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.. Désorientale

Couverture du livre Désorientale

Auteur : Négar Djavadi

Date de saisie : 13/10/2016

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Liana Levi, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 22.00 €

ISBN : 9782867468346

GENCOD : 9782867468346

Sorti le : 25/08/2016

Paris, assise dans une salle d'attente, Kimiâ raconte son récit de famille entre légendes, engagement politique et exil. Sous l'oeil et le sourire complices du lecteur, cette femme définit les contours de son identité... Un premier roman comme une renaissance !


Alors qu'elle patiente dans la salle d'attente de l'hôpital Cochin à Paris pour une insémination artificielle, Kimiâ nous raconte son histoire, ses histoires ! L'histoire de sa famille : l'arrière grand-père et son harem d'une trentaine de femmes, la grand-mère maternelle arménienne aux prédictions révélatrices, les soeurs d'une intelligence rare, et surtout les parents profondément engagés, opposés au régime du Shah puis à celui de Khomeiny. Et en toile de fond l'histoire de l'Iran, le pays de son enfance, qu'elle est forcée de quitter, avec sa famille, pour fuir la répression. Elle nous dévoile son arrivée en France, l'exil, les drames, les refuges... Passionnée de musique, amoureuse, Kimiâ se questionne, à la recherche d'une identité, coincée parfois entre deux pays !
Ce roman vertigineux, magnifique, est autant une ode à la liberté qu'un puissant hymne contre les dictatures ; mêlant adroitement réel et fiction, passé et présent, Désorientale est un texte formidable, porté par une écriture tantôt douce, tantôt puissante ! Un premier roman merveilleux !


Parfois nous sommes désorientés. Les media ont le chic pour nous troubler, nous angoisser, nous décentrer. Heureusement les romanciers sont là pour nous éclairer, nous aider, nous apaiser parfois. La scénariste Négar Djavadi a cette générosité, et ce talent. Ses origines persanes lui donnent le goût parfait du mot juste, cher au conteur. Dans ce premier roman délicieux et puissant, Négar nous offre le charme unique de l'Orient. Nos liens avec l'Iran sont historiques, politiques, poétiques. Négar Djavadi naît en Iran en 1969 dans une famille d'intellectuels opposants aux régimes du Shah puis de Khomeiny. Elle arrive en France à l'âge de onze ans, après avoir traversé les montagnes du Kurdistan à cheval avec sa mère et sa soeur. Diplômée d'une école de cinéma, elle travaille quelques années derrière la caméra. Elle est aujourd'hui scénariste (documentaires, courts-métrages, séries) et vit à Paris, ville lumière qu'elle aime tant. Son imaginaire, ses personnages sont d'une richesse inouïe. Kimiâ Sadr, née à Téhéran puis exilée en France, suit un protocole d'insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie, Anna. Dans la salle d'attente, elle se remémore ses souvenirs, sa famille, ses parents, opposés aux différents régimes en place. Le récit évoque l'Iran des années 1970, la France d'aujourd'hui, l'exil, l'homosexualité, l'identité, la transmission. Négar a le sens de l'orientation. Son magnifique roman nous guide lors de nos traversés enchanteresses.


L'écriture de Négar Djavadi est comme la vie de son héroïne, Kimiâ (et la sienne...) : d'abord désorientée, chaotique, déboussolée, puis peu à peu plus posée, plus stable, apaisée. L'exil, l'engagement politique, l'histoire de l'Iran sur trois générations, la recherche de l'identité, la maternité sont les thèmes dont elle esquisse les contours, cherchant toujours le ton le plus juste, celui qui collera le mieux à ses sentiments.
Fuir l'Iran, devenir française, accepter sa différence, gommer ses traits, son accent, vivre avec son héritage familial hors du commun... A travers des allers-retours incessants entre passé et présent, la narratrice nous offre un portrait croisé de l'Iran et de la France, une histoire qu'on n'oublie pas.


  • Le courrier des auteurs : 12/07/2016

1) Qui êtes-vous ? !
À l'instant où je réponds à cette question, l'auteure d'un roman intitulé «Désorientale».

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La mémoire. Ce lieu où le passé se dépose pour être englouti ou ravivé, disparaître ou être réinventé.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Une chanson de Violent Femmes, «I hear the rain», écoutée dans un bazar en Orient.

4) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'envie de traverser les apparences pour aller voir au-delà des êtres et des choses.

5) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
Elles ponctuent mon chemin quand je marche dans la ville. Des havres de paix au milieu de la jungle urbaine.


  • Les présentations des éditeurs : 12/07/2016

Si nous étions en Iran, cette salle d'attente d'hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s'enchaîneraient bavardages, confidences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, Kimiâ a toujours essayé de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l'étourdissant diaporama de l'histoire des Sadr sur trois générations : les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l'adolescence, l'ivresse du rock, le sourire voyou d'une bassiste blonde...
Une fresque flamboyante sur la mémoire et l'identité; un grand roman sur l'Iran d'hier et la France d'aujourd'hui.

Négar Djavadi naît en Iran en 1969 dans une famille d'intellectuels opposants au Shah puis à Khomeiny. Elle a onze ans lorsqu'elle arrive clandestinement en France. Diplômée de l'INSAS, une école de cinéma bruxelloise, elle travaille plusieurs années derrière la caméra avant de se consacrer à l'écriture de scénarios. Elle vit à Paris. Désorientale est son premier roman.



  • La revue de presse Marianne Payot - L'Express, octobre 2016

D'une saga familiale, qui ressemble beaucoup à la sienne, Négar Djavadi, née en Iran en 1969, a tiré un extraordinaire premier roman...
Diplômée d'une école de cinéma de Bruxelles, aujourd'hui scénariste, elle fait jaillir les images, résonner les mots et rythme les tempos avec une maestria digne des plus aguerris. Maternité, sexualité, machisme oriental, douleurs de l'exil, Désorientale est d'une richesse impressionnante.


  • La revue de presse - Le Point, octobre 2016

Et c'est aussi pourquoi ce premier roman fait un bien fou. Nous sommes du côté de ceux qui y croient. Ce ne sont pas forcément des idéalistes, mais des justes. Des justes qui croient encore en la paix, la liberté, la famille, et de ce que l'on transmet. Des justes aussi en quête d'identité. Le titre «Désorientale» dit la place de l'héroïne, à cheval entre deux cultures et forcément un peu déboussolée. Comme la romancière franco-iranienne Négar Djavadi, qui, dans ce livre, garde fermement le cap.


  • La revue de presse Christine Rousseau - Le Monde du 25 août 2016

Construit comme un disque vinyle, avec sa face A, épique et romanesque, et sa «petite soeur ingrate», sa face B, intimiste et politique, Désorientale séduit à plus d'un titre. Que ce soit par sa force narrative, tenue par un art consommé de la digression, des changements de ton et de rythme, que par la richesse de ses ­thèmes et la justesse de son regard critique, notamment sur la société française. Au point que l'on surprend à feuilleter de nouveau cet album de famille pour réentendre une voix qui nous enchante autant qu'elle nous étreint.


  • Les courts extraits de livres : 12/07/2016

L'escalator

À Paris, mon père, Darius Sadr, ne prenait jamais d'escalator.
La première fois que je suis descendue avec lui dans le métro, le 21 avril 1981, je lui en ai demandé la raison et il m'a répondu : «L'escalator, c'est pour eux.» Par eux, il entendait vous, évidemment. Vous qui alliez au travail en ce mardi matin d'avril. Vous, citoyens de ce pays, dont les impôts, les prélèvements obligatoires, les taxes d'habitation, mais aussi l'éducation, l'intransigeance, le sens critique, l'esprit de solidarité, la fierté, la culture, le patriotisme, l'attachement à la République et à la démocratie, avaient concouru durant des siècles à aboutir à ces escaliers mécaniques installés à des mètres sous terre.
À dix ans, je n'avais pas conscience de toutes ces notions, mais le regard désarmé de mon père - attrapé durant les mois passés seul dans cette ville et que je ne lui connaissais pas - m'ébranla au point qu'aujourd'hui encore, chaque fois que je me trouve face à un escalator, je pense à lui. J'entends le bruit de ses pas qui grimpent les marches dures de l'escalier.
Je vois son corps légèrement penché en avant par l'effort, obstiné, volontaire, ancré dans le refus de profiter du confort éphémère de l'ascension mécanique. Dans la logique de Darius Sadr, ce genre de luxe se méritait, sinon c'était de l'abus, voire du vol. Son destin s'inscrivait désormais dans les escaliers de ce monde, le temps qui s'écoule sans surprise, le regard indifférent des passants.
Pour saisir la complexité de cette réflexion, il faut entrer dans la tête de mon père ; mon père de cette époque-là, Le Tumultueux, Le Désabusé. Comprendre le cheminement tortueux, magistralement absurde, de sa pensée. Voir sous la couche de souffrance, par-delà l'âpreté de l'échec, les étendues de délicatesse et d'élégance, de respect et d'admiration. Apprécier la cohérence de sa décision (ne pas prendre d'escalator), et l'habilité avec laquelle il concentra en quelques mots, lui qui avait passé la majeure partie de son existence courbé sur une rame de papier à écrire, tout ce qu'il était devenu et tout ce que vous représentiez. Mais vous le savez aussi bien que moi, pour prétendre entrer dans la tête d'un homme, il faut d'abord le connaître ; avaler toutes ses vies, toutes ses luttes, tous ses fantômes. Et croyez-moi, si je commence par là, si j'abats déjà la carte du «père», je n'arriverais plus à vous raconter ce que je m'apprête à vous raconter.
Restons sur l'impact de cette phrase : «L'escalator, c'est pour eux.» Raison qui m'a décidée, en partie, à entreprendre ce récit sans savoir par où commencer. Tout ce que je sais c'est que ces pages ne seront pas linéaires. Raconter le présent exige que je remonte loin dans le passé, que je traverse les frontières, survole les montagnes et rejoigne ce lac immense qu'on appelle mer, guidée par le flux des images, des associations libres, des soubresauts organiques, les creux et les bosses sculptés dans mes souvenirs par le temps. Mais la vérité de la mémoire est singulière, n'est-ce pas ? La mémoire sélectionne, élimine, exagère, minimise, glorifie, dénigre.
Elle façonne sa propre version des événements, livre sa propre réalité. Hétérogène, mais cohérente. Imparfaite, mais sincère. Quoi qu'il en soit, la mienne charrie tant d'histoires, de mensonges, de langues, d'illusions, de vies rythmées par des exils et des morts, des morts et des exils, que je ne sais trop comment en démêler les fils.
Il est possible que certains d'entre vous me connaissent déjà, qu'ils se rappellent cet événement sanglant survenu à Paris, dans le 13e arrondissement, le 11 mars 1994. L'information fi t l'ouverture du 20 heures de France 2. Le lendemain, tous les journaux en parlaient à travers des articles remplis de contre-vérités et ornés de photos de nous, les yeux barrés d'un rectangle noir. Peut-être m'avez-vous vue sur l'une d'entre elles. Peut-être avez-vous suivi l'affaire.
D'ailleurs, j'aurais pu commencer par là. Au lieu de vous parler d'escalator, j'aurais pu vous raconter ce que nous appelons entre nous L'ÉVÉNEMENT. Mais je ne peux pas. Pas encore. Pour l'instant, tout ce que vous avez besoin de savoir c'est que nous sommes le 19 janvier, il est dix heures dix et j'attends.


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