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.. Gertrude Stein : autobiographies intempestives

Couverture du livre Gertrude Stein : autobiographies intempestives

Auteur : Christine Savinel

Date de saisie : 03/03/2017

Genre : Littérature Etudes et théories

Editeur : Rue d'Ulm, Paris, France

Collection : Off-shore

Prix : 21.00 €

ISBN : 9782728805662

GENCOD : 9782728805662

Sorti le : 12/01/2017

  • Les présentations des éditeurs : 03/03/2017

Il y a chez Gertrude Stein (1874-1946) une constante propension autobiographique. Son oeuvre entière s'entend comme un monologue dramatique ininterrompu, un peu à la manière de Rousseau, mais sans confessions, et plus proche de Nietzsche par le caractère réflexif.
Dans les années qui suivirent L'Autobiographie d'Alice Toklas (1933), sorte de remarquable «Comment j'ai écrit de si bons livres», elle écrivit, autour de son unique - et triomphal - voyage de retour en Amérique, deux textes inclassables : Quatre en Amérique (1934) et L'Histoire géographique de l'Amérique (1936), à quoi il faut ajouter l'extraordinaire roman policier raté qu'est Du sang sur le sol de la salle à manger (1933). Stein y relance de manière plus ou moins indirecte les enjeux de son identité, littéraire, intime, linguistique. La période se clôt avec L'Autobiographie de tout le monde (1937), qui, derrière l'annonce d'un texte écrit au nom de tous les autres, se révèle théâtre de la reconnaissance et de la disparition de l'image de soi.
Cet essai s'attache ainsi à un moment, relativement tardif dans l'oeuvre de Stein, que l'on pourrait dire hyper-autobiographique. Pourtant, l'autobiographie semble être un genre impossible pour qui, comme elle, ne croit pas à la possibilité de témoigner pour l'autre ou pour l'histoire, et recherche une langue hors évènement. Mais c'est aussi un genre idéal pour qui, comme elle encore, croit que chaque instant n'existe que s'il s'écrit, que s'il devient littérature.

Christine SAVINEL est professeur émérite à l'Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris 3). Spécialiste de poésie américaine, elle est l'auteur de Emily Dickinson et la grammaire du secret (PUL, rééd. 2009), et de Poèmes d'Emily Dickinson, Au rythme du manque (PUF, 2009). Traductrice de Henry James et de Scott Fitzgerald (Gallimard, «Pléiade»), elle a également édité et traduit les Journaux de Sylvia Plath (Gallimard). Ses articles et essais portent sur la poésie (d'Ezra Pound ou Gertrude Stein à Michael Palmer et Susan Howe), ainsi que sur les arts visuels (de Duchamp à Pollock, Ad Reinhardt ou Agnès Martin).


  • Les courts extraits de livres : 03/03/2017

Extrait de l'introduction

Si chaque écrivain crée dans sa propre langue un effet d'étrangeté, chez Gertrude Stein celui-ci se combine avec un système d'étrangeté. Stein organisa en effet les conditions d'une double extériorité, linguistique et géographique, indépassable. Elle vivrait dans un pays étranger, mais dans sa propre langue. Cela revenait à constituer un lieu de la langue à la fois choisi, en partie isolé et puissamment conscient. Un lieu fortifié, une place forte. C'est l'une des sources, ou des conséquences, du remarquable sentiment de l'intériorité et de l'extériorité chez Stein. L'intérieur se fait tangible dans la langue, tandis que le dehors prend la double figure de la langue étrangère et du pays où elle vit mais qui n'est pas le sien. Certes, le milieu cosmopolite fait qu'elle n'est pas seule dans sa langue, l'isolement est pluriel, et l'intériorité peuplée ou troublée par les conversations avec sa compagne et ses nombreux amis ou visiteurs. Mais cela ne modifie en rien la conscience aiguë qu'a l'écrivain de sa langue comme un dedans. C'est probablement l'une des raisons, plus ou moins conscientes, du choix que fit Stein, qui pourtant revendiquait constamment son identité américaine, de ne jamais retourner vivre dans son pays, jusqu' à sa mort, en 1946. L'histoire est bien connue. En 1903, elle s'installa à Paris avec son frère Léo, rue de Fleurus. En 1904, elle retourna passer des vacances chez des amis à Boston et à New York, mais ne devait pas revenir aux États-Unis avant 1934 et pour quelques mois seulement. À trente ans, donc, elle choisit de vivre en France, à Paris Ses vacances se passeraient dorénavant en Italie, plus souvent en Espagne, puis dans la campagne française, dans le Bugey1. Il y aurait aussi plusieurs visites et conférences en Angleterre. Observer Stein lorsqu'elle se retrouve en milieu anglophone apporte une confirmation étonnante de l'impératif d'extériorité linguistique. Elle se trouve en effet importunée d'entendre les conversations en langue anglaise, ainsi qu'elle l'écrit à propos d'un séjour en Angleterre au début de janvier 1913 : «Gertrude Stein n'aimait pas autant que moi les visites dans les maisons de campagne. L'agréable flux hésitant et ininterrompu de la conversation, le son incessant de la voix humaine en langue anglaise l'importunaient.» (AABT 789) Ce qui gêne Stein, c'est d'entendre sa propre langue dans la forme même de la conversation des autres - elle évoque avec précision le rythme, à la fois flux et syncope (l'hésitation). Pour que sa propre voix se place, il faut que «la voix humaine» se fasse entendre dans la différence de langue, à distance. Qu'il s'agisse ici de L'Autobiographie d'Alice B. Toklas (1933), grand jeu identitaire où la première personne (Stein) emprunte la voix d'une autre (Toklas) pour mieux parler dans sa propre voix, ajoute son écart ironique. L'ensemble du système de l'identité et de l'étrangeté dans la langue se trouve bouclé dès lors que le bruit de fond des conversations en français ne dérange nullement l'écrivain, ainsi qu'il apparaît notamment dans L'Autobiographie de tout le monde (1937). Sont alors remplies les conditions mêmes de l'écoute intérieure, essentielle pour Stein, comme elle l'écrit à Thornton Wilder : «À propos de l'écoute : ah, elle est incorporée à jamais dans mon Langage Intérieur.» Ce qui est impossible pour elle, c'est de retrouver l'intériorité de sa langue extériorisée et banalisée dans la conversation. Contre cette fausse écoute, elle applique un principe de différence : il s'agit de se dégager de l'identique, en écrivant dans une langue qui n'est pas celle que l'on entend, et en parlant par la voix d'une autre, ou de tous les autres.


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