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.. Climats de France

Couverture du livre Climats de France

Auteur : Marie Richeux

Date de saisie : 06/11/2017

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Sabine Wespieser éditeur, Paris, France

Prix : 21.00 €

ISBN : 9782848052274

GENCOD : 9782848052274

Sorti le : 24/08/2017

Une jeune française éprouve un choc psychologique devant une cité à Alger. Pour comprendre son émotion elle entreprend une enquête intime qui permet à Marie Richeux de s'emparer de la question franco-algérienne avec pudeur et délicatesse.

"Climats de France" confirme les qualités littéraires que l'on avait décelées dans les deux premiers livres de l'auteure. On y retrouve la même puissance évocatrice, le même souffle poétique, son goût pour les formes courtes, son esthétique du tâtonnement jusqu'à l'exactitude, sa capacité à convoquer les mythes, sa propension à faire parler les absents et à densifier le silence. Mais, comme un animal ayant réalisé sa mue, Marie Richeux s'est débarrassée d'une forme de cérébralisme qui alourdissait ses précédentes narrations. Elle a de surcroît trouvé l'antidote au caractère parcellaire que son écriture fragmentaire générait. Parvenant à donner de la tenue et de la cohérence à un récit pourtant polyphonique, elle a tissé un texte qui, formellement, a la beauté, la délicatesse et la solidité d'une toile d'araignée. Quatre trajectoires la dessinent. La première est celle des lieux : de Meudon-la-Foret à Alger, elle dévoile de manière sensible les enjeux de l'urbanisme d'après-guerre et donne à voir à quel point s'entrechoquent fantasmes et réalités sociales. La deuxième est celle de l'histoire : colonisation, guerre d'Algérie, indépendance, immigration sont évoquées à travers le prisme de l'intime et du vécu. La troisième est celle des individus : du projet migratoire subi de Malek (qui représente la "première génération") au destin funeste de son fils Abdelkader, puis de Fernand Pouillon (le grand architecte) à Marie qui vit dans la "cité heureuse" qu'il a construite, des liens se nouent, inattendus et troublants. Enfin la quatrième, la moins évidente mais la plus touchante : celle de la parole, qui fait basculer les êtres du silence et de l'oubli à l'échange et à la révélation par le verbe. On connaissait la voix "physique" de Marie Richeux, on se délectera désormais de sa voix d'écrivain abouti.


  • Les présentations des éditeurs : 28/06/2017

Tout commence à Alger en 2009, avec l'émotion profonde de Marie au moment où elle découvre «Climat de France», le bâtiment qu'y construisit Fernand Pouillon. La pierre de taille, les perspectives imposantes, elle les connaît intimement : elle a grandi à Meudon-la-Forêt, dans un ensemble bâti par le même architecte.
Mue par le désir de comprendre ce qui mystérieusement relie les deux lieux, elle plonge dans leur passé, et dans celui de leurs habitants. Plusieurs récits s'entrelacent, comme autant de fragments d'une histoire dont elle traque le motif entre l'Algérie et la France : l'arrivée de Fernand Pouillon à Alger en mai 1953, invité à construire mille logements pour la fin de l'année par le maire récemment élu ; le souvenir d'une nuit de 1997 à Meudon-la-Forêt, quand Marie, treize ans, ne parvient pas à s'endormir à cause des chants de deuil résonnant dans la cage d'escalier ; les confidences de son voisin Malek, que ses parents, sentant le vent tourner à Oran, ont envoyé en France en 1956 et qui, devenu chauffeur de taxi, semble avoir échappé à la guerre dont la violence se déployait pourtant dans les rues de Paris.
Ici, comme en écho à l'émotion fondatrice, celle du lecteur naît de la manière dont l'écrivain laisse s'élever les voix de ces hommes et de ces femmes que l'histoire, parfois à leur insu, a traversés et qui, de part et d'autre de la Méditerranée, obstinément et silencieusement ont déroulé leur existence.

MARIE RICHEUX est née à Parisen 1984. Elle produit et anime une émission quotidienne sur France Culture, «Les Nouvelles vagues». Climats de France est son premier roman, après deux livres déjà parus chez Sabine Wespieser éditeur : Polaroïds (2013), un recueil de courtes fictions choisies parmi celles qu'elle a écrites pour les lire à l'antenne, et Achille (2015), une relecture contemporaine du mythe antique.



  • La revue de presse Stéphanie Dupays - Le Monde du 2 novembre 2017

Au plus près des faits et des sentiments, Marie Richeux élabore un roman subtil et fort autour de l'influence de l'histoire sur les destins individuels.


  • Les courts extraits de livres : 28/06/2017

MARIE, ALGER, 2009

La première remontée silencieuse vers la ville, je la fais à l'arrière, concentrée et émue, comme se feront ensuite toutes les routes. C'est le mois d'avril. Entre les épaules et le ventre, à l'endroit que l'on dit être celui de l'attachement, se glissent la familiarité et l'étrangeté totale, l'excitation de la découverte et le coeur serré du retour. Dans le poste radio, les premières musiques, le sourire de mon amie E., le visage de S., sa chemise repassée, sa raie au peigne et à l'eau, ses mains sur le volant, la banlieue d'Alger. Quelques années plus tard, cette autoroute sera bloquée par des supporters, des centaines de voitures arrêtées en direction de l'aéroport, pour accueillir les héros de la Coupe du monde de football. One, two, three, viva l'Algérie ! Les gens qui dansent sur le bitume, des drapeaux tendus comme le drap des mariés, les larmes et les chants, la fierté nationale gonflant les poitrines, je les verrai alors sur des vidéos de téléphone portable.
Retour vers quoi ? Je ne connais rien ni personne ici. Je ne viens pas sur des traces. Des lettres cachées au grenier, point. Des services militaires, mauvaises années, mauvais endroit, point. Des maisons d'enfance, des souvenirs de figues, quelques mots d'arabe dans une berceuse, rien. Quelques images peut-être ? Un nom de village ? Rien. Retour vers rien. J'arrive. La voiture s'arrête. S. et E. se tournent vers moi, désignent la mer et l'horizon, poussent le volume à fond. «Regarde comme c'est beau.» Nous irons plus haut encore, chercher des points de vue, nous n'arrêterons pas de rouler jusqu'à ce soir. Retour vers rien est intense. Je regarde autour, qu'est-ce que je reconnais ? Je cherche vaguement en moi et suis ramenée immédiatement au dehors, par des voix, des morceaux de chansons, des terrains de sport, grillages, vendeurs de cigarettes, bicoques, front de mer. Que c'est fragile, l'insouciance d'un soir. Qui se promène bras dessus, bras dessous, entre les lampadaires ? Les fantômes sont habiles, personne ne leur défend de circuler. La mer est un amas de noir brillant. Au checkpoint, S. offre des bonbons aux jeunes policiers qui lui font signe de s'arrêter et de baisser la vitre. Je le regarde faire et je ne sais pas lire ce geste. C'est un geste qui jusqu'au bout me gardera étrangère, car c'est un geste pétri d'heures violentes que je n'ai pas traversées.

Deux jours plus tard, je suis à l'avant. Bab el-Oued, hauteurs d'Alger. Nous passons sous un porche monumental et débarquons dans une cour toute en longueur. Il y a une petite vie de petite ville là-dedans. De hautes colonnes rythment l'espace. Des hommes et des adolescents s'appuient dessus. Garées devant, régulièrement, des voitures de toutes les couleurs et de toutes les tailles. (...)


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