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.. Comme une mère

Couverture du livre Comme une mère

Auteur : Karine Reysset

Date de saisie : 06/03/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-87929-605-0

GENCOD : 9782879296050

Sorti le : 06/03/2008

Emilie et Judith sont venues seules à la maternité. Leur parcours est différent, l'une accouche sous X, l'autre attend cette naissance comme un miracle. Leurs destins vont se croiser. Ce roman est d'une grande sensibilité et nous habite longtemps.


  • Les présentations des éditeurs : 07/03/2008

Elles sont venues seules et se retrouvent côte à côte dans la salle des naissances. Pour l'une comme pour l'autre, ce jour doit inaugurer un nouveau départ. La très jeune Emilie accouche sous X et espère «tout recommencer à zéro». Judith, elle, attend avec une impatience teintée d'inquiétude la naissance de son fils, Camille, un miracle après tant d'années de grossesses déçues.

Mais, pour l'une comme pour l'autre, rien ne se passe comme prévu. Judith perd son bébé et, dans un geste de détresse, enlève l'enfant promis à l'abandon de la chambre voisine.

Dès lors, le destin de ces deux femmes est irrémédiablement lié.

Karine Reysset explore tout en finesse les promesses que recèle pour les mères l'arrivée d'un enfant, les inévitables blessures et la folie qui s'empare d'elles quand la maternité leur est refusée.

Un récit mené tambour battant, un sujet qui bouscule, un suspense prenant : Comme une mère ressemble à ces contes maléfiques et merveilleux qui vous hantent longtemps.

Karine Reysset est née en 1974. Elle a grandi entre Arras, Rouen et la banlieue parisienne. Après dix ans passés à Paris, elle s'installe à Saint-Malo. En 2003, elle publie son premier roman, L'Inattendue. Suivront En douce en 2004, aux Éditions du Rouergue, et À ta place aux Éditions de l'Olivier en 2006.



  • La revue de presse Michel Abescat - Télérama du 18 juin 2008

Karine Reysset accompagne ses deux personnages avec une belle générosité, ne juge jamais, ne prend jamais la tangente quelle que soit la violence de ce qu'elle met au jour. Ce quatrième roman est une superbe réussite, avec la mer pour horizon - l'action se passe pour l'essentiel à Saint-Malo. La mer, ses lignes infinies, ses éternités apaisantes, ses rêves d'engloutissement. Une limite. Un point d'ancrage.


  • Les courts extraits de livres : 07/03/2008

On m'a installée dans une pièce avec plusieurs lits. Par les fenêtres donnant sur le parc, on entend les oiseaux, les conversations des promeneurs et le ronronnement des voitures. À ma droite, deux jeunes - indiens ou pakistanais - chuchotent dans leur langue. À ma gauche, une femme avec une chemise de nuit longue en satin violine et un châle couleur chair en mohair. Elle est maquillée, et ses longs cheveux noirs brillent. On dirait qu'elle s'est égarée, qu'elle s'apprêtait à marcher sur un tapis rouge à Cannes ou ailleurs et qu'elle a atterri là par erreur. Elle paraît heureuse, et pourtant son beau visage grimace sous la douleur par intermittence. Elle est seule. Comme moi. Elle me sourit de toutes ses fossettes avant qu'on ne tire le rideau en plastique entre nous. Je trouve ça vraiment gênant qu'on soit les uns à côté des autres.
Il y a deux jours, j'ai débarqué ici comme une fleur. On m'avait dit le 8, et on était le 8. Ça ne marche pas comme ça, je suis naïve. Je ne savais pas, je n'ai pas suivi leur préparation à la noix. Non, je n'avais pas de contractions, ni perdu les eaux, rien de tout cela. La fille de l'accueil m'a regardée avec des yeux bovins, avant de me lancer un très méprisant : «Vous êtes inscrite au moins ?» Puis elle m'a demandé mon nom. Je lui ai répondu que je ne pouvais pas le lui donner, que c'était confidentiel. Elle voulait savoir si c'était une caméra cachée. Je l'aurais giflée. Je lui ai suggéré de demander à Mme Blanchot, ça la ferait sans doute rire elle aussi.
Mme Blanchot, c'est la femme qui me suit depuis le début. Elle assure l'interface entre l'hôpital et la famille d'accueil en attendant l'adoption. Elle ne m'a pas jugée, elle m'a juste demandé de bien réfléchir. Elle m'a prévenue que c'était irréversible ou presque. Il y a une sorte de délai de réflexion. Comme pour la vente par correspondance, on a le droit de changer d'avis, de se rétracter. Pendant sept jours je crois, ou un mois ou deux, je ne m'en souviens plus. C'est tout réfléchi, j'y ai déjà trop pensé, jusqu'à en devenir folle.
On m'a laissée patienter un long moment. J'aurais eu le temps d'accoucher sur la banquette de la salle d'attente. Le médecin m'a expliqué sèchement qu'un enfant ne naît pas sur commande, mais quand il est prêt, et que l'accouchement n'est provoqué qu'au bout de quatre jours après le terme prévu. Ce n'est en aucun cas une question de convenance personnelle. J'ai dit que ça n'allait pas être possible, que ma formation commençait dans dix jours, que c'était la chance de ma vie, je ne pouvais pas me permettre de la rater. Il s'est radouci, m'a conseillé de revenir dans deux jours voir si on pourrait faire quelque chose pour moi.
Ces dernières quarante-huit heures ont été une torture, plus longues que les neuf mois qui viennent de s'écouler. J'étais vraiment préparée, comme programmée, pour que ça se passe le 8, et depuis, je le sens bien, ma carapace se fissure, mon coeur est à nu, un fruit épluché, je suis plus vulnérable que jamais.
Je pose mes mains sur mon ventre pour calmer la petite, ça va perturber leur machine si elle est agitée. Dans l'ensemble, nous avons fait bon ménage, elle et moi. Elle ne m'a pas embêtée. Je suis sûre qu'elle sera facile à vivre. Ça sera un atout pour elle.
- Le bébé va bien, me dit la sage-femme en contrôlant le monitoring.
Elle m'applique une sorte de gel très froid. Elle me prévient que ça va être douloureux, enfin «pas très agréable».
Ce matin, le médecin a eu pitié de moi, il m'a dit qu'ils allaient déclencher l'accouchement. Il m'a demandé où étaient mes affaires. Je me suis mise à paniquer, je pensais que pour le bébé l'hôpital s'occupait de tout. Il parlait de moi. J'ai vraiment eu l'air bête, une fois de plus. Je les accumule, on dirait que je le fais exprès. Il m'a demandé si j'avais eu la liste.


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