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.. Bistrot ! De Baudelaire à Picasso : exposition, Bordeaux, Cité du vin, du 17 mars au 21 juin 2017

Couverture du livre Bistrot ! De Baudelaire à Picasso : exposition, Bordeaux, Cité du vin, du 17 mars au 21 juin 2017

Auteur : Stéphane Guégan

Date de saisie : 26/12/2017

Genre : Arts

Editeur : Gallimard, Paris, France

Prix : 29.00 €

ISBN : 9782072708060

GENCOD : 9782072708060

Sorti le : 16/03/2017

  • Les présentations des éditeurs : 26/04/2017

Cafés, bistrots et cabarets, plus que tout autre espace urbain, constituent le coeur de notre civilisation : une certaine façon d'être au monde s'y concentre. De tout temps, les artistes et les écrivains en ont colonisé le lieu et observé la faune. Cet effet de miroir culmine entre Baudelaire et Aragon, Manet et Picasso, Forain et Otto Dix, Masson et le jeune Rothko, mais il surgit avant et se prolonge jusqu'à nous.
L'exposition de la Cité du Vin, qui navigue entre l'Europe et les États-Unis, confronte la peinture à la photographie, au cinéma, à la littérature, et se détourne résolument des récits courants de la modernité. Forte d'une centaine d'oeuvres, elle voudrait établir le rôle essentiel de ces espaces de rencontre, en tous sens, dans la création et la société occidentales. Périphérique au temps des Saint-Aubin, plus présent chez Daumier, le thème explose à partir des années 1860-1870, tant il colle aux attentes de la génération qui a lu Baudelaire. Le cubisme et le surréalisme, au XXe siècle, ne sont pas les seuls à s'emparer du sujet et à lui faire avouer sa part de rêve.
Explorant le large éventail des situations que le café abrite et stimule, du buveur solitaire à la scène de drague, du retrait mélancolique à l'affirmation identitaire, de l'exclusivité masculine à la revendication féminine, l'exposition questionne enfin ce que les artistes ont cherché à dire d'eux. Le visiteur, à son tour, s'y laisse entraîner vers lui-même.

LES AUTEURS
Sous la direction de Stéphane Guégan, historien et critique d'art, avec des contributions de Laurence Chesneau-Dupin, conservateur du patrimoine et directrice de la Culture de la Fondation pour la culture et les civilisations du vin ; Pascal Ory, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne ; Philippe Sollers, écrivain ; Antoine de Baecque, historien et critique de cinéma ; Florence Valdès-Forain, historienne de l'art ; Jean-Didier Vincent, membre de l'Institut, professeur émérite à l'université Paris XI, membre de l'Académie des vins de France ; Claudine Grammont, historienne de l'art ; Frédéric Vitoux, de l'Académie française, écrivain.



  • La revue de presse Bernard Pivot - Le Journal du Dimanche du 17 décembre 2017

Directeur du livre - au vrai, un catalogue pour une exposition à la Cité du vin -, Stéphane Guégan est un guide érudit et enthousiaste. Il commente des scènes de café dues au talent de Toulouse- Lautrec, Daumier, Foujita (une autre femme seule devant un verre de vin), Camoin (encore une autre !), Gromaire, Picasso, Dufy, Laboureur, Vuillard, etc. Et André Dunoyer de Segonzac, "victime d'un oubli regrettable". Il paie son voyage criminel dans l'Allemagne de 1941, en compagnie d'autres artistes et écrivains. Sa toile très forte, Les Buveurs, justifie la tentative de réhabilitation à laquelle s'emploie Stéphane Guégan.
Les cafés, les bars, les bistrots sont aussi des lieux de séduction. Le mot "drague" convient probablement mieux. "Que d'amours ont débuté dans un café ! s'exclame le neurobiologiste Jean-Didier Vincent. La naissance du désir reste inscrite dans le velours ou la moleskine." Et d'expliquer ensuite savamment le choc des deux "systèmes désirants". Cela vaut, bien sûr, pour toutes les catégories sociales, des dandys proustiens aux meufs et mecs de la bohème moderne. "Garçon, remettez-nous ça !" comme disait Antoine Blondin. s


  • Les courts extraits de livres : 26/04/2017

Le café,
un mythe français

Pascal Ory

Qu'on l'appelle café, bistrot ou estaminet, le «débit de boissons» des textes administratifs est, au XXIe siècle, investi d'une double fonction mythique : il est identifié, par les Français comme par les étrangers, à la culture française ; son histoire et son organisation sont vues comme une métonymie de la société française, au point que la «terrasse de café», le «garçon de café» appartiennent aujourd'hui aux stéréotypes nationaux et qu'un reportage japonais sur la France ou un film américain dont l'intrigue se passerait à Paris pourraient difficilement faire l'économie d'au moins un plan, une séquence dans ce cadre, avec les personnages et la dramaturgie qui vont avec. Encore faut-il, avant d'explorer, même rapidement, ce petit théâtre de la «comédie française», comprendre pourquoi une innovation venue d'ailleurs - les premiers établissements voués à la consommation du café seraient repérés dans l'Empire ottoman au XVIe siècle - a trouvé dans ces parages un havre aussi propice.

Les éléments constitutifs du mythe

Un mythe n'est pas une illusion. C'est une histoire que se raconte une société pour donner du sens à chacune de ses pratiques, de la plus triviale à la plus sophistiquée. Il y a un mythe du café en tant que sociabilité, qui a d'abord été un mythe du café en tant que boisson exotique, mais il ne s'est installé, enraciné dans l'espace de plusieurs pays, dont la France, que parce qu'il rejoignait une demande sociale propre à tel ou tel pays.

L'exotisme à domicile

Dès les débuts du XIXe siècle, ce lieu à la dénomination flottante se distingue surtout par sa capacité à agglomérer et à condenser quantité de pratiques sociales dont le fil rouge est le plaisir.
Tout, au fond, part, comme souvent, d'une migration. Migration de substances, de pratiques et finalement de valeurs. Peu nombreux sont les végétaux, les animaux «autochtones», et la plupart des pratiques dites «traditionnelles» ont une origine datable, même approximativement, sans quoi on ne comprendrait pas pourquoi le vin, venu de Grèce, est devenu l'un des attributs de la francité ou la tomate, venue d'Amérique, s'est mise à identifier la cuisine dite «provençale». À côté de vertus toniques, voire aromatiques, qui pouvaient plaire, la boisson dite «café» est arrivée en Occident à partir du XVIIe siècle, lestée de tout un imaginaire exotique qu'elle a, au reste, conservé jusqu'à nos jours, ne serait-ce que parce que sa culture est restée réservée à des climats tropicaux ou assimilés. Boire du café a donc d'abord été en Occident une pratique distinctive des classes dominantes, au même titre que le thé ou le chocolat, et cette distinction a été encore accentuée par l'affichage étranger de ses premiers médiateurs, ces cafetiers - comme on ne disait pas encore - qui venaient d'un exotisme plus sage, puisque porté, non par des infidèles, mais par des chrétiens : à Paris, à partir des années 1660, par les Arméniens Grégoire ou Pascal, par Etienne le Syrien d'Alep ou l'Italien Procopio. Un demi-siècle plus tard, pendant que s'amorce le déclin de l'Empire ottoman, ce sont désormais les pays chrétiens qui deviennent la référence et le centre du commerce mondial et, en leur sein, après de courts moments portugais, italiens ou anglais, la France dont les élites, en matière de boisson chaude, font le choix prédominant de la décoction de Coffea arabica, au moment où le grand antagoniste, l'Angleterre, fait celui de l'infusion de Camellia sinensis, alias thé. La scène, on l'a vu, se passe à Paris, qui est en train de devenir, quelque part entre la Renaissance et la Révolution, la capitale culturelle du nouvel Occident à défaut d'en être la capitale politique ou économique, puisque le roi très-chrétien réside à Versailles alors que Londres concentre la modernité économique. Ceux qu'on n'appelle pas encore les bourgeois bohèmes, mais qui lisent déjà les auteurs libéraux, les penseurs critiques, l'Encyclopédie ou les contes de Voltaire, aiment, par exemple, à se retrouver chez Procope, où ils accueillent Benjamin Franklin ou Thomas Jefferson, et c'est dans le décor du Café de la Régence que Diderot pose, à la même époque, les personnages de son Neveu de Rameau, juste en face le Palais-Royal, donc juste en face les rues où apparaissent, dans ces années-là aussi, les premiers restaurants.
(...)


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