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.. Ecoutez nos défaites

Couverture du livre Ecoutez nos défaites

Auteur : Laurent Gaudé

Date de saisie : 19/10/2016

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782330066499

GENCOD : 9782330066499

Sorti le : 17/08/2016

D'abord, Assem Graïeb parle. Ou plutôt, il se parle à lui-même, s'interrogeant sur ce qu'il reste de nos expériences, de nos souvenirs, en quoi tout cela finirait par constituer une sorte de sagesse, l'âge avançant. Il faut dire que, en tant que tueur de la République française, il en a vu... et vécu.
La parole est ensuite à Mariam, une Irakienne historienne de l'art. Elle nous raconte sa rencontre avec Assem au bar d'un hôtel de Zurich. Puis c'est au tour de Sullivan, un barbouze américain. Puis celui du général yankee Grant pendant la guerre de Sécession. Puis celui d'Hailié Selassié, dernier roi d'Éthiopie en 1936. Et enfin, celui d'Hannibal Barca, général carthaginois qui fit trembler Rome au IIIe siècle avant J.-C.

De paragraphe en paragraphe, ces six personnages, ces six voix, se «nous» questionnent sur le sens du combat, celui de la victoire, et surtout celui de la défaite : «... l'échec» Ce qu'elle connaît, c'est la défaite, mais c'est autre chose. [...]. Ce sentiment que quelque chose se présente qui vous engloutira et à quoi on ne peut se dérober.» On retrouve ici avec transport le souffle puissant de Laurent Gaudé, qui unit avec brio les axes transversaux de sa littérature : le politique et le mystique. Son roman polyphonique cherche, pour et avec nous, comment se tenir face à l'ultime défaite de l'être humain : l'inéluctable engloutissement de chacun, un jour ou l'autre, dans la mort.


Un récit d'hommes et de violence dont Laurent Gaudé éparpille les voix à travers les âges et les continents. Un récit plein de bruits et de fureurs dans lesquels tous les conquérants les plus célèbres sont convoqués comme autant de débris d'un miroir qui n'en finit pas de réfléchir notre présent. Se pose alors la question de la victoire et des hommes qu'elle conduit : quelle folie sanglante guide les hommes jour après jour vers une défaite sans cesse renouvelée ? Quel prix la guerre fait-elle payer aux soldats vivants aussi bien qu'aux morts ?
Laurent Gaudé convoque son art de la mélopée et son amour de l'antiquité pour tenter d'appréhender les déchirements de violence qui endeuillent notre époque ; et nous rappelle, comme une ultime nature morte, que la mort nous attend tous au bout du chemin.


  • Les présentations des éditeurs : 12/09/2016

Il a mené des opérations pour les renseignements français de Bamako à Genève, de Beyrouth à Tanger. Il a vu des régimes tomber, des peuples se relever, des hommes mourir. Aujourd'hui, Assem Graïeb est fatigué. La mission qu'il accepte est peut-être la dernière : retrouver un ancien membre des commandos d'élite américains soupçonné de divers trafics. A Zurich, Assem croise Mariam, une archéologue irakienne qui tente de sauver des oeuvres d'art dans la zone dévastée du Moyen-Orient. En une nuit, tous deux partagent bien plus que quelques heures d'amour.
En contrepoint de cette rencontre, le récit fait retentir le chant de trois héros glorieux : le général Grant écrasant les confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l'envahisseur fasciste. Mais quand une bataille se gagne au prix de vies fauchées, de corps suppliciés, de terres éventrées, comment prétendre qu'il s'agit d'une victoire ?
Évocation tremblée d'un monde contemporain insondable, Ecoutez nos défaites compose une épopée mélancolique et inquiète qui constate la folie des hommes et célèbre l'émotion, l'art, la beauté - seuls remèdes à la tentation de la capitulation face au temps qui passe.

Romancier, nouvelliste et dramaturge né en 1972, Laurent Gaudé a reçu en 2004 le prix Goncourt pour Le Soleil des Scorta. Il publie son oeuvre, traduite dans le monde entier, chez Actes Sud.



  • La revue de presse Bernard Pivot - Le Journal du Dimanche du 9 octobre 2016

Écoutez nos défaites est un roman qui résonne du bruit des batailles, des invasions, des ordres des chefs de guerre, des massacres, des cris de victoire, des plaintes des soldats qui vont mourir, des chants des barbares. Par contraste, par opposition à ce déferlement de violence, le personnage qui domine le nouveau livre de Laurent Gaudé est une femme de paix et de culture, Mariam, archéologue irakienne...
Laurent Gaudé a écrit avec sa verve habituelle, plus une émotion qui vire souvent à l'indignation, une sorte de brûlante épopée à thèse, selon laquelle il y a plus d'honneur, plus de sagesse, à tirer des défaites que des victoires, surtout quand celles-ci ont été remportées dans la sauvagerie et l'horreur.


  • La revue de presse - Le Monde du 15 septembre 2016

On pourra trouver que l'Histoire prend ici de grands airs, qu'elle se dresse sur ses ergots pour se hisser à la hauteur de sa majuscule - comme un échafaud qui tranche, décide et sépare. On pourra s'attrister de ce trait d'époque qui confond l'histoire et la guerre, la grandeur de l'une se mesurant à l'aune des cruautés de l'autre. Seulement voilà : les images de charniers cognent à nos tempes et, face à elles, Laurent Gaudé sait écrire de sang-froid. Son livre où bat le pouls du monde nous rappelle au devoir de ne pas détester notre propre fatigue. Rien que pour cela, pour sa manière mélancolique de donner à voir ce qui nous domine, il intéresse l'historien des pouvoirs. Car la littérature, qu'elle soit discrète ou véhémente, ne se fait historique que pour nous donner des nouvelles de notre histoire en cours.


  • La revue de presse Sophie Joubert - L'Humanité du 8 septembre 2016

Un roman polyphonique qui tisse passé et présent pour questionner les défaites, intimes et militaires...
Dans un tressage complexe entre passé et présent, Laurent Gaudé interroge la verticalité de l'histoire, l'empilement du temps, fait éprouver au lecteur la présence vertigineuse des mythes en Méditerranée...
rrigué par le souffle des grands poètes rebelles, traversé par les thèmes chers à Laurent Gaudé (la violence, les migrations, les mythes), Écoutez nos défaites est un roman puissant et politique qui ose affronter la douleur du monde et se clôt sur un doux murmure, antidote aux temps obscurs.


  • Les courts extraits de livres : 06/09/2016

Tout ce qui se dépose en nous, année après année, sans que l'on s'en aperçoive : des visages qu'on pensait oubliés, des sensations, des idées que l'on était sûr d'avoir fixées durablement, puis qui disparaissent, reviennent, disparaissent à nouveau, signe qu'au-delà de la conscience quelque chose vit en nous qui nous échappe mais nous transforme, tout ce qui bouge là, avance obscurément, année après année, souter-rainement, jusqu'à remonter un jour et nous saisir d'effroi presque, parce qu'il devient évident que le temps a passé et qu'on ne sait pas s'il sera possible de vivre avec tous ces mots, toutes ces scènes vécues, éprouvées, qui finissent par vous charger comme on le dirait d'un navire. Peut-être est-ce cela que l'on nomme sagesse : cet amas de tout, ciel d'Afrique, serments d'enfants, courses poursuites dans la médina de Tanger, visage de Shaveen, la combattante kurde aux lourdes tresses noires, tout, les noms utilisés, les rendez-vous pris, les hommes abattus et ceux protégés, je ne peux pas, moi, sagesse de quoi, cet amas vivant ne me sert pas à être plus clairvoyant, il ne me pèse pas non plus, non, c'est autre chose : il m'aspire. Je sens de plus en plus souvent mon esprit invité à explorer ce pays intérieur. La foule en colère sur la route entre Misrata et Syrte, la peur que j'essaie de contrôler mais qui monte en moi, le café blanc de Beyrouth, le bruit si particulier des armes lourdes dans les faubourgs de Benghazi au milieu d'une armée rebelle en débâcle, ces instants si nombreux où j'ai cru être perdu, l'ivresse ensuite, pour moi seul, d'être encore en vie, et personne pour le savoir, pour partager ce bonheur, tout cela, et les avions qui déchirent le ciel du Mali pour aller bombarder des positions que je viens de leur transmettre, la chaleur, les moments étranges de transit dans les aéroports, entre deux zones de guerre, où je déambule dans les duty ffee sans pouvoir rien acheter comme si cet univers-là, celui des cartouches de cigarettes sans taxe, des bouteilles de whisky en pyramide, n'était plus le mien. Tout cela est devenu un monde entier qui vit, se tord, fait resurgir parfois, au milieu de la nuit, une image : les gamins qui jouent à faire éclater les balles trouvées par terre dans les quartiers chiites de Beyrouth, la douceur d'une soirée dans les jardins de la résidence de l'ambassadeur à Bamako, tout cela m'invite comme s'il y avait dorénavant un autre monde possible, à explorer, à comprendre, celui que je porte en moi. Et je le sens aujourd'hui, tandis que je marche le long du quai en direction de Bellevue-platz : il y a en moi quelque chose de différent que je ne sais pas nommer, qui s'agrandit et m'aspire. Je sais que cela ne se voit pas encore. Je sais que, dans quelques heures, face à Auguste, je serai celui que j'ai toujours été : Assem Graïeb. Je porterai à nouveau ce nom qui n'est pas le mien mais auquel je me suis fait, Assem Graïeb, agent dans les services depuis plus de dix ans, Assem Graïeb, que les jeunes recrues, lorsqu'il m'arrive d'en croiser boulevard Mortier, à Paris, lors d'une cérémonie officielle, regardent avec déférence parce que, sans savoir exactement ce que j'ai fait, ils connaissent la liste des terrains d'opérations où l'on m'a envoyé : Afghanistan, Sahel, Libye, Irak, et cela suffit à les impressionner. Assem Graïeb qu'ils appellent entre eux "un chasseur" et ils ont raison, j'ai mené tant d'opérations durant toutes ces années que je suis devenu un chasseur, tueur de la République qui traque sans cesse des hommes nouveaux. Pour eux tous, je serai celui-là encore, parce qu'à leurs yeux Assem Graïeb vit toujours, identique à lui-même, mais je sais, moi, que quelque chose grandit qui me change et s'ouvrira peut-être un jour comme une immense gueule intérieure - et qui sait alors ce que je ferai...


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