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.. Ouragan

Couverture du livre Ouragan

Auteur : Laurent Gaudé

Date de saisie : 01/11/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-7427-9297-9

GENCOD : 9782742792979

Sorti le : 18/08/2010

Beaucoup de souffle pour cet "ouragan"...


Une tempête terrible est annoncée à la Nouvelle-Orléans, une de celle qui «sent la chienne» comme le dit Joséphine Linc Steelson, «négresse depuis presque cent ans». Une de celle qui révèle les âmes, qui libère les prisonniers, qui déterre les hommes mais qui parfois les sauve...
Un très beau roman polyphonique, servi par une écriture forte et mystique.


Nouvelle-Orléans, passage du cyclone dévastateur.

Joséphine Linc. Steelson, "négresse depuis presque cent ans", Rose, mère déchue d'un fils de personne, habitent le quartier le plus pauvre de la ville, celui des laissés pour compte où le noir est la couleur de peau dominante...

Keanu travaillait sur une plate forme pétrolière. La cadence des machines, les tâches éprouvantes, les accidents tragiques l'ont poussé à bout... Et il repense à Rose.

Buckeley est derrière les barreaux. Et même s'il n'est pas le pire des criminels, ce jour-là, le révérend prend peur en voyant sa rage qui fait écho à celle des autres prisonniers.

Malgré l'annonce de la tempête imminente et l'ordre d'évacuation de la ville tout-entière, ces personnages vont se croiser à la Nouvelle-Orléans, révélant face à la tempête leurs angoisses enfouies. Pour certains, une grandeur d'âme oubliée, pour d'autres, la confusion et la violence...

C'est la première fois que je lis un roman de Laurent Gaudé, et j'avoue avoir été prise au piège de son écriture qui nous transporte immédiatement dans son histoire. Un très bon roman !


Avouons-le, il faut oser franchir les 1ères pages... La narration de ce nouveau roman de Laurent Gaudé est au début un peu déroutante : chaque personnage parle à la première personne, et le passage de l'un à l'autre ne va pas toujours de soi. Mais une fois familiarisé avec le style, qui donne un roman très rythmé, très vivant, on se laisse porter. On entendrait presque la voix de Joséphine en refermant le livre...
Comme à son habitude, Gaudé nous raconte une histoire avec talents et empathie, et nous livre un magnifique roman. Des personnages attachants, une histoire vibrante... ce livre de toute beauté ! ! !


Laurent Gaudé a vraiment l'art de prendre le lecteur par la main, page après page, pour lui faire découvrir à chaque roman des chemins différents, des rencontres singulières affrontant lors de chaque épopée des problématiques à la fois contemporaines et intemporelles, particulières et universelles. La tempête s'annonce et la Nouvelle-Orléans («la tombe humide») se vide, l'évacuation s'accélère. Pourtant quelques-uns demeurent dans la ville, irréductibles, laissés pour compte, prisonniers... attendent le déchaînement de la nature et ses effets. Le récit suit alternativement le parcours d'une série de personnages et leurs réactions au sein du chaos, personnages amenés à se croiser un jour ou l'autre pour le meilleur et pour le pire... Le rythme de la narration adopte la vitesse de la tempête. Keanu revient de l'enfer et souhaite retrouver Rose son ancien amour comme une ultime chance. Rose est perdue avec son fils sans père dans cette ville entourée de ses terrifiants bayous. Josephine «négresse depuis presque cent ans», «mère de tous les nègres», fière, désespérée et entêtée, n'a rien oublié de son histoire et de celle de son pays, et garde la tête haute et le regard fixe devant les vieux blancs, sa liberté n'a pas de prix («Alors ils sont venus comme ils viennent toujours dans ces cas-là, la main tendue d'un côté et les doigts pour se boucher le nez de l'autre... Ils ont tiré en l'air pour effrayer le nègre. Depuis toujours, ils aiment ça. Je ne monterai pas. Je suis Josephine Linc. Steelson, je prends le bus tous les matins pour que les vieux Blancs baissent les yeux devant ma liberté. Je ne veux pas monter comme ça, comme une bête apeurée que l'on sauve par charité. Alors je reste assise.»). Cette chorale disparate continue d'avancer au milieu de l'apocalypse, chacun conservant aussi longtemps que possible un brin d'espoir, un projet pour le maintenir à flot. Des personnages vrais, humains avant tout, forts ou faibles, torturés, lucides, fraternels ou haineux... qui vous entraîneront dans leurs pas souvent hésitants.


Laurent Gaudé est un auteur extrêmement talentueux. Capable de nous entraîner dans des univers différents à chaque roman, il sait également renouveler son écriture et ne lasse jamais ses lecteurs. "Ouragan" lui a été inspiré par Katrina, l'ouragan qui a plongé la Louisiane et la Nouvelle-Orléans dans la désolation en août 2005, causant officiellement 1836 morts.

L'histoire commence avec l'arrivée de la tempête et la présentation des différents personnages qui vont nous faire vivre cet événement presque minute par minute. Ils vont en effet devoir affronter la fureur des éléments, mais aussi leurs propres angoisses, qui ressurgissent dans cette situation extrême et avec la peur de mourir.

A la manière de Colum McCann, Laurent Gaudé nous entraîne dans l'intimité de ses protagonistes : Keanu va tout faire pour retrouver Rose, bloquée avec son fils dans sa maison à la Nouvelle Orléans. Il va faire 400 kms depuis le Texas alors qu'il l'avait laissée 6 ans auparavant. Le prêtre du quartier éprouve sa foi en aidant les laissés-pour-compte, abandonnés à leur triste sort par les autorités. Une poignée de prisonniers est dans la même situation : on a évacué les chiens mais pas les hommes, et les eaux montent dans les cellules... Quant à Josephine Linc. Steelson, "negresse depuis presque cent ans" comme elle le précise régulièrement, elle attend de la tempête qu'elle l'emmène enfin, lassée par la vie et empreinte d'un sentiment de culpabilité, pour avoir survécu à son mari et à ses enfants.

Dans "Ouragan", la nature reprend ses droits sur la ville. Que peut l'homme face à un tel déchaînement, que peuvent les hommes les uns pour les autres quand ils ne peuvent plus exprimer que de la peur ? Laurent Gaudé revient subtilement sur ce qui avait fait débat au moment du passage de Katrina sur la Louisiane : certain(e)s habitant(e)s ne voulaient pas évacuer la ville et abandonner leurs logements, mais d'autres ont été purement et simplement abandonnés.

L'apocalypse est ici parfaitement rendue et l'ambiance est étonnante... Même si la situation est très dure, extrême, ce texte magnifique est particulièrement empreint d'humanité.


  • Les présentations des éditeurs : 19/08/2010

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

A La Nouvelle-Orléans, alors qu'une terrible tempête est annoncée, la plupart des habitants fuient la ville. Ceux qui n'ont pu partir devront subir la fureur du ciel. Rendue à sa violence primordiale, la nature se déchaîne et confronte chacun à sa vérité intime : que reste-t-il en effet d'un homme au milieu du chaos, quand tout repère social ou moral s'est dissous dans la peur ?
Seul dans sa voiture, Keanu fonce vers les quartiers dévastés, au coeur de la tourmente, en quête de Rose, qu'il a laissée derrière lui six ans plus tôt et qu'il doit retrouver pour, peut-être, donner un sens à son existence...
Dans un saisissant décor d'apocalypse, Laurent Gaudé met en scène une dizaine de personnages qui se croisent ou se rencontrent. Leurs voix montent collectivement en un ample choral qui résonne comme le cri de la ville abandonnée à son sort. Roman ambitieux à l'écriture empathique et incantatoire, Ouragan mêle la gravité de la tragédie à la douceur bienfaisante de la fable pour exalter la fidélité, la fraternité, et l'émouvante beauté de ceux qui restent debout.

Romancier et dramaturge né en 1972, Laurent Gaudé a reçu en 2004 le prix Goncourt pour son roman Le Soleil des Scorta. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée par Actes Sud.



  • La revue de presse Marianne Payot - L'Express, août 2010

Quand La Nouvelle-Orléans sombre dans le déluge. Un récit plein de furie et d'espoir. C'est écrit comme dans un souffle, un souffle puissant, envahissant, qui vous emporte, en près de 200 pages, au bout du monde. Ouragan, le dernier roman de Laurent Gaudé, puise sa force dans la folie de la nature mais aussi dans celle des hommes, broie les vies et chante... l'amour, flirte avec l'apocalypse et la rédemption. Ouragan se dévore...
Bientôt, l'eau reflue, les alligators regagnent les bayous, Josephine, mémoire du peuple noir, regarde, dignement, la vie devant elle. Et le lecteur reprend son souffle.


  • La revue de presse Aliette Armel - Le Magazine Littéraire, octobre 2010

Chaque livre de Laurent Gaudé confronte des êtres humains que rien ne préparait à cette épreuve à une traversée des enfers : face au chaos du monde, ils se révèlent à eux-mêmes, dans l'affirmation de leur fière liberté, de leur amour et de leur courage restaurés, ou au contraire dans l'emportement de leurs pulsions meurtrières...
En l'absence de tout Dieu, dont le nom n'est ici invoqué qu'à rebours, comme tentative pour justifier d'obscurs désirs de mort, l'homme ne peut compter que sur lui-même pour se racheter et atteindre un apaisement dont Laurent Gaudé persiste à affirmer la possibilité au-delà des catastrophes.


  • La revue de presse Françoise Dargent - Le Figaro du 14 octobre 2010

Colère, résignation, peur, haine : leurs sentiments lâchent comme les digues alentour. Laurent Gaudé leur donne la parole à tour de rôle en un chant choral habilement orchestré. Mêlant les accents de la tragédie antique aux caractères du drame contemporain, Laurent Gaudé affirme avec Ouragan sa manière très singulière de décrypter la nature humaine.


  • La revue de presse Bruno Frappat - La Croix du 6 octobre 2010

Laurent Gaudé a composé une suite avec variations sur le thème de la tempête qui, en 2005, a saccagé la Louisiane et, particulièrement, sa capitale La Nouvelle-Orléans. Thème : l'ouragan, l'inondation. Variations : les humains, chacun avec sa vie, son histoire, les drames et les bonheurs de sa vie antérieure. Ces héros de rien, nés du limon et près d'y retourner quand le ciel leur est tombé sur la tête, sont des modestes, des pauvres, des Noirs. Sauf un, le «Révérend» rendu fou par le vent qui souffle à travers les «bayous»...
Autres personnages : les alligators qui, scène atroce, déchiquètent les humains qui se sont réfugiés dans un cimetière à moitié englouti. Mais ce sont là, finalement, personnages secondaires. Car le héros principal n'est pas même l'ouragan Katrina. Ce héros est La Nouvelle-Orléans. La ville malfaisante. Le décor saccagé. La ville des inégalités, des quartiers séparés, de la domination blanche censément abolie. La ville des descendants d'esclaves. L'ouragan soulève tout, exhume tout, les miasmes, les morts, les vivants. Vengeance du ciel ? Laurent Gaudé ne le dit évidemment pas. L'ouragan souffle dans les têtes...
Désastre, matrice de renaissances.


  • Les courts extraits de livres : 19/08/2010

Moi, Joséphine Linc. Steelson, négresse depuis presque cent ans, j'ai ouvert la fenêtre ce matin, à l'heure où les autres dorment encore, j'ai humé l'air et j'ai dit : "Ça sent la chienne." Dieu sait que j'en ai vu des petites et des vicieuses, mais celle-là, j'ai dit, elle dépasse toutes les autres, c'est une sacrée garce qui vient et les bayous vont bientôt se mettre à clapoter comme des flaques d'eau à l'approche du train. C'était bien avant qu'ils n'en parlent à la télévision, bien avant que les culs blancs ne s'agitent et ne nous disent à nous, vieilles négresses fatiguées, comment nous devions agir. Alors j'ai fait une vilaine moue avec ma bouche fripée de ne plus avoir embrassé personne depuis longtemps, j'ai regretté que Marley m'ait laissée veuve sans quoi je lui aurais dit de nous servir deux verres de liqueur - tout matin que nous soyons - pour profiter de nos derniers instants avant qu'elle ne soit sur nous. J'ai pensé à mes enfants morts avant moi et je me suis demandé, comme mille fois auparavant, pourquoi le Seigneur ne se lassait pas de me voir traîner ainsi ma carcasse d'un matin à l'autre. J'ai fermé les deux derniers boutons de ma robe et j'ai commencé ma journée, semblable à toutes les autres. Je suis descendue de ma chambre avec lenteur parce que mes foutues jambes sont aussi raides que du vieux bois, je suis sortie sur le perron et j'ai marché jusqu'à l'arrêt du bus. Moi, Joséphine Linc. Steelson, négresse depuis presque cent ans, je prends le bus tous les matins et il faudrait une fièvre des marais, une de celles qui vous tordent le ventre et vous font suer jusque dans les plis des fesses, pour m'empêcher de le faire. Je monte d'abord dans celui qui va jusqu'à Canal Street, le bus miteux qui traverse le Lower Ninth Ward, ce quartier où nous nous entassons depuis tant d'années dans des maisons construites avec quatre planches de bois, je monte dans ce bus de rouille et de misère, parce que c'est le seul qui prenne les nègres que nous sommes aux mains usées et au regard fatigué pour les emmener au centre-ville, je monte dans ce bus dont la boîte de vitesses fait un bruit de casserole mais j'en descends le plus vite possible, six stations plus loin. Je pourrais aller jusqu'à Canal Street mais je ne veux pas traverser les beaux quartiers dans ce taudis-là. Je descends dès que les petites baraques du Lower Ninth laissent place aux maisons à deux étages du centre, avec balcon et jardin, je m'arrête et j'attends l'autre bus, celui des rupins. C'est pour être dans celui-là que je me lève le matin.


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