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.. L'invention des corps

Couverture du livre L'invention des corps

Auteur : Pierre Ducrozet

Date de saisie : 30/09/2017

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782330081751

GENCOD : 9782330081751

Sorti le : 16/08/2017

Un jeune professeur d'informatique mexicain fuit aux États-Unis après avoir réchappé d'un massacre dans son pays. Une chercheuse européenne en biologie cellulaire se laisse acheter pour poursuivre ses recherches dans un laboratoire bien au-delà de ses rêves par un milliardaire mégalomane. Un transgenre chinois, petite génie du code informatique sous logiciel libre, aspire à exploiter la totalité du potentiel cérébral humain, en interface avec les machines...

Voici les trois personnages principaux de ce roman très ambitieux, qui entendait brasser l'intelligence artificielle, les recherches sur l'immortalité enfin à portée de science, l'oxymore de notre réalité virtuelle, et notre place dans le monde - mais lequel ?

Pari réussi avec brio ! Porté par une intrigue puissamment romanesque et une langue fine qui embrasse avec justesse aussi bien le détail que le grand angle, ce roman pose avec clarté les grandes questions de notre devenir humain.


Le nouveau livre de Pierre Ducrozet, jeune auteur français dont nous avions tant aimé la biographie romancée de l'artiste new-yorkais Basquiat "Éroica", est une cavale incandescente, saturée d'angoisses et d'énergie, d'analyse de notre monde actuel, de sa violence, de ses ambiguïtés. Un roman en mouvement, chorégraphique, lumineux énergique, optimiste dans sa noirceur. Il y a quelque chose dans l'écriture de Pierres Ducrozet qui renouvelle l'actuel panorama de la littérature française. On sent naître quasiment un roman américain, un Page Turner qui se situe dans le monde des réseaux, du transhumanisme et qui est avant tout une grande histoire d'amour, de rédemption, d'appropriation des corps, des luttes et des survies. Son rythme incandescent vous laisse en quête et en désir jusqu'à la dernière page, il y a des fulgurances, il y a de la générosité. On pourrait retrouver un peu de Sylvain Prudhomme ou d'Alban Lefranc, mais Pierre Ducrozet a un univers bien à lui, celui de la poussière, du voyage, d'une génération ancrée dans le vivant.
// GRANDE DÉCOUVERTE //


  • Les présentations des éditeurs : 27/07/2017

Dès les premières pages, L'invention des corps s'élance dans le sillage d'Alvaro, jeune prof mexicain, surdoué de l'informatique, en cavale après les tragiques événements d'Iguala, la nuit du 26 septembre 2014 où quarante-trois étudiants disparurent, enlevés et assassinés par la police. Rescapé du massacre, Alvaro file vers la frontière américaine, il n'est plus qu'élan, instinct de survie. Aussi indomptable que blessé, il se jette entre les griffes d'un magnat du Net, apprenti sorcier de la Silicon Valley, mécène et apôtre du transhumanisme, qui vient de recruter une brillante biologiste française. En mettant sa vie en jeu, Álvaro s'approche vertigineusement de l'amour, tout près de trouver la force et le désir d'être lui-même.
Exploration tentaculaire des réseaux qui irriguent et reformulent le contemporain - du corps humain au World Wide Web -, L'invention des corps cristallise les enjeux de la modernité avec un sens crucial du suspense, de la vitesse et de la mise en espace.
Il y a une proportion élevée de réalité dans cette histoire étourdissante, sans doute sa part la plus fantastique, la plus effrayante. Mais c'est dans sa foi butée, parfois espiègle, en l'être humain que ce roman d'alerte déguisé en page-turner puise son irrésistible force motrice.

Né en 1982, Pierre Ducrozet est l'auteur de trois romans parus chez Grasset, Requiem pour Lola rouge (2010), La vie qu'on voulait (2013) et le très remarqué Eroica (2015). Après Berlin et Paris, il vit à présent à Barcelone.



  • La revue de presse Grégoire Leménager - L'Obs du 14 septembre 2017

Evolution d'Internet, expériences transhumanistes... «L'Invention des corps» fait à la fois chaud aux neurones et froid dans le dos...
Dans cet univers pas si futuriste qui nous promet un XXIe siècle si réjouissant, Ducrozet navigue avec une érudition, une souplesse et une intelligence épatantes. Il raconte comment internet a été détourné de son idéal démocratique par des marchands, et on comprend tout. Il esquisse ce que pourrait être un roman formellement contemporain «en rhizome, en archipel, figures libres, interconnexions, hypertextes», et le résultat se lit comme un thriller.


  • La revue de presse Sophie Joubert - L'Humanité du 17 août 2017

Pierre Ducrozet questionne le transhumanisme à travers la figure d'un gourou de la Silicon Valley...
Mené à tombeau ouvert entre San Francisco, Paris et Hong Kong, l'Invention des corps explore les questionnements éthiques et anthropologiques nés de l'irruption massive de la technologie dans nos vies et de la révolution en biologie depuis la seconde moitié du XXe siècle. Alliance de la technique et de la science, le transhumanisme est loin d'être une lubie contemporaine  : l'empereur Jiajing, dans la Chine des Ming, ou le pape Innocent VIII, au XVe siècle, défiaient déjà la mort.


  • La revue de presse Raphaëlle Leyris - Le Monde du 24 août 2017

Pour «L'Invention des corps», le romancier a composé un récit en réseau qui brasse informatique, génétique, transhumanisme - et violence. Ebouriffant. En parlant de L'Invention des corps, Pierre Ducrozet revient à plusieurs reprises sur le motif du rhizome, cette tige souterraine au développement horizontal qui inspira un texte fameux à Gilles Deleuze et Félix Guattari (Mille plateaux, Minuit, 1980) ; un motif devenu incontournable pour évoquer les questions de réseau, centrales dans le roman...
Avançant à toute allure sans égarer le lecteur, ce texte parfois virtuose n'est pas réductible à un plaidoyer contre le transhumanisme : sous ses faux airs de thriller, sous les grandes questions techniques et philosophiques qu'il pose, le quatrième roman de Pierre Ducrozet s'interroge d'abord sur les manières d'habiter, aujourd'hui, un corps. La musicalité du texte, sa plasticité gracieuse, aussi, laissent entendre qu'en dansant, c'est mieux.


  • Les courts extraits de livres : 27/07/2017

Il n'y a rien ici ou presque mais il faut pourtant en dire quelque chose. Des baraques seules sous un ciel bas, des chemins qui serpentent vers des amas de pierres. La terre a été pelée par des siècles de soleil. Les gestes ont un temps de retard sur les choses. Les fils électriques s'entortillent autour d'une taquería aux relents de porc grillé. Au loin, sur les collines, des plantations de pavot et de marijuana, un village qui porte un nom. Les mots qui pouvaient reformuler le réel se sont englués le long des parois en chaux.
L'un des chemins monte vers l'école normale Isidro Burgos, seule possibilité pour les gosses des montagnes alentour de sortir leurs mains de la terre.
Ayotzinapa, État du Guerrero, à six heures au sud de Mexico DF.
Alvaro est arrivé il y a un mois. Il a pris le bus de la gare routière de Mexico jusqu'à Chilpancingo, puis un mini-camion collectif l'a amené jusqu'ici, le long de ces lacets qu'on ne peut pas emprunter la nuit. Il a marché à pas lents jusqu'à l'école aux murs peints en rouge et noir, il a dépassé les portraits de Zapata et du Che, l'étrange sculpture au centre du patio, est entré dans le hall. Il a parlé un moment avec le directeur et le personnel de l'école, puis il est redescendu au village chercher une chambre au mois. Un couple d'artisans lui a proposé, pour 1 400 pesos, une piaule au fond de la cour avec eau chaude et wifi, il a dit oui. Quatre jours plus tard, le 30 août, il a commencé à donner des cours d'informatique aux premiers arrivés des villages avoisinants. Alvaro a vu entrer dans la salle au fond de la cour la silhouette trapue d'Aldo Gutiérrez, celles plus fluettes de Jorge Anibal Mendoza et du Chilango, des gars de dix-huit, dix-neuf ans, aux mains rêches, au regard lointain, des taiseux qui aiment la tequila, le foot et danser la cumbia avec les filles. Ils en ont laissé une quelque part d'ailleurs, avec un enfant pour certains. Alvaro leur apprend à se servir des cinq ordinateurs qu'il a réussi à obtenir, il leur donne des notions de mise en page, leur explique l'architecture d'une machine, un peu de code basique et de navigation sur le web, mais ça ils savent déjà à peu près. Le soir, avant de rentrer, il boit parfois une bière avec ceux qui traînent là. El Cochiloco, notamment, dont la main droite s'élève en silence. Il a un visage rond et un cou puissant de cheval. Alvaro l'aime bien. Il est doué. Il partage avec lui une rage froide et sans nom. Ils échangent quelques mots, écoutent le souffle de leurs cigarettes relâché dans le noir encore chaud, puis Alvaro repart vers le centre d'Ayotzinapa.
El Cochiloco est l'un des cent quarante élèves de deuxième année. Il est né là-haut dans l'État du Guerrero, avec comme seule perspective le sol sec et les pierres. Il a réussi le concours d'entrée, après tout prof c'était mieux que de se cramer les mains ou de s'user la vie sur les chantiers à la ville. Il est devenu l'un des leaders de l'école, on le suit à l'instinct. Les cours viennent de commencer, les élèves ont passé trois semaines à trimer, bizutage de début d'année, voir qui tient et qui tient pas. L'école normale est un privilège, il faut se montrer à la hauteur. Après, on commence à leur enseigner la critique du pouvoir politique et l'histoire des guérillas. C'est une terre de révolte, par ailleurs rongée par le narcotrafic et par la corruption, comme le pays tout entier. Chaque élève lit les oeuvres de Marx, de Kropotkine, les écrits du Che et refait le parcours de Simon Bolivar. El Cochiloco, lui, préfère Augusto Sandino, le révolutionnaire qui libéra le Nicaragua avant d'être assassiné par le dictateur Somoza, dit el Vampiro.


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