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.. Mes indépendances : chroniques 2010-2016

Couverture du livre Mes indépendances : chroniques 2010-2016

Auteur : Kamel Daoud

Préface : Sid Ahmed Semiane

Date de saisie : 27/02/2017

Genre : Littérature, essais

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 23.90 €

ISBN : 9782330072827

GENCOD : 9782330072827

Sorti le : 15/02/2017

  • Les présentations des éditeurs : 23/02/2017

«La chronique est donc un art majeur en Algérie, signant le retour féroce du journalisme d'opinion, un exercice de style et de sens, de trébuchements, d'accidents de langue et d'interrogations insistantes.
Que j'ai voulu partager.»
Kamel Daoud

Journaliste depuis une vingtaine d'années, Kamel Daoud a tenu pendant quinze ans dans Le Quotidien d'Oran la chronique la plus lue d'Algérie, tout en collaborant à divers médias en ligne et en écrivant occasionnellement pour la presse étrangère. Concernant la période 2010-2016, il a ainsi signé près de deux mille textes - d'abord destinés au public algérien puis, sa notoriété grandissant, de plus en plus lus dans le monde entier -, dont cent quatre-vingt-deux ont été retenus pour ce recueil. Ce rythme effréné donne son souffle et son esthétique à l'ensemble.
Qu'il brocarde l'islam politique ou la déliquescence du régime algérien, qu'il embrasse l'espoir suscité par les révolutions arabes ou qu'il défende la cause des femmes, c'est d'une plume originale, imagée, percutante et engagée. Car Kamel Daoud a érigé la chronique en exercice de style, en art de tendre un miroir à ses contemporains tout en s'interrogeant jour après jour, avec ou malgré l'actualité, sur l'homme, les dieux et les libertés.

Né en 1970 à Mostaganem, Kamel Daoud vit à Oran. Journaliste et chroniqueur depuis une vingtaine d'années, il a tenu durant plus de quinze ans, au Quotidien d'Oran, la chronique la plus lue d'Algérie. Ces dernières années, il écrit régulièrement pour la presse internationale - Le Point, le New York Times, La Repubblica... - et a reçu au printemps 2016 le prix Lagardère du meilleur journaliste de l'année.
Chez Actes Sud, il a publié un recueil de récits, La Préface du nègre (Babel n° 1291), ainsi que son premier roman, Meursault, contre-enquête, qui a reçu de nombreux prix - notamment le Goncourt du premier roman 2015 - et lui a valu une consécration internationale (plus de trente traductions parues ou en cours).



  • La revue de presse Karen Lajon - Le Journal du Dimanche du 19 février 2017

Dans son recueil de chroniques Mes indépendances, le journaliste et écrivain algérien Kamel Daoud, prix Goncourt du premier roman en 2014, aborde la laïcité et les rapports entre "Arabes", musulmans et Occidentaux. Personne n'est épargné. "Et jamais le monde dit arabe ne connaîtra la paix tant qu'il confondra verset et épée, religion et politique, califat et calculs." Aborder le concept de laïcité ou entrer en guerre. Kamel Daoud, qui n'a peur de rien, le fait dans cet ouvrage de chroniques qui courent de 2010 à 2016. Mes indépendances ou la force d'un homme qui croit encore que la raison peut l'emporter...
Kamel Daoud trempe sa plume là où ça fait mal, n'épargne personne mais ne cesse de s'interroger : "Comment dénoncer l'islamisme sans servir les causes malveillantes du rejet des autres en Occident et ailleurs ?"...
Kamel Daoud ose le dire : il n'aime pas plus les islamistes fous que les Occidentaux qui prouvent, encore une fois, "qu'ils ne savent pas quoi faire de nous". Les "Arabes".


  • La revue de presse Charlotte Bozonnet - Le Monde du 16 février 2017

Le journaliste et écrivain algérien revient aujourd'hui avec un recueil de ses chroniques, la plupart parues dans Le Quotidien d'Oran. On y retrouve les «obsessions» de l'auteur : l'islamisme, le régime fossilisé de l'Algérie, l'identité, la langue, les relations avec la France. On y retrouve aussi l'écriture du lauréat du Goncourt du premier roman en 2015 pour son livre Meursault, contre-enquête : vive et douloureuse...
On connaît son analyse de l'islamisme, de son rapport malade à la femme et à la vie. On connaît moins sa lecture des origines. Il livre l'une des plus intéressantes chroniques sur les soulèvements de 2011 lorsqu'il rappelle que «les djihadistes sont les enfants des dictatures, pas des révolutions». Nous sommes alors en janvier 2013 : les révolutions de 2011 ont permis aux islamistes de prendre le pouvoir et aux djihadistes de prendre de nouvelles armes...
«J'aime mener, moi aussi, la guerre de ma libération. Et fêter, parfois, mes indépendances.». Car avec ses chroniques, Kamel Daoud raconte aussi l'histoire d'une quête, celle d'un homme qui a conquis sa liberté par et dans l'écriture.


  • Les courts extraits de livres : 23/02/2017

LE FUGITIF
par Sid Ahmed Semiane

Alger, 1996.
Kamel Daoud. J'avais d'abord cherché le numéro de téléphone de la rédaction du Quotidien d'Oran, son journal. Je voulais lui dire mon admiration pour sa musique. Elle était nouvelle. Ce que j'aime le plus dans une écriture, c'est la musique. La note bleue. Et lui avait percé le secret de la trompette. Le mystère du be-bop des mots. Je ne l'avais pas trouvé au bureau ce jour-là. J'avais laissé un message en espérant qu'il lui parvienne. Il a eu l'élégance de rappeler. Nous avons échangé quelques généreuses amabilités. Nous exercions alors le même "métier" de chroniqueur. Lui à Oran, que l'héritage jacobin avait confiné dans le mépris d'une lointaine province, et moi à Alger, capitale prétentieuse engloutie par le feu des attentats et le couvre-feu des potentats. Ensuite, je ne sais plus. Je n'arrive pas à me souvenir de notre rencontre - trop floue, trop lointaine -, de cette première poignée de main, celle qui allait sceller une fraternité résistant aux vicissitudes du temps, aux polémiques qui fâchent, à la gloire qui grise, aux incompréhensions des mots... C'est à cause de la guerre, je crois. Une guerre, ça brouille tout, ça génère de la confusion dans le souvenir. Ça fragmente le passé en séquences chaotiques et inconciliables. Je me suis juste souvenu que c'était la guerre. C'est ce qui prédominait alors. C'est ce qui enveloppait nos vies. Une atroce guerre. Civile ? Contre les civils ? Ou peut-être même avec ? Personne n'a su la nommer, la définir, la cerner. Elle était sans nom. Absurde, comme toutes les autres, mais elle se singularisait par un raffinement absolu dans l'horreur et l'ignominie. Elle était un peu l'arrière-cour de celle qui se déploie actuellement sous nos fenêtres et qui fait de l'audience dans nos postes de télévision, certes à une échelle un peu plus ample et avec des répercussions plus tragiques pour la survie des hommes et de l'Histoire. C'est à ce moment-là que cet homme, Kamel Daoud, sorti d'un village silencieux (pour suivre des études de lettres), fait son apparition pour braver le temps et la folie des hommes et faire voeu de parole ; frêle silhouette, presque aussi frêle que son âge : un peu plus de vingt ans. L'âge de toutes les outrances. C'est peut-être aussi cette outrance présomptueuse - avec le vide que créa la violence - qui permit à Kamel Daoud de dire à la place de quelques aînés plus madrés (rendus muets par l'horreur) ; de faire de cet acte de dire son métier à tisser du verbe. Parce que c'est ce qu'il fait, c'est ce qu'il fit : il dit.
C'étaient les années 1990. Un autre siècle. Cette guerre allait cliver davantage le pays, le fragmenter un peu plus. Nous étions des gueules cabossées et chacun y allait de sa propre vertu, réelle ou supposée, créant ainsi, chacun, ses propres outils d'analyse. Creusant des tombes autant que des tranchées de pensée. Des tranchées de vérité exiguës : laïcs, islamistes, athées, nationalistes, féministes, troufions, barbouzes, affairistes, communistes, Kabyles, Arabes, francophones, Amazighs, coranistes... corrompus... réconciliateurs, éradicateurs. Janviéristes. Anti-constitutionnalistes. Conservateurs, progressistes, réactionnaires...
De la pensée unique - érigée en dogme, nous n'avions pas eu suffisamment de temps pour sauvegarder les règles élémentaires du dur métier de la pensée plurielle à laquelle nous aspirions tant -, nous sommes passés pieds et poings liés au désastre d'une pensée fragmentée. Décomposée. Désintégrée. La pluralité des idées est unie par un socle commun qui fait un tout. Ce socle avait rendu l'âme. Il n'y avait plus rien pour faire un tout, et tout était réuni pour que rien ne soit. Plus aucune pensée ne se rattachait à l'autre. Comme des particules dans l'univers, une errance cosmique dans le vide. Sans chute, juste avec des risques de collisions tragiques. La violence avait réussi à creuser autant de tombes pour les morts que pour les vivants.
(...)


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