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.. Black village

Couverture du livre Black village

Auteur : Lutz Bassmann

Date de saisie : 06/12/2017

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Verdier, Lagrasse, France

Prix : 16.00 €

ISBN : 9782864329329

GENCOD : 9782864329329

Sorti le : 24/08/2017

  • Les présentations des éditeurs : 09/09/2017

«Un moment, pour nous, cela pouvait représenter plusieurs minutes, ou quelques semaines, ou encore nettement plus.»

Tassili, Goodmann et Myriam. Deux hommes et une femme en guenilles, anciens poètes, anciens membres du service Action qui se connaissent à peine. Ils cheminent dans l'obscurité qui suit leur décès. La route est interminable et monotone. Ils doivent apprendre à marcher ensemble dans ce monde sans lumière où ils affrontent non seulement les ténèbres, mais aussi des bizarreries du temps, car celui-ci ne s'écoule pas de façon familière. Il s'étire ou se rétrécit, mais surtout il s'interrompt, il «n'aboutit pas». Pour essayer de poser des repères dans la durée de leur voyage, ils se racontent des histoires. Ils aimeraient que les récits qu'ils inventent se gravent dans leurs mémoires et dessinent peu à peu un calendrier et des souvenirs qui accompagneraient leur progression vers la fin. Or, quel que puisse être le contenu de leurs histoires - aventures trépidantes, violence, vengeance, rêves, missions criminelles, explorations fantastiques -, tout s'interrompt en plein coeur de l'action. Les images naissent, couleurs et anecdotes flamboient, mais soudain une force mystérieuse intervient et cisaille impitoyablement la narration. De nouveau et en un instant, le noir se fait. Les narrats deviennent des interruptats, le roman devient une chambre d'échos.
Quant à Tassili, Goodmann et Myriam, ils poursuivent leur longue marche sans savoir si un jour ils vont s'éteindre, ni si l'extinction durera le temps d'un claquement de doigts, ou mille ans.

Lutz Bassmann appartient à un monde de fiction. Il est un des hétéronymes d'Antoine Volodine. Il est combattant et écrivain (il a participé à l'ouvrage collectif Le Post-exotisme en dix leçons, leçon onze). Le lieu où il poursuit son existence n'est pas précisément communiqué, car, bien qu'il ne soit nulle part, il peut se trouver n'importe où sur la planète.



  • La revue de presse Michel Abescat - Télérama du 6 décembre 2017

Magnifiquement organisé, en une géométrie parfaite, l'ensemble de ces «récits estropiés» racontent, une fois encore, l'échec des utopies révolutionnaires, la fin de l'espèce humaine, la paranoïa généralisée. Mais qu'on ne s'y trompe pas : la lecture de ce livre est un plaisir immense, l'humour qui le traverse, l'extraordinaire variété des genres littéraires qu'il convoque, la puissance des images qu'il soulève, l'ambition qui le porte, l'étrangeté et la beauté de sa poétique en font un livre majeur.


  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 31 août 2017

Dans un au-delà indistinct, trois combattants vaincus tentent en racontant des récits de se créer des repères...
Les lecteurs auront reconnu l'univers auquel Antoine Volodine a donné le nom de «post-exotisme». Un monde où, après la défaite d'une «troisième union soviétique», des vaincus, fuyards, prisonniers racontent des histoires. Elles ont été transmises dans la clandestinité, inventées pour les besoins d'interrogatoires ou par vantardise, déformées par les siècles. Le temps s'est dilaté, les êtres ont subi d'étranges modifications sous l'effet des radiations. Les vieilles chamanes luttent avec les anciens des «services» et tout se passe peut-être dans cet espace intermédiaire entre la mort et une vie réincarnée que les Tibétains appellent «bardo»...
Le seul à passer de l'autre côté, à parvenir au Village noir, c'est le lecteur, semble nous dire l'auteur de ce roman envoûtant.


  • Les courts extraits de livres : 09/09/2017

I. Noir I

Très lentement, Goodmann fit de la lumière. Il avait sur lui des poudres et des graisses qu'il avait transportées depuis plusieurs années au fond de ses poches, les protégeant de la pluie et de la poussière et jamais ne les échangeant contre de la nourriture même dans les cas de faim extrême. Il les avait préservées du naufrage en prévision de ce moment où l'obscurité ne nous serait plus supportable, et depuis le début du voyage, des années plus tôt, il nous en parlait. Il exagérait leurs qualités et usait de vocables enthousiastes tels que «suifs photogènes», «graisses merveilleusement éclairantes», «poudres peu fumeuses» ou autres. Nous avions attendu longtemps, rassurés de savoir que cette flamme salvatrice se trouvait en réserve sur le corps de Goodmann. Avec régularité, en tout cas au moins une fois par semestre, Goodmann nous vantait les trésors qu'il possédait et nous promettait de les utiliser à bon escient, quand nous n'en pourrions plus d'aller à travers les périls, à travers les incommensurables peurs et les ténèbres. Et voilà que l'heure était venue.
L'une après l'autre, nous entendions Goodmann répandre avec maladresse ses poudres, qu'il avait celées dans des boîtes souvent inappropriées ou dans des salières dont le couvercle attaqué par le temps ne répondait pas à ses attentes, résistait puis s'effritait sous les doigts. Les poudres s'éparpillaient autour de nous, gaspillées et inutiles. Goodmann, au centre de l'attention, ne disait rien, ne gémissait pas de dépit, mais nous entendions son souffle de plus en plus difficultueux, nous souffrions avec lui par empathie et nous ressentions l'horreur de cet insuccès à plusieurs étapes qui risquait de nous affecter et de nous frapper et de nous décevoir et de nous consterner de façon égale, lui et nous. Les minuscules paquets se déchiraient dès qu'il approchait d'eux la pulpe de ses phalanges ou le bord de ses ongles ; les boîtes naines ne s'ouvraient pas, elles résistaient aux tentatives pourtant prudentes de Goodmann puis tombaient sur le sol ou se cassaient, éclataient, libérant avec un bref soupir un minuscule nuage irrattrapable. D'après les bruits, nous avions déduit que nous nous trouvions alors sur un plancher, sur une chaussée de bois solide, sur une passerelle bien équilibrée ou sur une scène de théâtre. Goodmann ouvrait les sachets de suifs photogènes sans perdre patience, il ralentissait ses gestes, espérant donner au suif l'intelligence de la lenteur. Rien ne réussissait.
Puis une flamme grosse comme un grain de soja, et guère plus brillante, jaillit sur la main gauche de Goodmann, sur le dessus de sa main gauche, à peu près à la fourche entre l'annulaire et le majeur.
- N'approchez pas, ordonna Goodmann.
- Attention, dis-je. Si le feu prend, ta main va brûler.
- Il faut que la flamme démarre sur de la graisse, dit Myriam, notre petite soeur. Si la flamme démarre sur ta main, ta main va brûler.
- Et alors ? demanda Goodmann.
- Mets de la graisse, conseilla Myriam.
- Il n'y a plus de graisse, dit Goodmann. La graisse s'est perdue. N'approchez pas.
Une heure passa dans l'immobilité. La flamme hésitait entre néant et inexistence, et Goodmann aussi bien que nous constatait avec effarement sa fragilité, avec un tel effarement, une telle fragilité que nous restions tous trois paralysés et presque sans souffle. Bien que nous n'eussions plus aperçu la moindre lumière depuis des années, nous avions conscience que cette dérisoire lueur pouvait s'éteindre d'une seconde à l'autre, et que rien encore n'était allumé, du moins au sens qu'on donne en général à ce mot. La main gauche de Goodmann ne tremblait pas, mais elle était si chichement éclairée qu'il suffisait de cligner par mégarde pour ensuite ne plus la retrouver sur le fond noir que nos yeux scrutaient. Au moindre clignement, elle disparaissait.
(...)


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