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.. Je voudrais tant que tu te souviennes

Couverture du livre Je voudrais tant que tu te souviennes

Auteur : Dominique Mainard

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Joëlle Losfeld, Paris, France

Prix : 17.90 €

ISBN : 978-2-07-078726-5

GENCOD : 9782070787265

C'est dans une ambiance étrange, quasi-fantastique que se déroule ce roman de Dominique Mainard. Tout se passe comme si l'on était à la frontière d'un ailleurs ou d'un autre que soi.
Julide, une jeune fille, rêve de s'échapper de son univers familial et de sa cité; Mado, elle, vit dans son univers microscopique en photographiant le monde à travers l'oeil de son appareil photo. Et puis il y a l'homme, le couvreur qui vit dans les hauteurs, perché sur les toits.
Voilà trois univers juxtaposés, trois personnages que tout sépare - âge, culture, activité - mais qui ont au moins une chose en commun : une brèche ouverte sur un monde imaginaire. Chacun s'échappe à sa façon de la réalité au point parfois d'être absent au monde. Tous ont besoin de se nourrir de rêves mais le lien reste indispensable. Ces personnages prennent vie, se raccrochent à la réalité à partir du moment où un lien se tisse. C'est ainsi que le vie de Mado et celle de Julide prennent sens quand leurs destins se croisent et vont même jusqu'à se confondre.
Un va et vient entre rêve et réalité, un roman où l'on croise des couvreurs poètes, des femmes à la chevelure flamboyante et où l'on rêve plus que l'on ne vit, un roman à la frontière du conte.


Nathalie Bruthiaux - 22/03/2007


François Attia - 02/03/2007


Mélanie Couillaud - 01/03/2007


  • Les présentations des éditeurs : 12/01/2007

Ce roman se déroule dans une petite ville française, divisée entre une cité et un quartier pavillonnaire cossu et somnolent.
Mado y habite seule un pavillon. Elle n'a jamais eu d'autre amie qu'Albanala, une étrangère, cartomancienne à ses heures. Un jour, celle-ci lui présente sa nièce, Julide, une fillette alors âgée d'une dizaine d'années, et au fil du temps une profonde tendresse naît entre Mado et l'enfant. Le père de Julide est né dans un pays étranger, et sa mère est issue d'une campagne française. Dans un lieu comme dans l'autre, les mariages sont le fruit de la raison et non des sentiments : ainsi l'adolescente est-elle fiancée dès l'âge de seize ans à un cousin, sort auquel elle se plie.
Mais Mado la voit se résigner avec tristesse et impuissance, avec le sentiment que s'éteint la flamme qui habitait la jeune fille. Un jour, Albanala retourne dans son pays natal sans un mot d'explication, mais avant cela elle fait jurer à sa nièce de veiller sur Mado. Arrive en ville un homme que l'on surnomme l'Indien. Dès l'instant où Mado l'aperçoit, elle en tombe éperdument amoureuse. Mais pourquoi le fuit-elle lorsqu'il cherche à l'approcher ? Et pourquoi Julide s'efforce-t-elle d'empêcher à tout prix une rencontre ? Tous les thèmes chers à Dominique Mainard sont présents dans ce roman, l'exil, le monde imaginaire, les secrets et les mensonges, et enfin, les rencontres improbables qui seules nous permettent d'échapper à nous-mêmes.

Dominique Mainard est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles et de romans, dont Leur histoire, paru en 2002, qui a été couronné par le Prix du Roman FNAC et le prix Alain-Fournier. Il a également fait l'objet d'une adaptation cinématographique, sous le titre Les mots bleus, réalisée par Alain Corneau en 2005. Son dernier livre, Le ciel des chevaux, a paru en 2004.



  • La revue de presse Claire Julliard - Le Nouvel Observateur du 22 février 2007

Peuplé de créatures sur le fil du rasoir, l'univers singulier de Dominique Mainard (photo) a conquis un public de fidèles de plus en plus nombreux...
A priori, cet amour entre une vieille dame et un jeune homme de passage semble bien improbable. Pourtant la mémoire, qui d'ordinaire joue de mauvais tours aux personnes âgées, va cette fois accomplir un petit miracle. Et l'histoire, qui semblait promise à une fin sinistre, tourne à la féerie. Une fois de plus, on tombe sous le charme des contes de Dominique Mainard. Cette romancière des vies minuscules a l'art de réenchanter le quotidien.


  • La revue de presse Eve de Castro - Le Figaro du 8 février 2007

Dominique Mainard est une conteuse subtile qui natte ses fils avec autant de mystère que de poésie. Elle écrit avec une plume légère et beaucoup d'art, du silence, des éclats de lumière, une attention extrême à la respiration des êtres et des mots. Je voudrais tant que tu te souviennes est une dentelle, tissée d'attente et de non-dits, de retenue et de transgression. Il faut la soulever doucement, il faut regarder au travers. Pas seulement pour lire avec bonheur la fulgurante et merveilleuse histoire de cet amour impossible, mais pour déchiffrer entre les lignes ce que «l'Indien» cherche dans le ciel et Mado dans la poussière : «les failles et les reliefs et les changements perpétuels». Ceux du coeur. Ceux de la vie.


  • La revue de presse Martine Laval - Télérama du 10 janvier 2007

Dominique Mainard est une délicate, une pudique, une pourvoyeuse d'histoires faussement ordinaires, plutôt rebelles, mais en douce. De nouvelles en romans, elle s'est inventé un univers habillé de chuchotis, violences cachées, paroles murées...
Dominique Mainard nous ballotte, inverse l'ordre des choses, fait perdre la tête au temps. Il y a dans ce Je voudrais tant que te souviennes une mélancolie à rendre magnifique la plus insignifiante des romances. Les deux personnages deviennent attachants, à jamais énigmatiques.


  • Les courts extraits de livres : 22/01/2007

Depuis lors, Julide n'est plus jamais sortie la nuit. À présent son cousin lui rend souvent visite et elle le reçoit non plus dans sa chambre mais assise au salon, dans une robe de soie beige aux manches boutonnées jusqu'aux coudes et portant des chaussures de dame à talons. Ils sont trop vieux pour jouer aux dominos ou aux petites figurines, mais ils n'ont rien à se dire et chacun est soulagé de voir s'achever ces rendez-vous. Il l'a embrassée plusieurs fois, des baisers fades et chastes dont Julide se surprend à effacer le goût dès son départ en mordillant le bois d'un crayon à papier, la manche de son pull, ou sa lèvre qu'elle entaille jusqu'au sang ; elle préfère ce goût à l'haleine fade de son cousin.
Elle ne s'échappe plus par la fenêtre mais souvent encore elle s'accoude à l'appui, le menton posé sur le poignet, jouant avec les perles du bracelet que lui a offert la voisine. Elle écoute le grondement des trains qui entrent en gare à quelques rues de là, plus ou moins proche selon qu'il pleuve ou non. En se penchant elle voit les réverbères allumés dans la rue et la rangée de pavillons. Elle devine même la dernière de ces maisons, tout à l'extrémité de la rue, la porte rouge à la peinture écaillée, les herbes folles du jardin que personne n'entretient plus. C'est là que vit l'amie de Nala, avec son figuier et son canari. Parfois, très tard, la lumière de sa chambre s'allume et s'éteint à trois reprises ; cela signifie, lui a expliqué Nala un jour, que la voisine n'arrive pas à dormir et a peur, du noir, de la solitude, et cherche un phare dans la nuit. Alors Julide court vers l'interrupteur, éteint et rallume trois fois à son tour, tandis que ses petites soeurs gémissent et se plaignent dans leur sommeil.
Au mois de septembre suivant, elle est entrée à l'école de secrétariat. Désormais elle fait tous les soirs ses exercices sur son bureau, traçant des signes qui ressemblent à ceux des journaux qu'achète parfois son père. Qu'il est étrange qu'elle ait oublié l'écriture paternelle et doive apprendre celle-ci. Tous les soirs, elle pose sur la table son modèle de clavier, une feuille avec quarante-huit cases colorées en rose jaune vert et bleu, appuie le bout de ses doigts sur le papier et s'entraîne à taper durant une heure, regardant ses mains danser un peu plus vite chaque jour.


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