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.. Les parapluies d'Erik Satie

Couverture du livre Les parapluies d'Erik Satie

Auteur : Stéphanie Kalfon

Date de saisie : 06/04/2017

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Joëlle Losfeld, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-07-270634-9

GENCOD : 9782072706349

Sorti le : 02/02/2017

  • Les présentations des éditeurs : 06/04/2017

En 1901, Erik Satie a trente-quatre ans. Sans ressources et sans avenir professionnel, il délaisse Montmartre et l'auberge du Chat Noir pour une chambre de banlieue sordide où, coincé entre deux pianos désaccordés et quatorze parapluies identiques, il boit autant, ou plus, qu'il compose. Observateur critique de ses contemporains, l'homme dépeint par Stéphanie Kalfon est aussi un créateur brillant et fantaisiste : il condamne l'absence d'originalité de la société musicale de l'époque, et son refus des règles Lui vaut L'incompréhension et le rejet de ses professeurs au Conservatoire.

Les parapluies d'Erik Satie est le premier roman de Stéphanie Kalfon, qu'elle a conçu à la fois comme un hommage et comme un témoignage sur la vie du musicien.

Stéphanie Kalfon est, à trente-six ans, réalisatrice et scénariste. Lauréate en 2007 de la bourse Scénariste TV décernée par La Fondation Lagardère, elle a notamment travaillé pour la série Vénus et Apollon diffusée sur Arte. Elle est aussi la réalisatrice du film Super triste avec Emma de Caunes. Elle travaille actuellement sur un Long métrage avec Jean-Pierre Darroussin.



  • La revue de presse Macha Séry - Le Monde du 16 mars 2017

Prose scandée, style élégant, Stéphanie Kalfon retrace, dans son premier roman, l'existence en zig-zag du génial musicien, se plaçant à hauteur de sa solitude...
Sous sa plume, le pianiste du Chat noir (1866-1925) n'est plus une silhouette à lorgnons, un excentrique à bons mots, un artiste dilettante adulé par les avant-gardes. Non, cet homme-là est grandiose ; un génial musicien, intransigeant jusqu'à la rupture, lucide jusqu'au désespoir...
Stéphanie Kalfon voit, dans cette existence en zigzag, une mélodie jazzy, «un croisement de blues et de ragtime, un mélange de spleen, de fête, d'enthousiasmes, de déceptions, de crises et de défaites, mon Dieu ce qu'il pouvait continuer d'espérer au-delà de toute espérance...» Dans les écrits d'Erik Satie, cette scénariste de 37 ans a identifié, pour les reproduire dans sa propre prose, quelques-uns de ses tics de langage. Jusqu'au bout, elle porte avec tendresse cet homme chancelant.


  • Les courts extraits de livres : 06/04/2017

On n'envie jamais les gens tristes. On les remarque. On s'assied loin, ravis de mesurer les kilomètres d'immunité qui nous tiennent à l'abri les uns des autres. Les gens tristes sourient souvent, possible oui, possible. Ils portent en eux une musique inutile. Et leur silence vous frôle comme un rire qui s'éloigne. Les gens tristes passent. Pudiques. S'en vont, reviennent. Ils se forcent à sortir, discrets faiseurs d'été... Partout c'est l'hiver. Ils ne s'apitoient pas : ils s'absentent. Ils disparaissent poliment de la vue. Ils vont discrètement se refaire un monde, leur monde, sans infliger à personne les désagréments de leur laideur inside. Ils savent quoi dire sans déranger. C'est tout un art de marquer les mémoires d'une encre effaçable...

Mais si on les ouvre, les gens tristes se brisent. Épuisés. Ce sont des présences chaotiques. Leur pensée passe et repasse, tournoie, revient comme une ogive sur les choses laissées ouvertes, accumulées, annotées, arborescentes. Un vrai foutoir ces gens-là. La société n'aime pas le chaos.

Ce matin il fait gris laiteux, comme d'habitude, légèrement froid mais sans persistance. Le petit parc est bruyant (à peine) et le ciel se demande comment se comporter. Les feuilles des chênes font un bruit de grelot, voici Erik Satie qui marche, là-bas, il vient du fond du siècle, un matin comme celui-là. On le reconnaît à sa démarche cliquetante, son parapluie à contretemps. Il regarde le mois de mai sans aucune objection. Difficile de se représenter le petit homme hors norme. Pour être honnête, il faudrait faire de lui un portrait sans rangement, à son image. Et accepter ses règles du jeu - qui ne régleront rien d'ailleurs, comme vous le verrez. Un portrait qui lui ressemble serait donc volontiers dérangé, comme sa petite chambre d'effroi qui se trouve à Arcueil. Voici ce qu'on peut en dire...

À trente-cinq ans, en ce mois de mai 1901 (le dix-sept, pour être précis), Erik Satie est dans la dèche. Il rafistole sa pantomime nommée Jack^ in the box (qui n'aura jamais lieu). Il a laissé derrière lui les aventures de sa jeunesse au Chat Noir pour s'exiler dans ce taudis mortuaire en banlieue. Il déteste les vacances. Il crève la faim. Il fait mine d'être bien installé dans cette chambre sans chauffage, il fait mine d'avoir choisi ce retrait, mais il passe son temps à regarder par la fenêtre : comment vivent les autres, les autres oui, et lui et lui, il fait le point. Il écrit souvent à son frère Conrad. U a perdu l'envie de plaisanter. Il a peur le soir quand il rentre à pied de Paris. La marche, c'est à cause de la misère. Elle n'empêche pas d'errer dans sa tête, de tourner en rond. Il s'hallucine. Il est seul. Il est seul. Il est seul. U en a terminé de l'amour, en a terminé de sa crise mystique. Le succès de Debussy ! ! ! ! Quelle obsession... À présent, il faut musicalement «passer à autre chose», Satie cherche comment. Sûr qu'après avoir excommunié tout ce que Paris compte de critiques et de directeurs d'Opéras, il a perdu la carte. On appelle ça un suicide professionnel. Il est tombé dans le piège de son personnage et bien malgré lui, il touche le fond. Alors...


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