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Auteur : Peter Stamm
Traducteur : Nicole Roethel
Date de saisie : 15/05/2010
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Bourgois, Paris, France
Collection : Littérature étrangère
Prix : 18.00 €
ISBN : 978-2-267-02073-1
GENCOD : 9782267020731
Sorti le : 04/02/2010
Alexander et Sonia forment un couple parfait. Tous deux sont jeunes, beaux et partagent une passion commune pour l'architecture. Guidés par l'ambition de Sonia, ils s'installent à Munich et ouvrent un cabinet qui connaît un succès rapide. Cette union, idyllique en apparence, se trouve bouleversée par la rencontre d'Alex avec Iwona, une Polonaise sans papiers, peu cultivée, peu attirante. Rien ne devrait les réunir mais Alex est irrésistiblement attiré par cette femme dont la seule qualité est d'être l'exact opposé de Sonia. Une fascination inexplicable, incontrôlable, qui bouleverse le cours de sa vie et celui de son couple de manière inattendue lorsqu'il doit effectuer un choix paradoxal. Revisitant avec originalité le schéma classique du trio amoureux, Peter Stamm restitue comme nul autre les tiraillements liés aux contradictions sentimentales et aux aspirations divergentes de la vie.
«Un roman sur l'infinie complexité des sentiments amoureux : les liens souterrains, l'amour fou, les jeux de miroir, la dépendance forte, l'attirance physique, le bonheur.»
(Marie-Laure Delorme, Le Journal du dimanche)
Peter Stamm est né en 1963 en Suisse. Après des études de commerce, il a étudié l'anglais, la psychologie et la psychopathologie. Il a longuement séjourné à Paris, New York et en Scandinavie. Depuis 1990 il est journaliste, et écrivain. Il a rédigé des pièces pour la radio, des pièces pour le théâtre et a collaboré à de nombreux ouvrages. Il est, depuis 1997, rédacteur en chef du magazine Entwurfe fur Literatur. Il a obtenu en 1998 le Rauriser Literaturpreis pour son premier roman, Agnès. Il vit actuellement à Winterthur.
Le bonheur n'est jamais loin du malheur, et sept est autant un chiffre de chance que de malchance. C'est ce que vont apprendre Alexander et Sonia, Alexander et Iwona. Car il s'agit d'une relation à trois, ou plutôt de deux histoires parallèles. Peter Stamm n'est pas le premier à vouloir montrer les tensions d'une constellation de ce genre, mais la construction de son récit est une indéniable réussite. Cette traduction est d'ailleurs l'occasion de découvrir l'univers de ce romancier suisse né en 1963 et dont tous les ouvrages sont accessibles en français. Connu jusque-là pour sa concision, l'auteur prend ici son temps, installant ses personnages dans une durée qui n'est pas indéfinie comme auparavant, mais ponctuée par des événements historiques : chute du Mur, introduction de l'euro, crise économique.
Un homme tiraillé entre une femme parfaite et un laideron. Un mélodrame signé Peter Stamm...
Admirable variation sur le trio amoureux, Sept ans confirme le talent du discret Peter Stamm (Agnès, Paysages aléatoires). Faisant s'enchevêtrer les époques, l'écrivain suisse surprend sans cesse - on ne révélera pas le "noeud" entre les deux relations -, et brise nombre de clichés sur l'amour à coups d'images fortes (le cochon d'Inde, le rituel du déshabillage...) et de formidables personnages secondaires (mention à la sexagénaire séductrice Antje). Parallèle brillant entre l'architecture et la relation amoureuse, Sept ans rappelle qu'il faut mieux réfléchir à deux fois avant de construire sur un terrain marécageux...
Est-ce l'écriture à rebrousse-poil, simple et tournoyante, ou le caractère hésitant du héros, grisé par les regrets, en révision intérieure permanente ? Ce nouveau roman de l'écrivain suisse allemand Peter Stamm a quelque chose de chancelant, de fuyant, d'une puissance envoûtante...
Sept Ans dresse le bilan fragile d'une vie qui s'est enlisée lors d'une bifurcation : celle qui mène à l'âge adulte...
Il y a du Strindberg chez Peter Stamm (d'ailleurs auteur de pièces radiophoniques et théâtrales), sensible à l'hypocrisie orageuse des êtres, grand plongeur en eaux dormantes, expert en névroses étouffantes.
Sonia était debout au milieu de la pièce tout illuminée, au centre comme toujours. Elle avait la tête un peu penchée, les bras près du corps, sa bouche souriait, mais ses yeux étaient plissés, comme si la lumière l'éblouissait ou comme si elle souffrait. Elle donnait l'impression d'être absente, exhibée, comme les tableaux sur les murs, que personne ne regardait et qui étaient cependant la cause de cette réunion.
J'étais en train de fumer un cigarillo quand, à travers la grande vitre de la galerie, j'ai aperçu un homme plutôt beau se diriger vers elle et lui adresser la parole. Ce fut comme si soudain elle se réveillait. Elle a souri, trinqué avec lui. Il a remué les lèvres, son visage à elle a laissé transparaître un étonnement presque enfantin puis elle a souri à nouveau, mais même de là où j'étais, j'ai pu voir qu'elle n'écoutait pas cet homme, qu'elle pensait à autre chose.
Sophie était restée à côté de moi. Elle aussi semblait réfléchir. Puis elle s'est écriée, Maman est la plus belle femme du monde. Oui, j'ai dit en lui caressant la tête avec ma main. Tu as raison, ta mère est la plus belle femme du monde.
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