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.. Les années Solex

Couverture du livre Les années Solex

Auteur : Emmanuelle de Boysson

Date de saisie : 12/06/2017

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Ed. Héloïse d'Ormesson, Paris, France

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782350873930

GENCOD : 9782350873930

Sorti le : 02/02/2017

  • Les présentations des éditeurs : 12/06/2017

Alsace, 1969. Lors d'un séjour chez ses grands-parents avec Camille, sa cousine dévergondée, Juliette rencontre Patrice, adolescent rebelle dont elle tombe follement amoureuse. Leurs vacances riment avec insouciance, s'y mêlent les dernières notes de l'enfance que l'on voudrait ne jamais oublier. Pourtant, dès la rentrée, Juliette doit choisir entre son désir d'émancipation et les codes étriqués de son milieu. Cette idylle ne restera-t-elle qu'une belle échappée ?
Hymne à la fureur de vivre, Les Années Solex célèbre l'âge de tous les possibles. Pantalons pattes d'eph, foulards indiens, musique pop... autant d'évocations délicieusement nostalgiques qui ressuscitent une génération avide de liberté.

Écrivain et critique littéraire, EMMANUELLE DE BOYSSON est également présidente du prix de la Closerie des Lilas. Elle a publié de nombreux essais et romans, dont Les Grandes Bourgeoises (2006) et Le Bonheur en frime (2014).



  • La revue de presse Franz-Olivier Giesbert - Le Point, juin 2017

C'est le roman d'une génération, celle d'Aretha Franklin, des Solex, de Salut les copains, des Choco BN, des pantalons pattes d'eph. Emmanuelle de Boysson nous la raconte avec une légèreté irrésistible, passant du coq à l'âne, d'une plume joyeuse. Apparemment nostalgique, ce roman vaut tous les antidépresseurs du monde, tant il est amusant, ébouriffant.


  • Les courts extraits de livres : 08/03/2017

Les photos ne disent pas grand-chose de qui nous sommes. Celles où je figure aujourd'hui ne me ressemblent pas, ne me ressemblent plus. Sur mon bureau, j'en ai disposé quelques-unes, de différentes époques. Parmi elles, il en manque une. Je l'imagine souvent. Elle m'aurait sans doute réjouie. Peut-être m'aurait-elle apaisée, quoique... C'est l'image où je me reconnaîtrais, celle que j'aimerais plus que tout, celle qui aurait été prise ce matin de Toussaint alors que je descendais de la micheline qui nous conduisait, ma cousine Camille et moi, chez nos grands-parents. J'avais quatorze ans. La vie semblait s'ouvrir devant moi. C'est ainsi qu'il y eut, avant que tout ne se referme, une belle échappée dont il me reste, dans l'armoire de la salle de bain, un flacon de Jolie Madame aux effluves si sucrés qu'une goutte suffit pour que je me souvienne.

J'ai toujours eu un faible pour les garçons légèrement parfumés, les garçons à mèche brune. Sur mes cahiers de lycéenne, je dessinais leurs silhouettes, sourires esquissés, blousons et ceinturons de mes idoles dans Salut les copains, écharpe façon Gorki sur veste cintrée à grosses côtes qui leur donnait une dégaine décontractée. Je revois le pantalon rouge de Patrice lorsqu'il m'est apparu dans une lumière éblouissante, ce matin de novembre, à la gare du Mullerhof. Patrice Lanterneau, ce nom brille dans ma mémoire comme les lampions accrochés au dernier wagon du tortillard qui serpente entre les pins bleutés vers le Jardin d'Acclimatation, ses miroirs déformants, sa rivière enchantée, son Guignol, où nous allions nous étourdir à Paris avant la rentrée des classes.

La micheline écarlate roulait le long des champs de la vallée de la Bruche. Des vaches grasses ruminaient à l'ombre des vergers. Je portais un jean rouille pattes d'eph choisi dans ma collection, en direct de l'usine. Mon père fabriquait du velours, du côtelé, du froissé, du frappé, mais aussi du lin, de la soie ou du mohair. Dans notre maison à Mulhouse, on jouait sur du velours. Bleu-gris passé, les rideaux du salon assortis aux canapés ; vieux rose, les murs et le fauteuil crapaud de ma chambre. Tee-shirt noir, foulard indien bardant mon front, une dizaine de bracelets aux poignets, affalée sur la banquette de Skaï orange, je tirais sur ma Kent sans avaler la fumée. Camille baissa la tête pour brosser son épaisse chevelure brune. Des yeux légèrement bridés, un air de Marie-José Nat à ses débuts, Poisson ascendant Taureau, un mois de plus que moi, déjà réglée depuis un an, cette peste ne doutait de rien. Avec ce ton de supériorité des filles qui affichent leur conquête, elle claironnait : je sors avec Marc. A vrai dire, je ne voyais pas ce qu'elle trouvait à ce blond frisotté, dégingandé et timoré. Nous ne partagions décidément pas les mêmes goûts.
Tôt le matin, nous avions pris le train à Mulhouse, changé à Strasbourg, d'où il faut compter une demi-heure de trajet jusqu'au château de Mullerhof. On s'arrêtait à tous les villages, chacun son clocher de tuiles, ses maisons à colombages aux volets pimpants et aux balcons chargés de géraniums. Un coup d'oeil au miroir vissé au-dessus de la banquette, un trait de khôl autour des yeux. Mes joues sentaient encore l'enfance. À Urmatt, la dernière bourgade, j'attrapai mon sac en vitesse en pensant aux recommandations de maman. Elle n'était pas emballée à l'idée de me laisser aller avec Camille chez mes grands-parents, prétendait qu'elle me dévergondait. Je trouvais cela injuste. Camille avait le droit de sortir, Camille se pomponnait, blaguait, draguait, mais quand elle me serrait dans ses bras en chantonnant : je t'aime, ma Juliette, elle était toute à moi.
(...)


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