Inscrivez-vous àla Lettre des Libraires.
Libraires,partagez vos découvertes.
Editeurs,valorisez vos livres.
Bienvenue sur Lechoixdeslibraires.com. Lechoixdeslibraires.com vous permet de découvrir, de partager les coups de cœur des libraires. Vous y entendrez également les écrivains raconter leur amour des livres, et des librairies, au micro de Patricia Martin (productrice à France Inter). Vous lirez les « Lettres à mon libraire », rédigées par les auteurs à l’attention de leur libraire. Des comédiens vous proposeront de courtes lectures. Grâce à leur participation active, les éditeurs ont la possibilité de mettre en avant, dans la rubrique "l'espace des éditeurs", les livres de leur choix auprès des libraires de France et de tous les internautes. Nous proposons également un podcast.
est notre partenaire « Télé » : chaque jeudi soir, un portrait de libraire est diffusé dans l’émission de François Busnel « La Grande Librairie ».
est notre partenaire « Radio ». Ecoutez l'émission "A livre ouvert" : chaque dimanche soir, François Busnel reçoit deux libraires pour commenter l’actualité littéraire de la semaine passée.
est notre partenaire « Presse écrite ». Découvrez en exclusivité le palmarès des livres préférés des libraires de France.
Auteur : Thierry Luterbacher
Date de saisie : 14/11/2008
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : B. Campiche, Orbe, Suisse
Prix : 12.50 € / 81.99 F
ISBN : 978-2-88241-223-2
GENCOD : 9782882412232
Sorti le : 08/10/2008
Venez rencontrer Raoul Latraviole, orphelin qui a perdu sa mère d'une pleurésie et son père d'un accident après qu'il a confondu la fenêtre et la porte de son appartement. Raoul prend la route, aventures et rencontres enrichissent ce voyage de l'inutile : «C'est tellement plus beau quand c'est inutile... J'ai hérité de mon père l'amour de l'inutile...». Quinze chapitres, quinze témoignages de ses voyages illustrant une philosophie de vie où l'Homme reste le héros mais quelque peu en marge de la société actuelle («Je fréquente le monde avec retenue»). Une tragi-comédie souvent à la limite du burlesque avec un héros attachant («J'avais la gravité drôle. J'avais le drame clownesque. J'étais tragi-comique»). Une écriture imagée et poétique pour cet hymne aux rencontres imprévues, à l'acte gratuit, à l'amitié.
Né en 1950, à Péry-Reuchenette, dans la partie francophone du canton de Berne (Suisse). Thierry Luterbacher est journaliste, réalisateur, auteur, metteur en scène de théâtre et artiste-peintre.
Début des années septante, Gaston Latraviole, cordonnier, est mort en blaguant. Après une fête, il n'a pas fait la différence entre la fenêtre et la porte. Il a enjambé la fenêtre. Tous ses amis riaient, jusqu'au moment où ils ont réalisé qu'il venait de sauter du troisième étage. Son fils, Raoul, était orphelin. De sa mère, Irène, il a hérité de la maladresse à vivre. Elle est morte d'une pleurésie. Raoul s'est dit qu'une pleurésie, c'était mourir de trop pleurer. De son père, Gaston, il a hérité l'amour de l'inutile. Raoul ne savait pas quoi faire de sa vie. Alors, il peignait et vivait dans une communauté. La route était le seul endroit sur terre où il ne se demandait pas pourquoi les femmes qu'il aimait le quittaient. Alors, il voyageait. La route, il lui parlait, il la prenait. Il voyait ses ténèbres et ses lumières, sa paix et ses guerres. Il la regardait et parfois la route dormait sur un lit de pierres et parfois elle s'agitait sur un tapis d'herbe tendre. Il roulait loin de lui-même sans savoir pourquoi en s'accompagnant de fumette. Tellement plus beau quand c'est inutile.
C'EST TELLEMENT PLUS BEAU QUAND C'EST INUTILE
L'HOMME est une longue plainte. S'il épouse parfois son bonheur, c'est dans l'espoir de mieux le perdre. Alors je vis. Au singulier. Je me conjugue mal au pluriel, je le sais, j'ai essayé.
Je m'appelle Raoul Latraviole et je vous prie de m'excuser de vivre un peu. Je fréquente le monde avec retenue. Juste ce qu'il faut.
Vivre signifie intégrer un système ou du moins s'adapter à un ensemble organisé. Cela suppose un ordre, une hiérarchie, une logique froide. Pas de place pour l'inattendu. Le pouvoir est aux mains de l'utile, aux gestes rentables et à la réflexion qui rapporte.
J'ai hérité de mon père l'amour de l'inutile. Lorsqu'il se promenait, il déposait de mystérieux cailloux dans des endroits secrets qu'il me faisait promettre de ne jamais révéler. La première fois, j'avais six ans, il m'a dit : «Regarde bien ! Je vais te montrer quelque chose. C'est un secret entre toi et moi et personne d'autre.»
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2009 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia