mort. Joseph Andras nous fait vivre les derniers instants, et la jeunesse en filigrane, d'un homme exécuté pour l'exemple, dans le silence assourdissant du parti communiste et des plus hautes autorités de l'État. Le portrait d'un homme engagé et passionnément amoureux de son épouse Hélène. Un roman percutant et poignant, remuant, inoubliable.


  • Les présentations des éditeurs : 19/05/2016

Alger, 1956. Fernand Iveton a trente ans quand il pose une bombe dans son usine. Ouvrier indépendantiste, il a choisi un local à l'écart des ateliers pour cet acte symbolique : il s'agit de marquer les esprits, pas les corps. Il est arrêté avant que l'engin n'explose, n'a tué ni blessé personne, n'est coupable que d'une intention de sabotage, le voilà pourtant condamné à la peine capitale.
Si le roman relate l'interrogatoire, la détention, le procès d'Iveton, il évoque également l'enfance de Fernand dans son pays, l'Algérie, et s'attarde sur sa rencontre avec celle qu'il épousa. Car avant d'être le héros ou le terroriste que l'opinion publique verra en lui, Fernand fut simplement un homme, un idéaliste qui aima sa terre, sa femme, ses amis, la vie - et la liberté, qu'il espéra pour tous les frères humains.
Quand la Justice s'est montrée indigne, la littérature peut demander réparation. Lyrique et habité, Joseph Andras questionne les angles morts du récit national et signe un fulgurant exercice d'admiration.

Né en 1984, Joseph Andras vit en Normandie. Il voyage régulièrement à l'étranger. De nos frères blessés est son premier livre.



  • La revue de presse Raphaëlle Leyris - Le Monde du 26 mai 2016

De nos frères blessés est ainsi un texte qui avance contre la propagande d'Etat autant que contre l'oubli de l'histoire ; il leur oppose son lyrisme vibrant et sombre (on songe parfois au magnifique Où j'ai laissé mon âme, de Jérôme Ferrari, Actes Sud, 2010), qu'il parvient cependant à «tenir» assez pour ne pas alourdir didactiquement son propos. C'est un livre qui veut de toutes ses forces ­rendre aux mots leur sens et à un homme, son existence, ses ­convictions, ses bonheurs aussi. Court et dense, il recèle une puissance frappante, qui lui a valu de se voir attribuer le prix Goncourt du premier roman, le 9 mai, moins d'une semaine après sa publication et alors qu'il ne figurait pas sur la liste des finalistes. Quelques jours plus tard, Joseph Andras l'a refusé, demandant, par une lettre aux jurés, qu'on ne cherche pas dans ce geste «à déceler la moindre arrogance ni forfanterie (...) : seulement le désir profond de s'en tenir au texte, aux mots, aux idéaux portés, à la parole occultée d'un travailleur et militant de l'égalité sociale et politique». Pour que seul le nom de Fernand Iveton compte, et que ne vienne le recouvrir celui de ­Joseph Andras. Lequel, fût-il le pseudonyme d'un jeune auteur soucieux de demeurer dans l'ombre, et en dépit de son louable souhait, est bien le nom d'un écrivain à suivre.


  • La revue de presse Sophie Joubert - L'Humanité du 12 mai 2016

Joseph Andras retrace les derniers jours de Fernand Iveton,le seul Européen guillotiné pendant la guerre d'Premier roman dense au lyrisme tenu, De nos frères blessés est écrit d'un seul souffle, suivant pas à pas les derniers jours d'un condamné qui lit les Misérables dans sa cellule et refuse au pied de l'échafaud le secours de la religion. Libre-penseur jusqu'au bout. Le rythme heurté, les phrases hachées épousent la rapidité de l'action, Algérie, qui fut militant communiste...
En quelques scènes qui entrecoupent un récit nerveux, l'auteur retrace avec une profonde humanité l'itinéraire d'un homme mort pour ses idées  : la douce rencontre au bord de la Marne avec sa femme, Hélène, l'enfance en Algérie dans le quartier du Clos-Salembier, l'engagement à 20 ans, après avoir entendu le récit des violences perpétrées par les colons et les miliciens...


  • Les courts extraits de livres : 19/05/2016

Pas cette pluie franche et fière, non. Une pluie chiche. Mesquine. Jouant petit. Fernand attend à deux ou trois mètres de la route en dur, à l'abri sous un cèdre. Ils avaient dit treize heures trente. Plus que quatre minutes. Treize heures trente, c'est bien ça. Insupportable, cette pluie sournoise, pas même le courage des cordes, les vraies de vraies, juste assez pour mouiller la nuque du bout des doigts, goutte avare, et s'en tirer ainsi. Trois minutes. Fernand ne quitte plus sa montre des yeux. Une voiture passe. Est-ce elle ? Le véhicule ne s'arrête pas. Quatre minutes de retard. Rien de grave, espérons. Une seconde voiture, au loin. Une Panhard bleue. Immatriculée à Oran. Elle se range sur le bas-côté - la calandre toute déglinguée, celle d'un vieux modèle. Jacqueline est venue seule ; elle regarde autour d'elle en sortant, à gauche puis à droite, à gauche encore. Tiens, voilà les papiers, tu as toutes les indications dessus, Taleb a tout prévu, ne t'inquiète pas. Deux feuillets, un par bombe, avec les indications précises. Entre 19 h 25 et 19 h 30. Avance du déclic, 5 minutes... Entre 19 h 23 et 19 h 30. Avance du déclic 7 minutes... Il n'est pas inquiet : elle est là, présente, c'est tout ce qui importe. Fernand glisse les papiers dans la poche droite de son bleu de travail. La première fois qu'il l'avait vue, chez un camarade, voix basses et tamis des éclairages, comme de juste, il l'avait prise pour une Arabe, la Jacqueline. Brune, très brune, assurément, un long nez busqué et des lèvres pleines, assurément, mais pas arabe, pourtant, non... Les paupières rebondies sur des grands yeux sombres, quoique francs rieurs, fruits noirs un peu cernés. Une belle femme, à n'en pas douter. Elle sort du coffre deux boîtes à chaussures pour hommes, pointures 42 et 44, c'est indiqué sur le côté. Deux ? Ah, impossible. J'ai prévu que ce sac, regarde, un sac trop petit pour mettre plus d'une seule bombe. Et puis le contremaître me surveille, je vais me faire remarquer si je rentre avec un autre sac. Oui, vraiment, crois-moi. Fernand porte l'une des boîtes à son oreille : sacré boucan, dis donc, tic-tic tic-tac tic-tac, tu es certaine que... ? Taleb ne pouvait pas mieux faire mais tout ira bien, ne t'en fais pas, répond Jacqueline. C'est entendu. Monte, je te dépose un peu plus loin. Drôle de nom, le coin, n'est-ce pas ? Il faut bien discuter de quelque chose, se dit Fernand, qui pense qu'il vaut mieux parler de tout sauf de ça tant que rien n'est fait. Le Ravin de la femme sauvage. Tu connais la légende ?, demande-t-elle. Pas vraiment. Ou je l'ai oubliée... Une femme, c'était au siècle passé, ça nous rajeunit pas, en effet, une femme avait perdu ses deux enfants dans la forêt juste au-dessus, après un repas, un pique-nique, la petite nappe sur l'herbe, le printemps, je ne te fais pas un dessin, les deux pauvres petits malheureux ont disparu dans le ravin, personne ne les a jamais retrouvés et la mère est devenue folle à lier, elle n'a jamais voulu abandonner, elle est restée sa vie entière à les rechercher, alors on l'a appelée la sauvage, elle ne parlait plus, ou juste des petits cris comme une bête blessée, voilà, et un jour on a retrouvé son corps quelque part, là, peut-être où tu m'attendais, qui sait ? Fernand sourit.


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