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.. Jamais seul : ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations

Couverture du livre Jamais seul : ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations

Auteur : Marc-André Selosse

Postface : Francis Hallé

Date de saisie : 22/06/2017

Genre : Sciences et Technologies

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 24.50 €

ISBN : 9782330077495

GENCOD : 9782330077495

Sorti le : 14/06/2017

  • Les présentations des éditeurs : 22/06/2017

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

Au fil d'un récit foisonnant d'exemples et plein d'esprit, Marc-André Selosse nous conte une véritable révolution scientifique. Les microbes jouent un rôle en tout point essentiel : tous les organismes vivants, végétaux ou animaux, dépendent intimement de microbes qui contribuent à leur nutrition, leur développement, leur immunité ou même leur comportement. Toujours pris dans un réseau d'interactions microbiennes, ces organismes ne sont donc... jamais seuls.
Détaillant d'abord de nombreuses symbioses qui associent microbes et plantes, Marc-André Selosse explore les propriétés nouvelles qui en émergent et modifient le fonctionnement de chaque partenaire. Il décrypte ensuite les extraordinaires adaptations symbiotiques des animaux, qu'ils soient terrestres ou sous-marins. Il décrit nos propres compagnons microbiens - le microbiote humain - et leurs contributions, omniprésentes et parfois inattendues. Enfin, il démontre le rôle des symbioses microbiennes au niveau des écosystèmes, de l'évolution de la vie, du climat, et des pratiques culturelles et alimentaires qui ont forgé les civilisations.
Destiné à tous les publics, cet ouvrage constitue une mine d'informations pour les naturalistes, les enseignants, les médecins et pharmaciens, les agriculteurs, les amis des animaux et, plus généralement, tous les curieux du vivant. A l'issue de ce périple dans le monde microbien, le lecteur, émerveillé, ne pourra plus porter le même regard sur notre monde.

Professeur au Muséum national d'histoire naturelle et à l'université de Gdansk (Pologne), Marc-André Selosse enseigne également dans d'autres universités en France et à l'étranger. Ses recherches portent sur les associations à bénéfices mutuels (symbioses) impliquant des champignons, et ses enseignements, sur les microbes, l'écologie et l'évolution. Il est éditeur de revues scientifiques internationales ainsi que «^Espèces, une revue de vulgarisation dédiée aux sciences naturelles. Il est aussi passionné de diffusion des connaissances scientifiques au travers de conférences, de documentaires et d'articles.


  • Les courts extraits de livres : 22/06/2017

INTRODUCTION

PRÉLUDE TARDIF :
SYMBIOSE ET MUTUALISME
- ET SURTOUT DES MICROBES

Où l'on pêche de nuit ; où les lichens sont atteints de schizophrénie ; où émergent deux concepts tardifs en histoire des sciences ; où la triste réputation des microbes devient injuste. Et comment s'enchaîneront les pages qui suivent.

UNE PÊCHE NOCTURNE ACCOMPAGNÉE

Notre cheminement commence dans les îles du Pacifique, de nuit. La Lune illumine le bord de mer, et l'onde, qui est claire, laisse passer la lumière. On devine le fond.
Un petit calmar, Euprymna scolopes, chasse à la lueur lunaire. La pénombre propice lui permet d'échapper à ses propres prédateurs... Mais il lui faut quand même un peu de lumière pour entrevoir ses proies. Et du coup, vue de dessous, sa chasse tourne au problème : en effet, ses proies ou ses prédateurs, lorsqu'ils sont situés plus en profondeur, peuvent facilement repérer l'animal à cause de l'ombre projetée. Or, la nuit, le calmar luit faiblement par en dessous, compensant ainsi son ombre ! Le jour, en revanche, il reste inactif et caché, et son ventre est devenu terne. Ce calmar abrite en fait des bactéries luminescentes, des Aliivibrio fischeri, qui colonisent de petites glandes où elles sont nourries par l'animal. Ce sont ces bactéries qui, la nuit, transforment une partie de leur énergie cellulaire en lumière. Lorsqu'elles vivent libres dans l'eau, elles se protègent ainsi de leurs propres prédateurs, des microbes un peu plus gros qui flottent avec elles : leur luminescence attire de petits crustacés qui consomment ces microbes. Les ennemis de leurs ennemis deviennent alors leurs alliés ! Ces bactéries ne luisent cependant que lorsqu'elles se trouvent en population dense, car luire isolément ne servirait de rien : seule une forte densité émet assez de lumière pour attirer les crustacés. Dans la nuit, en grand nombre dans les glandes du calmar, les bactéries produisent de la lumière. A l'aube, le calmar expulse 95 % de ses bactéries, histoire de ne pas nourrir des bouches inutiles. Celles qui demeurent, esseulées, cessent de luire, faute d'une densité suffisante. Mais dans la journée, elles se multiplient lentement et, le soir venu, la concentration aidant, la production de lumière recommence : fiât lux, jusqu'au matin suivant.
Ainsi émerge le phénomène que décrit cet ouvrage : dans sa pêche nocturne, le calmar n'est pas seul ; c'est aidé de bactéries qu'il peut se nourrir et qu'il est protégé. Ce sont elles qui lui apportent la lumière... Jamais seul, il est notre premier exemple de cet accompagnement microbien qui, nous allons le voir, façonne les êtres vivants. Mais revenons aux bactéries luminescentes, qui n'accompagnent pas que les calmars.
De nombreux poissons des milieux profonds et obscurs ont recours à la lumière produite par des bactéries des genres Aliivibrio et Photobacterium. Ils les abritent dans des poches internes, parfois bordées d'un feuillet réfléchissant, voire même escamotables à volonté, et qui ont des fonctions différentes selon les espèces. Certains poissons se dissimulent passivement de leurs prédateurs cachés en profondeur, comme les calmars précédents. D'autres en font des leurres brillants qui attirent... leurs propres proies ! Certains aussi les utilisent en véritables phares pour éclairer leur chasse. Plus folâtres, quelques espèces attirent leurs partenaires sexuels avec ces poches lumineuses : la fréquence d'occultation par une membrane opaque, ou des particularités de la disposition des poches sur le corps assurent une reconnaissance très spécifique des partenaires de chaque espèce ; ces signaux lumineux permettent aux animaux de profondeur de trouver l'âme soeur dans l'ombre. Enfin, certains poissons, poursuivis par un prédateur, relâchent brutalement leurs bactéries en un halo lumineux qui distrait ou éblouit le poursuivant. Parfois, ce halo est rendu poisseux par un mucilage et il marque ainsi durablement l'assaillant, ce qui attire alors ses propres prédateurs - en une autre histoire d'ennemis des ennemis... L'évolution des animaux marins, surtout en eaux profondes, a donc joué à l'envi avec les bactéries lumineuses, donnant à qui sait les abriter la capacité de fabriquer de la lumière - un peu comme pour nous l'application "lampe torche" de notre téléphone portable.
(...)


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