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.. Une génération sacrifiée ? : jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée

Couverture du livre Une génération sacrifiée ? : jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée

Auteur : Stéphane Beaud | Gérard Mauger

Postface : Florence Weber

Date de saisie : 17/03/2017

Genre : Sociologie, Société

Editeur : Rue d'Ulm, Paris, France

Collection : Sciences sociales

Prix : 25.00 €

ISBN : 9782728805648

GENCOD : 9782728805648

Sorti le : 20/02/2017

  • Les présentations des éditeurs : 17/03/2017

La massification scolaire, la désindustrialisation, les transformations du paysage politique et culturel ont provoqué une crise de reproduction de longue durée des classes populaires, dont les «jeunes des cités» constituent le point focal. Sans les exclure ni se réduire à leur cas, les enquêtes rassemblées dans ce livre analysent les inadaptations et les tentatives d'ajustement, les engagements et les désengagements, les espoirs et les déboires, les quêtes de compensation et les conversions, mais aussi les formes de reproduction au sein des nouvelles générations de jeunes des classes populaires. La menace du chômage, la précarité et le chantage à la docilité qu'elle permet, l'emprise des valeurs consuméristes, ont d'autant plus détérioré leurs capacités de mobilisation que beaucoup se vivent comme «de passage». Faut-il en conclure qu'à la culture de rébellion de la «génération ouvriérisée» des années 1970 s'opposerait aujourd'hui «l'individualisme négatif» d'une «génération désouvriérisée» ?

Stéphane Beaud est sociologue, professeur de science politique à l'Université Paris-Ouest Nanterre, chercheur à l'Institut des sciences sociales du politique (CNRS-Nanterre). Ses recherches portent sur les classes populaires, la démocratisation scolaire, les descendants d'immigrés avec un détour par la sociologie du football. Il a notamment publié, avec M. Pialoux, Retour sur la condition ouvrière (La Découverte-poche, 2011), Violences urbaines, Violence sociale (Fayard, 2003).

Gérard Mauger est sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CNRS-Paris I). Ses recherches concernent, pour l'essentiel, les générations et les âges de la vie (jeunesse), les pratiques déviantes et délinquantes, les classes populaires, les pratiques culturelles (lecture) et l'oeuvre de Pierre Bourdieu. Il a récemment publié Lectures de Bourdieu (codir. F. Lebaron, Ellipses, 2012), Repères pour résister à l'idéologie dominante (Le Croquant, 2013), Lectures numériques. Une enquête sur les grands lecteurs (avec P. Gaudric et X. Zunigo, Bibliothèque du Centre Pompidou, 2014) et Âges et Générations (La Découverte, 2015).

Avec la collaboration de Lorenzo Barrault-Stella, Thomas Beaubreuil, Clémentine Berjaud, Charles Berthonneau, Samuel Bouron, Vincent Burckel, Benoît Coquard, Pierig Humeau, Sophie Orange, Akim Oualhaci, Ugo Palheta, Martin Thibault.

La postface de Florence Weber revient sur le tabou du déclassement qui enferme depuis quinze ans les perdants de la mondialisation dans la colère, le retrait et la honte. La croissance des inégalités territoriales s'est aggravée en France depuis la crise économique de 2008, tandis que la course au diplôme sans création d'emplois qualifiés, notamment dans le secteur de la culture, minait la confiance dans l'école, jusque chez les jeunes des classes moyennes sans patrimoine.


  • Les courts extraits de livres : 17/03/2017

Extrait de l'introduction de Stéphane Beaud et Gérard Mauger

Un bilan synthétique de la sociologie des classes populaires en France et un dossier de la revue Savoir/Agir, parus récemment tous les deux, témoignent du renouvellement de l'intérêt des sociologues pour les classes populaires depuis une vingtaine d'années. Comme l'indique le titre du dossier «De la classe ouvrière aux classes populaires», il s'agit non seulement de prendre acte de la perte de centralité symbolique de la classe ouvrière, mais aussi de prendre la mesure de l'existence objective de classes populaires qu'Olivier Schwartz définit à la fois par des «propriétés de position» (les classes populaires sont des groupes «dominés») et par des «formes de séparation culturelle». Dans la sémiotique médiatique, la figure masculine du «métallo», qui a longtemps symbolisé la classe ouvrière, cède la place à celle de la caissière d'hypermarché. Dans le lexique sociologique, les classes populaires connaissent à partir du milieu des années 1970 une «crise de reproduction» : au processus de «consolidation de la condition salariale» de l'après-guerre succèdent une «insécurité sociale» croissante et la déstabilisation des modes de vie des classes populaires. Les «jeunes» et, plus spécifiquement, les «jeunes des cités» sont devenus le point focal de cette crise de la reproduction. Au cours des mobilisations de salariés, d'étudiants et de lycéens contre la loi Travail (dite aussi loi El Khomri, du nom de la ministre du Travail) au printemps 2016, un mot d'ordre fédérateur - «On vaut mieux que ça !...» - fut promu au rang de «hashtag» de la lutte. L'écho trouvé par ce slogan auprès des jeunes entrants sur le marché du travail invite à s'interroger sur les multiples effets du nouvel ordre salarial du capitalisme actionnarial. Ainsi la destruction progressive des «conquêtes sociales» issues du compromis fordiste se traduit-elle par de nouvelles logiques de précarisation/sélection sur le marché du travail, le rétrécissement des perspectives de mobilité professionnelle et la stagnation des rémunérations.

Crise de la reproduction et nouveau mode de génération des classes populaires

De façon générale, le «mode de génération» des générations successives peut être défini, d'une part, par un état du système scolaire et du marché du travail et, d'autre part, par un état de l'offre de biens symboliques (politiques, syndicaux, culturels, etc.). De ce point de vue, une crise profonde et durable du système scolaire, du marché du travail et de l'offre de biens symboliques affecte les jeunes des classes populaires confrontés aux effets de la désindustrialisation, du chômage, de la précarisation et de la dégradation de l'emploi ouvrier, ainsi que de la tertiarisation des emplois sans qualification, des transformations de «l'encadrement» politique, syndical, culturel et de la «massification» du système scolaire.

Les transformations du marché du travail

Les délocalisations et la restructuration de branches entières de la production industrielle (industries minières, métallurgiques, textiles, etc.), la mise en place de nouvelles technologies et de nouvelles stratégies patronales (à commencer par la sous-traitance) ont provoqué la réduction du nombre d'emplois ouvriers et la dislocation des «forteresses ouvrières», l'extension du chômage de masse, la paupérisation et la précarisation de la périphérie du monde ouvrier, la ruine des métiers traditionnels et la dévalorisation des diplômes techniques qui en ouvraient l'accès, de même que la disqualification de la «force de travail simple» et des valeurs de virilité qui occupaient une place centrale dans la définition de l'identité masculine traditionnelle des milieux populaires. Ce déclin du groupe ouvrier est, pour partie, compensé par l'extension des emplois de production répertoriés désormais du côté des services (manutention, logistique, etc.). De plus en plus d'ouvriers travaillent dans le tertiaire, se rapprochant du statut d'employés, alors que les salariés d'exécution du tertiaire, «ouvriers de service» en quelque sorte, se rapprochent des emplois ouvriers.


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