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.. Les exilés du paradis

Couverture du livre Les exilés du paradis

Auteur : Brigitte Adès

Date de saisie : 19/07/2017

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Portaparole, Rome, Italie

Collection : I venticinque

Prix : 18.00 €

ISBN : 9788897539674

GENCOD : 9788897539674

Sorti le : 13/06/2017

  • Le courrier des auteurs : 03/07/2017

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis Brigitte Adès, journaliste, écrivain. Je dirige le bureau en Grande Bretagne de la revue Politique Internationale et le site internet politiqueinternationale.com depuis plus de vingt ans. J'ai interviewé de nombreux Chefs d'État comme Thatcher, Gorbatchev, Moubarak, Cameron, Tony Blair. J'écris dans d'autres journaux, en tant que spécialiste géopolitique et en relations internationales.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
C'est l'histoire d'une amitié entre deux jeunes Franco Iraniens, confrontés tout d'abord à une crise identitaire et qui plongent au coeur du grand affrontement entre l'Islam éclairé et le radicalisme.
Leur destin va diverger malgré eux : l'un retourne brièvement en Iran, dans la maison de famille, l'autre part à Londres travailler pour une organisation caritative assez religieuse. Et là, leurs aventures commencent...

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Ils commandèrent une glace à la rose; alors qu'ils attendaient d'être servis, leurs regards se croisèrent, et ils se sourirent, unis dans le plaisir anticipé de goûter un parfum où se mêleraient le rond et l'acidulé, et qui évoquait les contrastes de leur pays.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Le concerto pour quatre pianos de Bach, surtout le troisième mouvement qui évoque une pluralité de voix comme dans ce roman et qui est plein d'allégresse et d'énergie positive.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Dans les Exilés du paradis, j'ai voulu faire partager mon expérience, en décrivant des iraniens discrets qui ont conservé les valeurs ancestrales d'honneur et de courage. J'ai voulu explorer la force de l'émotion qui caractérise les amitiés dans les premières années de la vie d'adulte lorsque le protagoniste s'installe à Londres où il retrouve son ami Reza qui dérive vers le radicalisme sans qu'il puisse l'en empêcher.

Enfin, j'ai aussi voulu évoquer des sensations retrouvées : selon les mots de Pascal Bruckner dans sa critique du Magazine Littéraire*, avec le retour du protagoniste dans son pays, on découvre un Iran «aux oiseaux multicolores, aux fleurs entêtantes, aux insectes qui participent à la beauté du monde... On y apprend aussi que le mot «paradis» vient de l'ancien persan Paradeiza qui veut dire jardin, enclos.» Tous ces aspects dépassent de loin la politique, et j'oppose sans cesse la richesse de la civilisation perse au primitivisme des Mollah.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
J'écris tous les matins, au réveil parfois très tôt, dès cinq heures du matin, quel que soit le lieu où je me trouve. J'aime pouvoir prendre du thé noir en écrivant. Je n'écoute pas de musique quand je travaille sur un texte.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Écrire de la fiction vient d'une toute autre partie de mon cerveau que lorsque je rédige mes articles de géopolitique. Je ne réfléchis pas de la même façon, mes personnages existent déjà dans ma tête, ils sont comme des amis à qui je souhaite qu'il arrive telle ou telle chose et donc je suis le fil de leur histoire. Il faut se vider la tête pour pouvoir écrire de la fiction et l'inspiration vient d'elle-même.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ?
Oui. J'ai toujours su que j'écrirais des livres. J'étais prise d'abord par mes études puis entre ma carrière et ma famille. Mais je me suis réservée petit à petit, le matin, de courtes plages d'écriture de fiction et, lorsque ma carrière a été sur des rails, et que ma famille a moins eu besoin de moi, j'ai commencé.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ?
Oui bien sur... petite mon coup de coeur a été le Club des Cinq, que j'ai lu et relu au moins quatre fois tous... puis j'ai aimé la poésie, Rimbaud et Mallarmé même parfois celle d'Hugo. Dans les romans, Le Grand Meaulne, puis les écrivains anglais comme Daphnée du Maurier... Graham Greene que j'ai eu la chance de rencontrer et d'interviewer...

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Les écrivains aident à déchiffrer le monde. Ils donnent un autre éclairage aux événements et aux situations. Ils fournissent une grille de lecture personnelle à la vie courante. Ils aident à apprécier les choses simples de la vie. Ils rassurent aussi les lecteurs qui voient que toutes les questions qu'ils se posent sont universelles. L'écrivain est une sorte d'anthropologue, qui traite de tout ce qui est humain mais de l'intérieur.

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
J'y entre souvent. Elles sont un peu les églises de notre époque. Des lieux de réflexion et où l'on fait une pause plus ou moins longue pour se recueillir sur soi et être tenté d'évoluer ou de se cultiver...

12) Quelle place tiennent les livres dans votre vie ?
J'ai une bibliothèque fournie où j'ai aussi conservé des livres de mon enfance et de mes études. Je la partage avec mon mari, rencontré sur les bancs d'Oxford. Nous échangeons souvent nos impressions de lecture. Nos enfants aussi lisent beaucoup et sont très attachés aux livres papiers, qu'ils préfèrent au numérique.


  • Les présentations des éditeurs : 28/06/2017

Un roman bien mené qui plonge le lecteur au coeur du grand affrontement entre l'Islam éclairé et le fanatisme. Brigitte Adès sait donner à un problème philosophique capital une dimension romanesque passionnante. (Pascal Bruckner)

Certains romans en disent plus long sur la réalité du monde que les essais les plus sophistiqués. À travers l'amitié de deux jeunes franco-iraniens, dont le destin va diverger malgré eux, Les Exilés du Paradis plongent le lecteur au coeur du grand affrontement du moment qui oppose l'Islam éclairé au radicalisme le plus obscurantiste.
En se tournant vers ses racines, Farhad découvre que cette lutte entre deux projets de sociétés existait déjà en Perse au XIème siècle. Son ancêtre n'avait-il pas lutté contre la secte des Assassins, les premiers terroristes de l'Histoire ? Devenant le moteur de son existence et du roman, ses investigations conduisent Farhad à Ispahan, sa ville natale, puis à Londres et enfin à Paris. Ses voyages sont à la fois une introspection et une analyse critique de ces villes. Fort de cette connaissance, il s'installe à Londres où il organise bientôt des groupes de réflexion sur la pratique de l'islam, menant parallèlement une enquête qui le mettra en présence d'une machine de guerre sous jacente alimentée par des réseaux islamistes.
Une réflexion sur toutes les facettes de l'Islam et leur incidence sur nos jeunes aux repères de plus en plus flous.

Brigitte Adès, journaliste, chef du bureau britannique et du site de la revue Politique Internationale, est spécialisée dans les interviews des grands «décideurs» politiques, parmi lesquels Thatcher, Cameron, Moubarak, Gorbatchev, Tony Blair, Richard Holbrooke, Zaki Yamani, Amartya Sen. Ses articles sont publiés dans de nombreux journaux dont Le Figaro, Le Point, Huffington Post, International New York Times, Focus, Espresso, Corriere délia Sera. Elle a fait ses études de relations internationales à Oxford, où elle a rencontré un jeune étudiant iranien devenu son mari.


  • Les courts extraits de livres : 28/06/2017

I

Farhad s'arrêta pour regarder le ciel. Il suivit des yeux quelques nuages dispersés par le vent.
Une sensation désagréable l'avait freiné dans sa course. Il s'était senti étranger à Paris, la ville où il avait passé la majeure partie de sa vie. Il avait levé la tête pour se rassurer. Le ciel était bleu comme à Téhéran quand le vent apportait la fraîcheur des montagnes, comme à New York quand au petit matin il regardait au sommet des gratte-ciel. Ce ciel formait un trait d'union entre ses vies.
Il reconnaissait ce malaise et le laissait se propager pour la première fois. Il se tenait immobile, craignant que cet autre lui, qui se manifestait à cet instant, ne s'enfouisse à nouveau. Cette voix le rendait plus présent à lui-même.
Jusqu'alors, il ne s'était jamais écouté. Pour réussir il lui avait fallu faire taire beaucoup de voix. À vingt-quatre ans, il revenait diplômé d'une grande université américaine, et il avait eu des propositions d'embauché impossibles à ignorer.
Farhad détacha ses yeux du ciel pour faire face aux passants. Ces quatre ans d'absence lui conféraient une lucidité particulière. Son visage pâle et ses cheveux noirs presque drus lui donnaient un air étrange. Ses traits se crispèrent. Il frissonna à l'idée de ressembler un jour à ces êtres indifférents et sans regard, qui ne sentaient pas la vie frémir dans les arbres. Ces badauds, malgré leurs origines variées, formaient une masse uniforme. Si un bon génie avait pu les placer dans une autre grande ville d'Occident, ils n'auraient pas détonné dans leur nouveau décor. Eux-mêmes ne s'en seraient sans doute pas aperçu.
Il redoutait d'avoir à se remettre en marche. Heurté par la foule, il oscilla, avant de reprendre son pas rapide. Il se sentit mieux, décidé à intégrer cette autre voix dans sa vie. L'avenue des Champs-Élysées s'étendait devant lui. Quittant le Rond-Point, il se dirigea vers la Concorde et, remarquant les marronniers, il eut envie de lever les bras et toucher les branches où persistaient quelques fleurs. En Amérique, il n'aurait pas hésité. Ici, il savait adopter une attitude plus calme, plus adulte. Alors qu'il passait devant le Théâtre Marigny, il songea qu'il n'avait pas assisté à un seul spectacle en quatre ans. Il s'arrêta devant la station Champs-Élysées-Clemenceau et regarda sa montre : 14h. Une main vint se poser sur son épaule.
- Salut, l'ami !
Farhad se retourna. Un regard franc, presque austère plongea dans le sien. Les deux hommes restèrent étreints quelques secondes.
- Tu n'as pas changé, dit Bardia d'une voix grave.
- C'est à l'intérieur qu'on change le plus, à nos âges, répondit Farhad, avec un sourire.
- Viens vite, ils nous attendent ! lança Bardia en l'entraînant vers l'avenue Franklin-Roosevelt.
Attablés à la terrasse du café Le Grand Palais, les amis leur faisaient signe. Ils se levèrent dans un même élan, en entourant Farhad.
(...)


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