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.. Obsidiana

Couverture du livre Obsidiana

Auteur : Jean-Michel Othoniel | Lawrence Rinder

Préface : Johannes Nilo

Date de saisie : 27/07/2017

Genre : Sciences et Technologies

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 29.00 €

ISBN : 9782330077488

GENCOD : 9782330077488

Sorti le : 06/07/2017

  • Les présentations des éditeurs : 27/07/2017

Richement illustré, accompagné d'une préface de Johannes Nilo, du centre de documentation du Goetheanum, et d'un texte de Lawrence Rinder, directeur du Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive (bam/pfa), cet ouvrage est une véritable ôde à cette roche qu'est l'obsidienne. Conçu comme un écho aux formes des Invisibility Faces et du Goetheanum, le livre devient à son tour un élément de réflexion autour de la matière et de ses mystères.

Jean-Michel OTHONIEL
Diplômé de l'école des arts supérieurs de Cergy-Pontoise en 1988, Jean-Michel Othoniel se fait tout d'abord remarquer en 1992 en exposant des sculptures en soufre. C'est alors que le verre s'introduit dans son travail pour progressivement devenir son matériau de prédilection. Aujourd'hui il expose dans les plus grands musées.


  • Les courts extraits de livres : 27/07/2017

JOHANNES IMILO
Directeur du Centre de documentation du Goetheanum

Enfant, c'est avec la constance et la précision du pharmacien ainsi que la chaleur et l'imagination du conteur que j'ai découvert le monde des substances et de leurs processus. Ainsi ai-je appris très jeune à apprécier le langage de la nature et les processus par lesquels on la cultive. J'ai appris, par exemple, que le monde des feuilles, des gouttes d'eau et des pierres, et leurs connexions presque silencieuses par des forces inhérentes, peut être isolé, combiné, transformé et que, grâce à de telles manipulations, la cire d'abeille, la lavande et le sel peuvent connaître de nouvelles formes d'expression. Je crois qu'il y a une différence entre la main du pharmacien et celle, aveugle et insensible, de l'inexpérimenté, et que cette différence se voit dans l'objet lui-même à mesure qu'il se fait plus présent. De tels objets, dont le statut ontologique est transformé par quelqu'un qui connaît les mixtions spécifiques et les lois auxquelles ils obéissent, peuvent être considérés comme des oeuvres d'art. Ils sont plus que naturels et portent la marque de l'artiste, de sa main et de son esprit.
C'est de cette façon que la pratique artistique de Jean-Michel Othoniel entre en résonance avec moi et c'est ce lien qui, selon moi, l'unit au Goetheanum. Le Goetheanum a été conçu par Rudolf Steiner en 1924 et il tient son nom de Johann Wolfgang von Goethe. Situé sur une colline à Dornach, juste à l'extérieur de Bâle, en Suisse, c'est l'un des tout premiers chefs-d'oeuvre architecturaux d'une région qui en compte beaucoup. Le bâtiment, qui se présente comme une sculpture géante, est un défi lancé à ceux qui y exposent. Les oeuvres d'art se perdent en effet facilement dans les vastes paysages que dessinent ses formes expressives et organiques. Les cinq sculptures de la série des Invisibility Faces, qui furent exposées durant l'été 2015, résonnaient toutefois d'une manière étonnante avec cet environnement.
Il est intéressant de remarquer que Steiner, à la fin du XIXe siècle, est parvenu à cette esthétique-là grâce à une profonde compréhension de la science naturelle développée par Goethe quelque cent ans plus tôt. C'est dans la morphologie et la théorie des couleurs de Goethe, qu'il découvrit les principes esthétiques qui lui permirent plus tard d'inventer l'architecture expressive et organique qui devait atteindre son apogée au Goetheanum. Par opposition à la définition dominante du beau comme manifestation sensible de l'idée (comme chez Hegel, par exemple), et suivant Goethe, Steiner définit l'art comme un objet des sens transformé pour apparaître comme s'il était une idée. Ce glissement sémantique peut paraître assez subtil, mais il souligne en réalité une différence essentielle qui a des conséquences considérables. Selon cette théorie, la matière ne sert pas simplement de véhicule pour exprimer un contenu idéel, elle est au contraire comprise comme quelque chose qui doit être transformé en soi et rendu transparent comme si c'était une idée. L'art rend visible l'invisible et donne accès à un univers de possibilités infinies. Pour Steiner, Goethe était le père d'une nouvelle esthétique qui soutenait que la beauté est plus vraie que la nature parce qu'elle exprime ce que la nature veut mais ne peut pas être.

(...)

LAWRENCE RINDER
Directeur de l'uc Berkeley Art Museum
& Pacific Film Archive

L'obsidienne : qu'y a-t-il de plus mystérieux que cette pierre de verre noir ? Même si elle naît du feu, l'obsidienne est en alchimie froide et saturnienne, elle incarne la limitation, la protection, la retenue. Elle brille comme l'oeil d'un chat et semble nous regarder de nulle part. Il n'est pas facile de méditer sur cette substance : elle nous conduit presque trop loin. L'opacité de l'obsidienne entre en résonance avec le concept de "silence négatif" de Rudolf Steiner :
"À partir du bruit du monde, le silence complet peut être restitué, égal à zéro. Mais cela peut ensuite descendre encore, devenir plus silencieux que le silence égal à zéro, devenir de plus en plus silencieux, devenir silence négatif, calme négatif, plus que calme. Et quand on abolit cette vie renforcée de l'âme, il se fait dans l'âme quelque chose de plus silencieux que le simple zéro du silence, si je puis m'exprimer ainsi. Il se produit dans la vie de l'âme un calme tendant vers le côté opposé, un calme qui est plus profond que le simple silence qui advient lorsque nous sommes silencieux dans la conscience ordinaire. Et quand nous avons pénétré jusqu'à ce silence, quand l'âme sent qu'elle est en quelque sorte enlevée au monde - non pas seulement lorsque le monde est calme tout autour de l'âme, mais lorsque l'âme ressent : le monde ne peut être calme que jusqu'au zéro, mais toi-même, toi âme, tu es dans une attitude de silence plus profonde que ne l'est celle du monde -, alors, quand cela se produit, quand survient cet acte de silence négatif, alors, par l'autre côté de l'existence, le monde spirituel commence à parler, réellement à parler." L'homme de Néandertal a appris à fabriquer des outils en obsidienne il y a 300 000 ans. Depuis cette époque, l'Homme n'a pas découvert de matériau plus tranchant. L'obsidienne n'est pas un minéral parce qu'elle est dépourvue de structure cristalline : les molécules qui composent cet étrange matériau sont amorphes. À cause de ce désordre, ses molécules flottent. En effet, l'obsidienne a la couleur étrange des fluides transparents les plus profonds. Les conditions requises pour la formation de ce matériau ne se retrouvent nulle part ailleurs dans l'univers.
Pour réaliser les cinq sculptures en obsidienne qui ont récemment été exposées au Goetheanum, Jean-Michel Othoniel s'est d'abord rendu en Arménie pour s'y procurer les pierres brutes. En Suisse, il a travaillé avec un maître verrier pour donner sa forme à l'obsidienne, la façonner et la polir, dans le but de préserver l'apparence naturelle de la pierre tout en accentuant ses courbes, ses vides et son éclat. Même si Othoniel considère ces sculptures comme des autoportraits, leur modelage n'a pas contribué à les rendre ressemblantes. En fait, elles demeurent inflexibles et obscures : des faces d'invisibilité, comme il les appelle.

(...)


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