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.. Vie de ma voisine

Couverture du livre Vie de ma voisine

Auteur : Geneviève Brisac

Date de saisie : 21/04/2017

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 14.50 €

ISBN : 9782246858454

GENCOD : 9782246858454

Sorti le : 04/01/2017

Un jour, la voisine de Geneviève Brisac l'interpelle en lui disant qu'elle a connu Charlotte Delbo. C'est ainsi que Jenny entre dans la vie de l'auteur, qui lui fait raconter son histoire.
Les parents de Jenny étaient des juifs polonais. La famille fut arrêtée lors de la rafle du Vel d'Hiv, le 16 juillet 1942. Jenny et son frère s'en échappèrent mais ils ne revirent plus jamais leurs parents. L'instant le plus fort du livre, c'est lorsque Jenny attend d'être libérée et de sortir du Vel d'Hiv, le temps que l'administration vérifie qu'elle et son frère sont bien nés en France et peuvent partir. Une loi venait d'être votée, permettant aux enfants de ressortissants étrangers d'être Français. En deux heures, la mère de Jenny essaiera de lui inculquer ce qu'une fille doit savoir de la vie.
Et c'est aussi la découverte d'un mot envoyé par son père, écrit en yiddish, et que Jenny se refusa pendant longtemps à faire traduire et qui se termine par «Vivez et espérez.»

Après la délivrance, c'est la survie dans l'appartement familial jusqu'à la fin de la guerre. Des gens aideront Jenny, mais pas sa concierge, qu'elle retrouva fouillant dans leur appartement alors que sa famille venait d'être arrêtée.

Comment écrire l'horreur et la beauté de la vie ? C'est ce qu'a réussi Geneviève Brisac dans ce court récit, qui raconte l'histoire de cette femme, qui a vécu le pire, et qui a continué à lutter contre la bêtise durant sa carrière d'institutrice.

Un livre tout simplement poignant.


L'utopie malgré tout

Les parents de Jenny, émigrés juifs polonais, très pauvres, vivent dans un minuscule logement mais le militantisme leur fait espérer un monde meilleur. La rafle du Vel' d'Hiv le 16 juillet 1942, sépare Jenny de ses parents qui la sauvent de la déportation en s'appuyant sur une loi lui attribuant la nationalité française. Malgré la désillusion du communisme, la brutalité de la guerre, toutes les épreuves endurées, jamais la croyance en un monde meilleur ne s'affaiblira. L'exemple des parents disparus dotera Jenny d'une détermination sans faille, jusqu'à partager l'utopie de mai 68.


  • Les présentations des éditeurs : 03/01/2017

Ça commence comme une nouvelle d'Alice Munro : lors de son déménagement, une romancière est abordée par sa voisine qui l'a reconnue, et l'invite chez elle pour parler de Charlotte Delbo.
Ça continue comme un récit d'Isaac Babel. Car les parents de Jenny, la voisine née en 1925, étaient des Juifs polonais, immigrés en France un an avant sa naissance.
Mais c'est un livre de Geneviève Brisac, un «roman vrai» en forme de traversée du siècle : la vie à Paris dans les années 1930, la Révolution trahie à Moscou, l'Occupation - Jenny et son frère livrés à eux-mêmes après la rafle du Vel' d'Hiv, la déportation des parents, la peur, la faim, les humiliations, et une merveilleuse amitié. Le roman d'apprentissage d'une jeune institutrice douée d'une vitalité que ni les deuils ni les tragédies ne parviendront à affaiblir.
Ça se termine à Moscou en 1992, dans le tribunal où Staline fit condamner à mort les chefs de la révolution d'Octobre, par la rencontre entre des «zeks» rescapés du Goulag et des survivants des camps nazis.
À l'écoute de Jenny, Geneviève Brisac rend justice aux héros de notre temps, qui, dans l'ombre, ont su garder vivant le goût de la fraternité et de l'utopie.

Geneviève Brisac est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Petite, Une année avec mon père et Dans les yeux des autres.



  • La revue de presse Mazarine Pingeot - L'Express, avril 2017

Rivka, dans le récit de Jenny, est une femme libre, qui n'a comme religion que le progrès social, tout comme son mari, l'intellectuel Nuchim Plocki. Jenny grandit ainsi entre un père qui partage avec elle les livres, et une mère qui lui enseigne l'émancipation. Elle a 15 ans en 1940. Revenir à l'enfance, c'est rappeler les morts...


  • La revue de presse Jean Birnbaum - Le Monde du 23 mars 2017

Dans «Vie de ma voisine», Geneviève Brisac livre avec sensibilité le parcours d'une figure de la gauche révolutionnaire, rescapée de la rafle du Vél'd'Hiv en 1942...
Il faudrait dire combien, au premier abord, ce titre étonne. Car il suggère le portrait d'une «voisine» anonyme dont Geneviève Brisac aurait découvert par hasard la trajectoire extraordinaire en s'installant dans le même immeuble parisien. Or, si elle n'est pas une vedette (elle ne le supporterait pas, elle qui est si modeste), Jenny Plocki est néanmoins bien connue de tout un milieu politisé, notamment parmi les anciens de l'extrême gauche antistalinienne...
Par-delà l'anecdote, du reste, le thème du voisinage est bien trouvé. Il permet de retourner en solidarité vitale une figure traditionnelle de la délation mortelle.


  • La revue de presse Michel Abescat - Télérama du 15 février 2017

Geneviève Brisac écoute, questionne, accompagne, «réinvente le plus loyalement possible la vie de Jenny», confronte leurs passions littéraires, interroge sa propre existence, le deuil de ses parents, ses engagements. Les voix se fondent, les «je» parfois ne font plus qu'un...
Ecrire contre l'anéantissement, et ne jamais renoncer à ses convictions, ni à ses idéaux. A l'instar du père de Jenny qui, dans le train qui le conduisait vers la mort, a écrit ce message à ses enfants : «Vivez et espérez.»


  • La revue de presse Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 19 janvier 2017

Le récit de Geneviève Brisac fait ainsi sortir de l'ombre la destinée à la fois exceptionnelle et tragiquement banale d'une enfant d'émigrés juifs polonais...
Peu à peu, sous la plume de la romancière, l'histoire de Jenny prend la «teinte noble» évoquée par Isaac Babel, en défi à toutes les horreurs de son siècle. L'Holocauste, évidemment, mais aussi la terreur stalinienne. Tout ce qui reste gravé ensemble dans la mémoire de la vieille dame. Le ton n'est ni à l'élégie, ni à l'épopée, seulement à dire le plus justement possible ce qui donne à cette vie anonyme sa singularité et son prix. Et tellement bouleverse. Invitant à la réflexion.


  • La revue de presse Patrick Kéchichian - La Croix du 2 février 2017

Geneviève Brisac, avec une grande économie de moyens, raconte une et plusieurs vies dans les tragédies du siècle dernier. Ce qui frappe d'abord dans le court et puissant roman de Geneviève Brisac, c'est le rapport entre l'économie extrême du récit - pas la moindre surcharge ou emphase - et l'énormité du sujet. Cela donne un livre tendu, avec des blancs, des phrases courtes qui disent ce qu'il y a à dire de la vie mieux que de longs discours...
Alors, il y a l'engagement politique, et d'autres crimes, ceux du stalinisme. Il y a des passages dramatiques, comme l'Algérie, ou plus chargés d'espoir, comme Mai 68... Des noms réels surgissent dans le récit, évocateurs de cet espoir, ou de son contraire. Le bref roman de Geneviève Brisac semble alors prendre le poids et la substance de milliers de pages.


  • Les courts extraits de livres : 03/01/2017

Vous qui passez.

Dans la cour, il y a un cerisier au milieu d'une pelouse, on est saisi par l'atmosphère douce et très calme. Un merle sautille sur les pavés. Je transporte des cartons. Je viens d'emménager ici. Je remplis la cave de vieux papiers que je ne relirai jamais. Je crains les caves, je ne m'y hasarde que sous la contrainte. Celle-ci a la porte arrachée, un sol suintant. Un fil électrique se balance au milieu de nulle part, je n'y redescendrai pas de sitôt.
J'entasse de la vaisselle ébréchée, des tasses fendues, des bibelots chinois et de vieux manteaux habités par les mites, des choses que je n'ai pas osé jeter, et qui, dans cette pièce noire, sont encore plus abandonnées.
Je peine à m'enraciner. Je détourne le regard du passé qui se fait poussière, mais quoi regarder, alors ? Convoquant ceux qui sont morts ou celles que l'on ne verra plus, les déménagements ont la violence des deuils.
Je fuis le passé, le regard perdu. Alors, devant l'ascenseur de l'escalier D, quelqu'un surgit.
Je voudrais vous parler, dit-elle avec timidité.
Elle a un petit mouvement de recul et j'en ai un moi-même, nous avons peut-être en commun la peur d'être de trop et de déranger. (Ou alors serait-ce que nous n'aimons pas qu'on nous envahisse, qu'on nous dérange.)
Elle a senti mon léger mouvement. Toutes deux nous faisons un effort. Je veux vous parler de Charlotte Delbo, dit-elle, très vite. Je vous ai entendue l'évoquer à l'occasion de son centenaire, et je la connaissais.
Ma peau s'est hérissée sur mes bras.
Charlotte Delbo m'envoie des signaux. Je devine qu'il va me falloir du temps pour les interpréter. Je me souviens qu'elle écrivait : chaque jour un peu plus je remeurs, je reviens d'un autre monde, dites-moi : suis-je revenue de l'autre monde ? Pour moi, je suis encore là-bas et je meurs là-bas, chaque jour un peu plus.

Or la voici : intensément présente dans la cour.
(...)


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