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.. Voyager

Couverture du livre Voyager

Auteur : Russell Banks

Traducteur : Pierre Furlan

Date de saisie : 21/09/2017

Genre : Récits de Voyages

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 22.50 €

ISBN : 9782330078201

GENCOD : 9782330078201

Sorti le : 29/04/2017

Avec Russell Banks chaque voyage est propice à des considérations sur l'avenir du monde, le tourisme de masse ou l'émerveillement face à la nature. La façon de revisiter des pages de son passé, de sa jeunesse, à l'aune de son expérience est admirable. Que signifie un événement vécu plusieurs décennies auparavant, dont le souvenir est sans doute déformé par le sens qu'on veut lui donner ? Remarquable introspection, avec des passages fulgurants qui laissent le lecteur face à ses propres doutes et interrogations.


  • Les présentations des éditeurs : 19/06/2017

Russell Banks n'a jamais cessé de nourrir le désir d'évasion qui lui est consubstantiel depuis l'enfance, et qui l'a notamment conduit des îles de la Caraïbe aux sommets de l'Himalaya ou des Andes.
Dans ce captivant recueil de récits, qui est aussi un véritable livre de vie, Russell Banks invite son lecteur à l'accompagner dans les plus mémorables de ses voyages. Entretien avec Fidel Castro à Cuba, retrouvailles "hippies" à Chapel Hill vingt ans après, expériences diversement radicales, fugue à Édimbourg pour épouser dans le secret sa quatrième femme, autant d'étapes formatrices au fil desquelles l'écrivain interroge sa relation au monde, revisite en toute honnêteté les rapports qui furent les siens avec ses épouses successives, ou s'embarque pour de nouvelles formes de quête de soi en mettant son corps et son mental à l'épreuve lors d'exigeantes ascensions.
Entrelaçant, de paysage en paysage, histoire personnelle, contexte politique et social, dimension historique, cette relation de ses voyages se fait examen de conscience et méditation profonde. Elle ouvre un chemin vers le coeur et l'âme d'un écrivain aussi prestigieux que respecté.

Deux fois finaliste du prix Pulitzer, naguère président du Parlement des écrivains, Russell Banks est membre de l'Académie américaine des arts et des lettres. Son oeuvre, traduite dans plus de vingt langues, a reçu de très nombreuses distinctions et récompenses. Il vit en alternance dans le Nord de l'État de New York et à Miami.
En France, toute l'oeuvre de Russell Banks est publiée par les éditions Actes Sud. Derniers titres parus : Un membre permanent de la famille (2015) et, en 2016, Continents à la dérive (dans une nouvelle traduction de Pierre Furlan).



  • La revue de presse Muriel Steinmetz - L'Humanité du 15 juin 2017

Il témoigne de ses rencontres partout avec les êtres et consigne ses pensées sur un monde qui change sans cesse avec le temps et l'apparition du tourisme de masse, quand les paradis de jadis n'existent plus qu'en rêve. Le narrateur, qui n'est autre que lui, met à profit le voyage pour débusquer en chemin le mystère de son existence


  • Les courts extraits de livres : 18/05/2017

VOYAGER

Un homme qui s'est marié quatre fois a bien des explications à fournir. Surtout, peut-être, s'agissant d'un homme originaire du Nord de la Nouvelle-Angleterre, âgé de quelque soixante-quinze ans, qui depuis son adolescence a toujours rêvé d'évasion, de jeunesse perpétuelle, d'incalculables richesses, de renouveaux érotiques, narcotiques ou sybaritiques, de grandes aventures amoureuses, de mystère et d'intrigues, et qui, très souvent, a dirigé ces rêves vers les Caraïbes.
Pourquoi les Caraïbes ? Qui saurait le dire avec certitude ? Que j'y sois arrivé en conquistador ou en naufragé, en financier en cavale, en touriste dans un voyage organisé ou en routard muni de son Lonely Planet, déguisé en Ponce de Léon ou en Robinson Crusoé, en Errol Flynn, en Robert Vesco ou en cet écrivain américain peu connu qui porte le nom de Russell Banks, le vert brillant des îles des Caraïbes et le turquoise étincelant de leurs mers m'ont très tôt arraché à moi-même et à mon chez-moi pour me lancer dans des rêves d'une extrême netteté que je projetais comme des hologrammes sur le vaste monde qui m'entourait. Tandis que certains de ces rêves étaient plutôt innocents, voire simplement naïfs - tels ceux de Crusoé -, et d'autres, comme ceux de Flynn, très casse-cou, tous ont été brisés et remodelés par la réalité du lieu et des gens qui y vivaient : Ponce a été tué par les indigènes sur une plage du Sud de la Floride ; sa rencontre avec Vendredi a humanisé Crusoé, qui est rentré chez lui en homme meilleur ; Flynn, lorsqu'il a fait voile vers la Jamaïque, a accosté sous les traits de Captain Blood ; Vesco a escroqué Fidel, ce qui lui a valu de mourir en prison. Quant à Russell Banks, cet écrivain de Nouvelle-Angleterre peu connu, il reste encore à déterminer ce qui, en ces lieux, l'a brisé et remodelé.
Il est certain que quelque chose dans les Caraïbes tire les Européens et surtout les Nord-Américains hors de leur existence habituelle. Il est rare qu'on s'y rende seulement pour satisfaire sa curiosité. On n'y va pas non plus uniquement pour les hivers semi-tropicaux et le sable blanc, même si c'est l'explication habituelle - de l'ordre de l'argument publicitaire. Ni en raison du mythe qui voudrait qu'on s'y livre à une libération, souhaitée depuis longtemps et toujours remise à plus tard, d'inhibitions puritaines. Autre argument souvent mis en avant. On part pour les Antilles mû par de vagues désirs pour la plupart mal identifiés, rarement nommés, jamais affichés. On y va, telle l'abeille vers la fleur, comme attiré par l'image puissante de la beauté et de l'innocence d'avant la Chute, d'un jardin paradisiaque qui aurait, on ne sait trop comment, été préservé de la vie polluée, corrompue, froide, sombre et d'un érotisme étriqué à laquelle on s'est habitué chez soi. On aime à croire qu'il n'y a pas de serpents dans les Caraïbes. Les rares qu'on y trouve viennent sûrement d'ailleurs, ce sont des isolatos, des intrus arrivés du Nord dans les bagages des touristes.
Je n'étais pas différent des autres. Pendant des années, je me suis moi aussi rendu dans les Caraïbes sous l'impulsion de désirs que je n'avais ni bien examinés ni nommés, jusqu'à ce que vers la fin des années 1970, alors qu'encore jeune j'étais déçu par la pauvreté et la corruption que j'y voyais, mais que j'étais également gêné et furieux de constater que mon gouvernement refusait d'endosser la responsabilité de l'une comme de l'autre, mortifié par les hordes de touristes américains - mes concitoyens - débarquant toujours plus nombreux de voyages organisés et de bateaux de croisière, honteux de mon incapacité à briser les barrières raciales, économiques et culturelles qui m'enserraient d'un côté et m'excluaient de l'autre, après cinq ou six périples d'île en île et dix-huit mois de séjour en Jamaïque rurale avec Christine (ma deuxième femme) et nos trois filles, je ne finisse par plier bagage. Nous sommes alors rentrés en Nouvelle-Angleterre - pour de bon, pensais-je -, où je me suis efforcé de ne plus rêver de Caraïbes.
(...)


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