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.. Vainqueurs ou vaincus ? : l'énigme de la Iakoutie

Couverture du livre Vainqueurs ou vaincus ? : l'énigme de la Iakoutie

Auteur : Eric Crubézy | Dariya Nikolaeva

Date de saisie : 01/08/2017

Genre : Sociologie, Société

Editeur : Odile Jacob, Paris, France

Prix : 23.90 €

ISBN : 9782738137913

GENCOD : 9782738137913

Sorti le : 31/05/2017

  • Le courrier des auteurs : 01/08/2017

1) Qui êtes-vous ? !
Un archéologue-biologiste

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Les relations entre l'archéologie, la génétique et l'histoire à propos de l'exemple étonnant des Iakoutes en Sibérie orientale qui élèvent des vaches et des chevaux par moins 70°C en hiver.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Les colonies britanniques d'Amérique du Nord ont fait session en 1776 ; en 1789, les Iakoutes demandaient leur autonomie à l'état russe. "La différence entre les colonies britanniques, c'est que, dans le premier cas, ce furent les colonisateurs qui portèrent un message d'indépendance et que dans le second ce furent les colonisés".

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Toïouk (chanson traditionnelle iakoute)

https ://www.youtube.com/watch ?v=6CK8dELC_9g

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'expansion des Iakoutes, qui furent des "anti-Vikings».Alors que l'arrivée des Vikings au Groenland se termina en fiasco, les Iakoutes qui n'étaient qu'une poignée au même moment, régnaient en 1922 sur 3 millions de kilomètres carrés.


  • Les présentations des éditeurs : 13/07/2017

Pourquoi certaines sociétés s'effondrent-elles, alors que d'autres traversent les siècles ? Tel est le cas de la Iakoutie. Ce territoire de Sibérie orientale, entre le lac Baïkal et le détroit de Béring, est l'une des régions les plus hostiles de la planète, les températures pouvant descendre jusqu'à - 70 °C en hiver. Et pourtant, la population iakoute a résisté à tout : à la rudesse du climat, à l'arrivée du voisin russe, à la mondialisation et aux épidémies.

Pour tenter de résoudre cette énigme, Eric Crubézy et Dariya Nikolaeva s'appuient à la fois sur l'archéologie, la génétique des populations et sur l'histoire. Ce livre montre que ce ne sont pas les peuples les plus adaptés à l'environnement qui finissent par s'imposer, que ce ne sont pas les sociétés les plus puissantes, en l'occurrence l'ex-URSS, qui l'emportent.

Les vainqueurs ne sont pas toujours ceux qu'on imagine : rien n'est donc inéluctable, les sociétés ont le pouvoir d'écrire leur avenir.

Éric Crubézy est professeur d'anthropologie biologique et de paléogénétique, directeur d'un laboratoire du CNRS, spécialiste d'archéologie funéraire. Il dirige les missions archéologiques françaises en Sibérie orientale.

Dariya Nikolaieva est historienne, docteur en histoire de l'université de Versailles-Saint-Quentin, spécialiste de l'histoire et de la culture iakoutes.


  • Les courts extraits de livres : 13/07/2017

L'énigme iakoute

Cet ouvrage s'intéresse à une énigme, longtemps méconnue, mais qui passionne désormais un public de plus en plus large et des chercheurs relevant de disciplines de plus en plus différentes, de l'archéologie à la médecine, des sciences humaines et sociales à l'économie et aux sciences de l'environnement. Cette énigme, c'est celle du mode de vie et de la naissance en tant que nation d'une population de cinq cent mille habitants, vivant dans le lieu habité le plus froid de la planète en dehors de l'Arctique : les Iakoutes. Ils résident en république Sakha (Iakoutie), république autonome de la Fédération de Russie dans le Nord-Est sibérien, à mi-chemin entre le lac Baïkal et le détroit de Behring. C'est l'un des endroits les plus continentaux de la planète avec des températures qui peuvent atteindre - 70 °C l'hiver et + 35 °C l'été. En dehors de ce climat, que nous qualifions souvent d'extrême mais qu'eux considèrent comme normal, leur spécificité tient au fait qu'encore aujourd'hui une bonne partie des habitants sont des éleveurs de vaches et de chevaux qui parlent une langue de la famille des langues turques, comme quelques autres populations sibériennes plus au sud, avec environ 60 % de mots originaires de ces langues et 40 % d'origine mongole et bouriate1. Ils vivent à des latitudes et des températures qui sont celles où l'on rencontre des chasseurs-cueilleurs et des éleveurs de rennes qui parlent des langues sibériennes. Il y a notamment les Toungouses répartis en Evenks et Évènes, quelques Youkaguirs et des Dolganes. Ces dernières populations étaient anciennement des chasseurs de rennes sauvages et d'élans, des pêcheurs et des cueilleurs de baies car, avant 1600 de notre ère, les grands troupeaux de rennes domestiques, qui représentent aujourd'hui leur première ressource économique, n'avaient pas un tel nombre de têtes. La nation iakoute a tellement marqué ce que les Occidentaux appellent la Sibérie orientale2 que le pouvoir soviétique tenta d'en noyer la culture en y intégrant des populations d'origines asiatiques et européennes qui représentent aujourd'hui plus de cinq cent mille habitants. Malgré ces efforts d'uniformisation d'un Empire qui voulait effacer ce qui aurait pu constituer un État indépendant, après la dissolution de l'Union soviétique, la Iakoutie fut reconnue comme une république autonome par le nouveau pouvoir de Moscou.
En dehors de ces aspects inhabituels, l'histoire nous apprend que les Iakoutes n'étaient que quelques petits groupes parmi ces chasseurs-cueilleurs au début du XVIIe siècle, à l'arrivée des Russes et que, lors de la création de l'URSS en 1922, ils régnaient sur une surface de plus de trois millions de kilomètres carrés, équivalente à la surface de l'Inde, qui était une nation depuis la fin du xixe siècle et qui devint une république autonome. Dans le même temps, les chasseurs-cueilleurs et les éleveurs de rennes avaient disparu ou étaient réduits à l'état de peuples minoritaires. C'est là un fait surprenant, car ceux qui ont disparu étaient, a priori, les plus adaptés aux conditions locales. Ils représentaient les plus anciennement arrivés, c'étaient eux qui tenaient le territoire au XVIIe siècle, or ce sont les Iakoutes qui se sont finalement imposés jusque sur l'océan Arctique avec leurs vaches et leurs chevaux. Dans le même temps, leur expansion est concomitante de celle de l'arrivée des Russes qui venaient mettre les populations locales sous leur coupe afin de les soumettre à un impôt en fourrures, appelé yasak, qui allait représenter, pour l'ensemble de la Sibérie, presque 10 % du produit national brut russe au XVIIe siècle.


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