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.. Je t'aime, moi non plus : les amours de la chanson française et du rock

Couverture du livre Je t'aime, moi non plus : les amours de la chanson française et du rock

Auteur : Yves Bigot

Date de saisie : 30/01/2017

Genre : Musique, Chansons

Editeur : Don Quichotte éditions, Paris, France

Prix : 19.90 €

ISBN : 9782359494426

GENCOD : 9782359494426

Sorti le : 22/09/2016

  • Le courrier des auteurs : 30/01/2017

La chanson ftrançaise est une exception culturelle absolue. C'est un chanter pour dire. Une esthétique poétique, liée à la construction littéraire de la nation, de La Chanson de Roland aux Misérables. Où le texte, les mots, le sens, prédominent, reléguant la mélodie au seul rôle de procédé mnémotechnique. D'ailleurs, on ne dit pas «chanson américaine», ni allemande, ni espagnole, ni italienne, ni brésilienne, ni africaine : on dit «musique».
En France, la chanson est l'héritière directe de notre glorieuse tradition, littéraire, poétique et philosophique, elle fait partie de la Culture, elle entre à l'Académie, elle ne procède pas d'un folklore comme c'est le cas dans la majorité des autres pays, qui possèdent, eux des traditions musicales fortes. La France n'en a qu'à ses extrémités (Bretagne, Nord, Alsace, Provence, Pays Basque) et ses quelques grands compositeurs classiques (Debussy, Ravel, Satie, Fauré, Rameau, etc.) ne sont pas - à l'exception du «Boléro» -, passés dans la mémoire populaire. Et la Révolution, dans un jacobinisme qui persiste encore aujourd'hui, a unifié le français en une langue plate, visant à supprimer les accents toniques, les régionalismes, l'occitan, qui la menaçaient, la rendant difficile à chanter, lui ôtant ses possibilités rythmiques, toute scansion. Déjà, son spectre hertzien, l'un des plus restreints de la voix humaine entre 1000 et 2000 Hz (seul le japonais est encore plus étriqué) en fait une voix de gorge, linéaire, qui l'handicape lorsqu'il s'agit de suivre les pleins et les déliés d'une mélodie trop exigeante.
Du coup, la Grande Chanson Française est le fait d'auteurs qui déclament leurs textes comme des poètes, des comédiens ou des tribuns politiques, de Léo Ferré à Jacques Brel, en passant par Georges Brassens, Jean Ferrat, Guy Béart, Barbara ou Charles Aznavour. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle notre chanson est aussi ouverte sur les influences étrangères, du jazz au «typique» latino-américain : elle a besoin d'une fondation musicale pour se diversifier comme Trenet l'avait si bien intégré.
A travers la génération du rock, Véronique Sanson, Michel Berger, Michel Polnareff, trouveront des moyens de faiure swinguer le français, de modifier l'expression de la chanson en y apportant richesse harmonique, assises rythmiques, et charge émotionnelle. Manset, Murat, Cabrel, Souchon/Voulzy, Téléphone, Noir Désir, poursuivront cet élan. Cela ne suffira toutefois pas à trouver des héritiers à Edith Piaf et Maurice Chevalier, les dernières stars mondiales de la chanson française. Et il est extrêmement parlant que la France ne fera son retour dans le concert planétaire qu'avec l'avènement de la musique électronique, la fameuse «French Touch», qui s'émancipe tout bonnement de paroles (Daft Punk, Justice) ou s'empare pour y parvenir de l'anglais, devenue la langua franca de la musique internationale (David Guetta, Christine and the Queens).
C'est le prix à payer de l'exception culturelle.


  • Les présentations des éditeurs : 03/01/2017

Si aujourd'hui dans la musique tout se confond, se mélange, il n'en a pas toujours été ainsi. Je t'aime, moi non plus explore les relations complexes de la chanson française et du rock au cours du dernier demi-siècle, pendant lequel la première a perdu son influence internationale face à la domination planétaire du second, qu'elle a épousé sans pour autant lui céder tout à fait.
Je t'aime, moi non plus raconte avec ses acteurs cette autre histoire de la chanson française. Celle d'une génération prise entre son héritage littéraire et poétique, sa langue, et l'électrochoc qu'a constitué l'explosion du rock et ses avatars. Quand une tradition aussi glorieuse est percutée par une révolution étrangère, cela donne la Culture face à la contre-culture, les Anciens contre les Modernes, la recherche d'une identité nouvelle, Johnny comme Bashung, Polnareff comme Renaud, Manset comme Souchon, Véronique Sanson comme Etienne Daho, jusqu'à Stromae...
De Serge Gainsbourg à Jean-Jacques Goldman dans ce premier volume, puis de Téléphone à Christine and the Queens dans le second (à paraître au printemps 2017), c'est à cette aventure vécue en direct mais analysée avec le recul que le lecteur est convié.

Actuellement directeur général de TV5Monde, Yves Bigot a chronique la vie des artistes - français et internationaux - dans la presse écrite {Libération, Rolling Stone, principalement), les a programmés et interviewés à la radio (Europe 1, France Inter, RTL) et à la télévision («Rapido», «Les Enfants du rock», «Rive droite, rive gauche», France 2, RTBF, «300 millions de critiques»), produits et promus dans les maisons de disques qu'il a dirigées (Fnac Music Production, Mercury). Il a même présidé les Victoires de la Musique et joué au football avec certains...


  • Les courts extraits de livres : 03/01/2017

Extrait de l'introduction

Jacques Brel, sûrement parce qu'il était belge, donc bilingue et pluriculturel, l'avait conçu clairement : «La chanson française est une exception singulière, dont les paroles priment sur tout : la mélodie, le rythme, la musique.»
C'est un chanter pour dire. Une esthétique poétique, liée à la construction littéraire de cette nation, de La Chanson de Roland aux Misérables. «Avant tout un bon texte», confirme le contreténor Philippe Jaroussky. On peut y adjoindre l'importance du chant dans l'expression populaire, la prise de parole spontanée du peuple, des chants accompagnant la prise de la Bastille aux hymnes de stades («Ah ! ça ira, ça ira» comme «Ce soir, on vous met le feu»).
«Les Français n'entendent pas la musique, explique Hugues Aufray. Ils entendent les mots. Ce sont des littéraires.» Robert Kirby, l'élégant compositeur anglais qui signera les délicats arrangements des trois albums cultes de Nick Drake (mais aussi de certains Elton John, Paul Weller et Elvis Costello), étoffe cette théorie, de son point de vue : «Les Français viennent d'une culture où ils déclament les mots, plutôt que de rechercher à tout prix la mélodie. Ce sont les paroles qui font la chanson. Cette culture de la chanson française est très différente de l'allemande, l'anglaise, l'américaine, l'italienne, en ce que ce sont avant tout les paroles qui comptent. Ce qui importe, c'est le concept, le climat de la chanson. La musique ne sert qu'à aider à mémoriser les paroles.» Comme un simple procédé mnémotechnique.
«La plupart des auteurs respectables, comme Brel ou Ferré, n'ont quasiment pas de mélodie, explique Gérard Manset, ils déclament ou récitent de l'alexandrin. Ils ont besoin de mettre leurs tripes en avant sur scène. C'est un autre métier que le mien.» C'est la raison pour laquelle Hugues Aufray traduit Dylan par l'essence - le son - plus que par le sens seul. «Pour moi, le son a un sens», ajoute Boris Bergman, parolier anglo-russe de Bashung, qui en fera un genre à part entière, parvenant ainsi à extirper le français de son bourdon. Françoise Hardy acquiesce, qui met la mélodie au centre de toute chanson, ce qui ne l'empêche pas d'être minutieuse et exigeante avec les mots, à l'inverse de Juliette Gréco, qui considère qu'eux seuls prédominent, comme au théâtre. Question de génération, de sensibilité, d'attitude, rock contre chanson, Moderne contre Ancien(ne), donc. «J'suis un vieux désespoir de la chanson française... Ma langue natale est morte dans ses charentaises/Faute d'avoir su swinguer au rythme de son blues», témoigne Hubert-Félix Thiéfaine dans «Was Ist Das Rock'n'Roll». C'est ce que - M - nomme «Le Complexe du Corn-flakes» : «Ça sera toujours moins bien que les Ricains.»

Au XXe siècle, ça n'a pas toujours été facile de réconcilier les deux cultures longtemps conflictuelles dont je suis le produit : celle de mon pays et celle de ma génération, la Grande et la Contre.
La Culture française d'abord, de naissance, essentielle au point d'en revendiquer inlassablement son exception, d'en être devenue une politique, de Malraux à Jack Lang. Inégalable, glorieuse, riche, diverse, universelle, dominante, littéraire et philosophique avant tout, c'est elle qui m'a formé, dispensée par l'Éducation nationale, mes parents diplômés, l'environnement médiatique et social de la République éclairée - Ronsard, Balzac, Hugo, Voltaire, Molière, Corneille, Rimbaud, Baudelaire, Verlaine, Rousseau, Chateaubriand, Zola, Descartes, Diderot, Condorcet, Proust, Céline, Camus, Le Grand Meaulnes, «Nuit et brouillard». On pourrait presque la dire, sinon innée, en tout cas enseignée, intégrée, absorbée, digérée au point d'en être constituante, automatique. Et partagée non seulement par tous ses citoyens, mais, au-delà, par tous ses locuteurs, de Montréal à Alger, de Beyrouth à Abidjan, de Port-au-Prince à Kinshasa, de Bruxelles à Montreux, sans parler de tous les francophiles, tel Kant qui pleurait à la frontière en regardant vers «le pays des droits de l'homme».


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