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.. La daronne

Couverture du livre La daronne

Auteur : Hannelore Cayre

Date de saisie : 08/06/2017

Genre : Policiers

Editeur : Métailié, Paris, France

Collection : Noir

Prix : 17.00 €

ISBN : 9791022606073

GENCOD : 9791022606073

Sorti le : 09/03/2017

Patience est une cinquantenaire un peu seule, traductrice pour la police, au statut précaire. Elle est chargée d'écouter et de retranscrire des heures de conversations entre petits dealers de banlieue. "Les Moufti et leurs copains étaient nés en France et ne connaissaient du bled que ses plages. C'était des Marocains produits hors-sol ; des Marocains hydroponiques." Elle décide un jour d'intervenir dans une affaire de trafic de shit. Elle donne des informations au chauffeur qui convoyait la marchandise pour qu'il échappe à la police et prend les rênes de l'affaire, sous le pseudo de "la Daronne". Le style d'Hannelore Cayre, teinté d'humour, est plein d'énergie, et tout dans ce polar captivant sonne très juste (l'auteure avocate pénaliste sait de quoi elle parle !).


Un polar original et percutant, aussi amusant que sombre, où les personnages sont réalistes, très humains et parfaitement campés en deux coups de cuillère à pot.
Des situations crédibles, une héroïne émouvante et drôle, un style simple, enlevé et incisif, particulièrement efficace.
Une plongée dans le milieu des stups et du trafic de drogue pour un moment de lecture très sympa, qui ferait un excellent sujet de film.


«Commis d'office» m'avait enchantée...
«La Daronne» est géniale. Drôle. Astucieux. Ficelé. Elle a tout pour plaire cette «Daronne».
Patience est traductrice d'arabe pour la justice. Sauf qu'un jour, elle va se servir de ces traductions pour arrondir ses fins de mois, au point d'avoir 1,2 tonne de shit dans sa cave ! ! !

Et là, ça se corse car il faut écouler cette came sans se faire prendre... ! !

Bonheur de lecture, style vivant et imagé, vous allez vous régaler !


Patience Portefeux est traductrice pour la police. Patience est un sacré personnage, fille d'un pied noir tunisien et d'une mère juive autrichienne. Mais Patience a une vie de merde : elle est veuve, gagne petitement sa vie, elle a beaucoup sacrifié pour élever ses deux filles, et sa mère, atteinte d'Alzheimer, vit dans une institution qui lui coûte un bras. Un jour, elle entrevoit la possibilité de s'en sortir, mais en arrêtant d'être honnête. Elle va ainsi réussir à récupérer le pactole, soit plusieurs dizaines de kilos de bonne beuh marocaine, qu'elle va devoir vendre pour blanchir ensuite l'argent que cela va lui rapporter. Je ne rentrerai pas dans les détails de la combine élaborée par cette femme qui cache bien son jeu mais qui va s'avérer être redoutable. Une daronne, quoi !
Plongée dans la lecture de romans un peu mous qui peinaient à me captiver, La Daronne m'a redonné un coup de fouet. C'est efficace, on est tout de suite dans l'histoire et dans les personnages, et on se marre. Avec Hannelore Cayre, rien n'est ni tout noir ou tout blanc, et j'aime son humour mordant, sa vision critique de la vie à travers la description d'une justice qui prend parfois/souvent l'eau. Promis, vous vous régalerez à lire La Daronne !


  • Les présentations des éditeurs : 30/03/2017

«On était donc fin juillet, le soleil incendiait le ciel ; les Parisiens»» migraient vers les plages, et alors que j'entamais ma nouvelle carrière, Philippe, mon fiancé flic, prenait son poste comme commandant aux stups de la 2e DPJ. "Comme ça on se verra plus souvent", m'avait-il dit, réjoui, en m'annonçant la nouvelle deux mois auparavant, le jour de sa nomination.
J'étais vraiment contente pour lui, mais à cette époque je n'étais qu'une simple traductrice-interprète judiciaire et je n'avais pas encore une tonne deux de shit dans ma cave.»
Comment, lorsqu'on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l'existence... qu'on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l'eau tout en élevant ses enfants... qu'on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d'heures d'écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir... on en arrive à franchir la ligne jaune ?
Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d'un Go Fast et on le fait l'âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt... disons... un détachement joyeux. Et on devient la Daronne.

Hannelore CAYRE est avocate pénaliste, elle est née en 1963 et vit à Paris. Elle est l'auteur, entre autres, de Commis d'office, Toiles de maître et Comme au cinéma.
Elle a réalisé des courts métrages, et l'adaptation de Commis d'office est son premier long métrage.



  • La revue de presse Macha Séry - Le Monde du 18 mai 2017

Hannelore Cayre, avocate pénaliste, était déjà l'auteure d'une trilogie (Commis d'office, Toiles de maître, Ground XO, Métailié, 2004, 2005 et 2007) mettant en scène un désastreux confrère cherchant tantôt à convertir un proxénète albanais aux charmes de Flaubert, tantôt à rajeunir l'image de marque d'un cognac dont il a hérité en produisant des tubes de rappeurs. Avec La Daronne et le même sens du sarcasme, elle croque, une nouvelle fois, la justice au quotidien et le déclassement social. Elle dépeint surtout la métamorphose d'une quinquagénaire désabusée mais pragmatique. Formidable.


  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 6 avril 2017

Un nouveau roman d'Hannelore Cayre, savoureux et efficace...
La traductrice transparente et laborieuse va devenir une patronne redoutée. Sur cet ­alléchant scénario, Hannelore Cayre construit un de ces romans dont elle a le secret. Implacable dans son respect des codes, elle explose les clichés qui présentent les dealers comme d'attendrissants gavroches. Ce monde de vrais affreux, sales et méchants est décrit sans complaisance avec une précision féroce qui n'épargne personne.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 8 mars 2017

Après avoir brillamment ausculté le monde des avocats «commis d'office», l'auteure revient avec une nouvelle héroïne, travailleuse au noir pour le ministère de la Justice. Réjouissant...
Dans cette fiction très drôle et très sombre, Hannelore Cayre aborde de nombreux sujets de société sans avoir l'air d'y toucher : que faire de ses vieux parents ? Comment vivre en femme libre sans un sou en rêvant de mettre ses enfants à l'abri du besoin ? Comment sympathiser avec ses voisins chinois ?... Mais surtout, la romancière continue de décrire le monde de la justice et ses aberrations...
Le talent d'Hannelore Cayre est dans sa manière de raconter des histoires tragiques en faisant rire son lecteur. Elle y parvient à coup d'anecdotes (souvent vraies), d'exagérations irrésistibles (et plausibles) et d'une écriture travaillée au millimètre, mais bondissante d'humour et de générosité.


  • Les courts extraits de livres : 21/02/2017

L'argent est le Tout

Mes fraudeurs de parents aimaient viscéralement l'argent. Pas comme une chose inerte qu'on planque dans un coffre ou que l'on possède inscrit sur un compte. Non. Comme un être vivant et intelligent qui peut créer et tuer, qui est doué de la faculté de se reproduire. Comme quelque chose de formidable qui forge les destins. Qui distingue le beau du laid, le loser de celui qui a réussi. L'argent est le Tout ; le condensé de tout ce qui s'achète dans un monde où tout est à vendre. Il est la réponse à toutes les questions. Il est la langue d'avant Babel qui réunit tous les hommes.

Il faut dire qu'ils avaient tout perdu, y compris leur pays. Il ne restait plus rien de la Tunisie française de mon père, rien de la Vienne juive de ma mère. Personne avec qui parler le pataouète ou le yiddish. Pas même des morts dans un cimetière. Rien. Gommé de la carte, comme l'Atlantide. Ainsi avaient-ils uni leur solitude pour aller s'enraciner dans un espace interstitiel entre une autoroute et une forêt afin d'y bâtir la maison dans laquelle j'ai grandi, nommée pompeusement La Propriété. Un nom qui conférait à ce bout de terre sinistre le caractère inviolable et sacré du Droit ; une sorte de réassurance constitutionnelle qu'on ne les foutrait plus jamais dehors. Leur Israël.
Mes parents étaient des métèques, des rastaquouères, des étrangers. Raus. Une main devant, une main derrière. Comme tous ceux de leur espèce, ils n'avaient pas eu beaucoup le choix. Se précipiter sur n'importe quel argent, accepter n'importe quelles conditions de travail ou alors magouiller à outrance en s'appuyant sur une communauté de gens comme eux ; ils n'avaient pas réfléchi longtemps.

Mon père était le PDG d'une entreprise de transport routier, la Mondiale, dont la devise était Partout, pour tout. "PDG", un mot qui ne s'emploie plus aujourd'hui pour désigner un métier comme dans Il fait quoi ton papa ? - II est PDG..., mais dans les années 70 ça se disait. Ça allait avec le canard à l'orange, les cols roulés en nylon jaune sur les jupes-culottes et les protège-téléphones fixes en tissu galonné.
Il avait fait fortune en envoyant ses camions vers les pays dits de merde dont le nom se termine par -an comme le Pakistan, l'Ouzbékistan, l'Azerbaïdjan, l'Iran, etc. Pour postuler à la Mondiale il fallait sortir de prison car, d'après mon père, seul un type qui avait été incarcéré au minimum quinze ans pouvait accepter de rester enfermé dans la cabine de son camion sur des milliers de kilomètres et défendre son chargement comme s'il s'agissait de sa vie.
Je me vois encore comme si c'était hier en petite robe de velours bleu marine avec mes chaussures vernies Froment-Leroyer, à l'occasion de l'arbre de Noël, entourée de types balafrés tenant dans leurs grosses mains d'étrangleurs de jolis petits paquets colorés. Le personnel administratif de la Mondiale était à l'avenant. Il se composait exclusivement de compatriotes pieds-noirs de mon père, des hommes aussi malhonnêtes que laids. Seule Jacqueline, sa secrétaire personnelle, venait rehausser le tableau. Avec son gros chignon crêpé dans lequel elle piquait avec coquetterie un diadème, cette fille d'un condamné à mort sous l'Épuration avait un air classieux qui lui venait de sa jeunesse à Vichy.
(...)


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