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.. La vie aveugle

Couverture du livre La vie aveugle

Auteur : Loïc Merle

Date de saisie : 28/02/2017

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782330072674

GENCOD : 9782330072674

Sorti le : 04/01/2017

  • Les présentations des éditeurs : 29/01/2017

D'un côté, un dialogue inespéré avec Van Gogh, incarné par un certain autoportrait qui interroge son propre trajet, sa vie d'objet, et le regard qu'on pose sur lui longtemps après sa mort.
De l'autre, une visite intense au "plus grand peintre contemporain", exilé dans une ville, une langue et un pays qu'il déteste mais qu'il ne peut se résoudre à quitter.
Entre élans et défiance, comme une expérience de vertige maîtrisé, La vie aveugle approche l'art vécu des artistes, la tension entre faire et croire, et le destin des oeuvres dans des sociétés en crise.

Né en 1978, Loïc Merle est l'auteur de deux romans très remarqués, publiés chez Actes Sud : L'Esprit de l'ivresse (2013, élu meilleur premier roman de l'année par le magazine Lire) et Seul, invaincu (2015).



  • La revue de presse Jeanne Ferney - La Croix du 23 février 2017

Loïc Merle signe un riche diptyque sur la peinture, méditation sur les effets de la création artistique...
Après L'Esprit de l'ivresse et Seul, invaincu(lire La Croix du 9 avril 2015), le jeune Loïc Merle confirme l'exigence de sa réflexion et la singularité de son style...
On pourra voir dans La Vie aveugle une critique de ce qu'est devenu l'art, objet de spéculation pour collectionneurs, produit de consommation visuelle pour musées. On pourra aussi y lire une invitation à regarder la peinture sans souci du bon goût ni obligation de s'extasier devant d'«incontestables chefs-d'oeuvre», car d'incontestable, il n'y a que la subjectivité d'un regard.


  • La revue de presse Sophie Joubert - L'Humanité du 9 février 2017

La Vie aveugle est un corps-à-corps avec deux tableaux. L'un réel, l'Autoportrait dédicacé à Gauguin de Van Gogh, peint en 1888, l'autre fictif, une toile zébrée de rouge attribuée à Auguste Strahl, « le plus grand peintre de ce début de vingtième siècle ». Le narrateur est écrivain et vit à Arles, la ville d'adoption de Van Gogh. On le comprend dans le deuxième volet de ce diptyque littéraire, douloureux dialogue avec la peinture, méditation sur la création et le destin des oeuvres, par-delà la mort de l'artiste.


  • La revue de presse Eric Loret - Le Monde du 26 janvier 2017

Loïc Merle questionne le sens de la vie à travers le monologue d'un peintre contemporain et les tribulations d'un tableau de Van Gogh...
La Vie aveugle, titre emprunté à Duras, est un texte amical, embrassant, pensif. C'est à propos de peinture, en deux récits que ne relient qu'un «je» très effacé et une réflexion sur la «dégénérescence» en art...
Cet objet vivant, l'oeuvre d'art, ressemble peut-être, plus qu'à une «vie aveugle», à la «vie nue» telle que l'a définie Agamben dans Homo Sacer (Seuil, 1997) : vie à la fois sacrée et qu'on peut paradoxalement tuer, sur laquelle le pouvoir exerce sa souveraineté et, par son exclusion, fonde une communauté biopolitique. Une vie brute possiblement en proie, quand il s'agit d'une création, à l'autodafé ou au rebut et, pour l'homme, au camp d'extermination et à l'état d'exception.


  • Les courts extraits de livres : 15/12/2016

Hélas ! À présent je sais ne pas être tout à fait de mon temps.

Une preuve, parmi tant d'autres, m'en a été donnée dans ces musées où j'entrais sans idée précise quand, tombant au hasard des salles sur quelques-uns des tableaux de Vincent Van Gogh, le peintre le plus célèbre de l'histoire, j'échouai à éprouver cette émotion que je devinais sur tous les visages - le sentiment universel d'appartenance et d'admiration ; durant mes visites rien ne semblait manquer à l'appel, pourtant, de l'art choisi, parquet grinçant, odeurs d'embaumement et grondement mesuré du public, mais il faut bien le reconnaître : à moi, le bois et la toile sous Plexiglas, les incontestables chefs-d'oeuvre d'Arles ou d'Auvers n'ont jamais daigné parler. Au contraire, c'est le dégoût qui m'a pris, chaque fois davantage, avec l'impression de contempler des planches de billets ou des lingots accrochés aux murs, affichage indécent du profit maximum qu'on entend tirer de l'expression d'une souffrance, d'une joie réelle, le capital au dernier degré d'accumulation, devenu image... Il en va ainsi des icônes, je suppose, figures trop connues démultipliées et vendues à l'excès, Van Gogh ne fait pas exception : mal regardées, souvent regardées, elles s'effacent progressivement devant les idées que nous en avons, que des textes très savants et très bêtes déclinent à notre place, la Folie, la Couleur, le Génie, et tout ce qui nous paraît utile - ces grottes auxquelles, éblouis par la clarté du dehors, nous ne cessons de revenir.
Ce n'était pas là ce que j'attendais de ma rencontre avec Van Gogh, l'oeuvre strictement peinte, la part réservée aux adultes, mais plutôt tirer de simples tableaux la force de suivre son exemple, comme tant de pèlerins auprès du fameux Hollandais les pleins feux d'une révélation, les secrets d'une vie sublime d'excès et l'aventure qui me manquait, en bref : la révolution spirituelle !, en bref : l'homme ! ; au lieu de quoi je me suis retrouvé jugé par Van Gogh, à qui, assurément, il est difficile de refuser ce droit, jugé et condamné par sa grandeur - contraint de baisser la tête, non devant un patron, mais face à un maître.

Un peu différente toutefois est l'impression que m'ont laissée, au cours des années, l'un ou l'autre des quarante autoportraits du peintre, encore que ceux-là toujours nous observent et nous condamnent, durement, munis d'une âme sans avoir à redouter la mort puisque Vincent Van Gogh en a décidé ; je pense plus précisément à un autoportrait d'un vert dit Véronèse daté de 1888, l'un des derniers, de tous le plus terrifiant, sorte de point de non-retour, d'équilibre aussi, venu après les nombreux autoportraits en peintre gonflés du désir d'égaler les plus grands, juste avant l'étude clinique des progrès de la démence, oreille bandée et chapska à la Charles Bovary : pour la première fois peut-être, émerge en plénitude l'individu né Vincent Willem Van Gogh, trente-cinq ans, célibataire que l'on sache, père et mère oubliés, l'être civil que, jusque-là, le peintre entièrement dévoué à sa tâche martyrisait, le croyant simple brouet où se nourrir, désordre sans nom, chair à punir, tout juste bon à être découpé et jeté au hasard dans la fournaise d'un tableau, des morceaux d'homme arrachés par la comète du style pour combler l'appétit du monstre que nous sentons toujours, dans ce vrai portrait, c'est-à-dire dans ce sommet dé l'art, Van Gogh et non pas de la peinture seulement, Van Gogh et quelque chose en plus, une palpitation dans l'ombre, le vivant mort ou le mort vivant - l'art authentique, plus rare que le diamant.


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