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.. Providence

Couverture du livre Providence

Auteur : Valérie Tong Cuong

Date de saisie : 02/04/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : Bleue

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-234-06108-8

GENCOD : 9782234061088

Sorti le : 02/04/2008

Marylou est secrétaire du patron d'une entreprise douteuse, un patron qui l'exploite et la méprise. Albert, 78 ans, est un architecte mondialement reconnu auquel on vient de diagnostiquer un cancer. Prudence est directrice adjointe d'un cabinet-conseil, mais sa couleur de peau est un obstacle à une réelle reconnaissance professionnelle. Tom est producteur de cinéma, richissime, et s'apprête à demander Libby en mariage.
Qu'y a t-il de commun entre ces personnages ? Rien à priori, sauf la providence qui les réunit au service des urgences d'un hôpital. Et cette providence va apporter de tels bouleversements dans leurs existences qu'ils auront tous l'impression d'avoir droit à une seconde chance, une nouvelle vie.
Valérie Tong Cuong réussit le prodige de nous entraîner dans les vies de ses personnages sans jamais nous lasser, et c'est la curiosité qui nous pousse, chapitre après chapitre, à poursuivre la lecture pour découvrir la manière dont ses personnages vont survivre aux évènements qu'elle leur concocte. Des destins croisés racontés d'une écriture simple et efficace. Impressionnant.


Dans ce roman les destins se croisent. Marylou, modeste secrétaire est en retard à une importante réunion. Albert est en avance chez son notaire. Tom à cause d'un accident de vélo arrive trop tôt chez Libby. La couleur de sa peau empêche Prudence, brillante juriste, de se faire reconnaître.
Une suite d'évènements à priori sans rapport les uns avec les autres va réunir ces hommes et ces femmes.
On lit cet ouvrage d'une traite le sourire aux lèvres et on quitte les personnages à grand regret.


Le hasard ou plutôt la providence va provoquer la rencontre de personnages qui n'ont à priori rien en commun si ce n'est les déceptions et les frustrations que la vie leur réserve. De ces rencontres fortuites naîtra une nouvelle existence pour chacun d'entre eux. Sur un sujet très "gavaldesque" Valérie Tong Cuong construit un roman choral tout à fait réjouissant dans lequel la cocasserie côtoie le tragique, la légèreté et l'humour tempèrent la gravité du fond. Il y a des romans qui font simplement du bien, "Providence" est de ceux là.


  • Les présentations des éditeurs : 03/04/2008

Providence

Modeste secrétaire, élevant seule son fils, Marylou est très en retard pour une importante réunion de travail. Coincée dans les embouteillages et le métro, elle finit par piquer un sprint, son lourd dossier sous le bras. Elle tente le tout pour le tout. Parfois la vie tient à une poignée de minutes.
Albert Foehn est lui plutôt en avance, il a rendez-vous chez un notaire pour régler sa succession. À soixante-dix-huit ans il ne lui reste que quelques mois à vivre. En une fraction de seconde la vérité sur son existence éclate.
Producteur de cinéma influent, père d'un grand fils dont il ne se sent pas proche, Tom veut demander sa main à la capricieuse Libby. Il en est très amoureux. Un stupide accident de vélo va changer la donne.
La brillante Prudence, «partner» dans un cabinet de conseil réputé, a dû mal à se faire une place au sommet. La couleur de sa peau entrave son ascension. Mais parfois la vie vous remet les cartes en main.

Un chien, un macaron à la violette, un suicide raté, l'explosion d'un immeuble, vont modifier le destin de ces protagonistes et les réunir dans un hôpital. Telle la chute de dominos, la providence, bousculant leur vie, s'amuse à redistribuer le jeu.

Croisant le destin de personnages en mal d'amour, à la manière d'un brillant Magnolia, Providence est un roman choral qui pointe les solitudes de notre époque, les lâchetés et les compromissions de la société.

Valérie Tong Cuong a publié cinq romans : Big (Nil, 1997), Gabriel (Nil, 1999), Où je suis (Grasset, 2001), Ferdinand et les iconoclastes (Grasset, 2003), Noir dehors (Grasset, 2006). Elle écrit et chante dans le groupe Quark.



  • La revue de presse Françoise Dargent - Le Figaro du 22 mai 2008

L'exercice était difficile. Valérie Tong Cuong s'en sort très bien. Elle a construit ce roman comme un jeu de cubes, chacun participant à l'édifice final. On passe d'un personnage à l'autre au fil des chapitres. Ils parlent à la première ­personne. Une fois cette petite gymnastique acquise (reconnaître qui est qui), le lecteur peut suivre les vies parallèles des quatre héros. Et c'est là qu'intervient la grâce de ce roman. Comment se fait-il que l'on s'attache autant aux person­nages qui de prime abord peuvent paraître plutôt stéréotypés ? Valérie Tong Cuong a l'art de mettre à nu ses héros, en décapant l'enveloppe pour révéler leurs sentiments...
Il faudra que la providence s'en mêle pour rétablir les équilibres et remettre chacun à sa juste place. Et comme Valérie Tong Cuong aime ses personnages, elle leur réserve le meilleur pour la fin sous la ­forme d'un happy end cinématographique. Il y a du Gavalda sous cette fille-là.


  • Les courts extraits de livres : 03/04/2008

Goodbye Marylou

- Ah, pas de ça dans mon taxi, ma petite dame. C'est peut-être vous qui nettoyez la merde après ?
J'ai senti le sandwich s'écraser entre mes doigts. Ça s'est bousculé à l'intérieur : réponds, Marylou, vas-y, dis-lui que tu as le droit de te nourrir, le droit qu'on te respecte, dis-lui que tu l'emmerdes ce connard, parce que tu l'emmerdes, hein ?

Depuis quelques minutes, la circulation avait cessé d'être fluide. Presque deux heures moins le quart. À ce rythme, je n'arriverais jamais à temps.
- Excusez-moi, monsieur, c'est normal ce ralentissement ?
Le type a soupiré, secouant son crâne dégarni.
- Ben voyons...
- Je veux dire, vous pensez qu'on y sera dans combien de temps ?
- J'suis médium ?
- Non, bien sûr. C'est parce que je suis très en retard.
Il a tapoté du doigt son volant.
- Comme tout le monde.

Un instant, j'ai pensé à ces phrases fantômes, ces reparties féroces, ces milliers de répliques jamais envoyées, demeurées suspendues, invisibles, ces griffes fières jamais sorties de mon corps.
Cette fois, nous étions à l'arrêt. Devant nous, un homme avait quitté son véhicule et observait l'embouteillage.
Le chauffeur a baissé sa vitre.
- Alors, c'est quoi ce bordel ?
- Je ne vois pas très bien, a répondu l'homme. Il semble que c'est un camion de livraison qui cherche à emprunter la rue piétonne, mais c'est bloqué au croisement. Il aura du mal à passer.
- Quartier de merde.

Le chauffeur a coupé son moteur. Autour de nous, les gaz d'échappement tremblaient dans le soleil. Treize heures cinquante. Mains moites, coeur serré, envie atroce d'aller aux toilettes. Moi non plus, je n'étais pas médium. Je voyais pourtant mon avenir immédiat sur écran géant. Monsieur Farkas sortirait comme un fou de son bureau dès qu'il m'apercevrait. Il m'arracherait le sac des mains, prendrait l'étage à témoin en hurlant «mais regardez ce veau, cette limande, cette huître molle, même pas foutue de faire des photocopies dans les temps !». Puis il attraperait les dossiers, jetterait rageusement le sac par terre et finirait de m'humilier avec une phrase du genre «ah, et faites quelque chose, Marylou, vous transpirez comme du beurre au soleil, c'est négligé, merci bien pour l'image de la boîte !».
Pas besoin d'être médium pour savoir que personne ne broncherait. Tous, ils baisseraient la tête, fouilleraient dans un tiroir, feraient mine d'être occupés au téléphone. Tellement contents de m'avoir pour paratonnerre.
Je ne leur en voudrais pas : je n'agirais pas autrement à leur place. Il y a longtemps que je me suis fait une raison, la classe des opprimés a sa propre hiérarchie. Moi, je suis tout en bas de l'échelle. «Mais sur l'échelle tout de même», a souligné monsieur Farkas l'unique fois où j'ai osé lui réclamer une augmentation en dix ans. «Vous rêvez Marylou, vous êtes dans quel monde ? Vous croyez faire partie des défavorisés ? Je vais vous dire, moi, avec le SMIC et vos allocs de mère célibataire, vous vous faites plus par mois qu'un ouvrier qualifié ! Attention, Marylou, je fous un coup de pied dans le mur et il y en a quinze comme vous qui tombent du plafond !»
Il me fait peur, il me fait mal, il a raison, monsieur Farkas : je m'en sors bien. Il suffit de jeter un oeil dehors. Ici, par exemple, le long de cette artère bouchée qui empeste la mort : ce clochard qui tient à peine debout, avec sa main en visière pour éviter le soleil. Il a peut-être cinq ou dix ans de plus que moi et pourtant on dirait un vieillard. Il est seul : s'il se laisse glisser c'est que personne ne s'intéresse à lui - et que lui ne s'intéresse à personne. C'est ma théorie : il suffit de se sentir responsable de quelqu'un pour s'en sortir. Démonstration : mon Paulo et moi. Monsieur Farkas peut toujours inventer de nouveaux mots pour m'injurier, m'envoyer un jour sur deux jeter le café que je viens d'apporter au prétexte qu'il est froid, ou trop fort, ou pas assez, je n'ai qu'à penser au sourire de Paulo pour l'oublier. Ou mieux, à sa dernière rédaction : décrivez une situation gênante dont vous avez été témoin. Mon Paulo a raconté l'après-midi où son professeur de français a fait la leçon devant l'inspecteur d'académie, un bout de salade collé aux incisives. Je lui ai dit : Paulo, tu vas au casse-pipe, trouve autre chose ! Non, il a répondu, je vois pas comment je trouverais un sujet aussi marrant, surtout s'il faut l'imaginer.
Le lendemain, le professeur lui a rendu sa copie en rougissant : quel toupet, Paulo ! Et lui a donné la meilleure note de la classe. Ça, c'est Paulo, mon paradis, ma botte secrète.


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