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.. Cent seize Chinois et quelques

Couverture du livre Cent seize Chinois et quelques

Auteur : Thomas Heams-Ogus

Date de saisie : 07/12/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Fiction & Cie

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-02-101870-7

GENCOD : 9782021018707

Sorti le : 19/08/2010

Dans l'Italie fasciste, le destin de la minorité chinoise qui se retrouve pour des raisons absurdes parquée dans les Abruzzes. L'écriture de Thomas Heams-Ogus est précise et un peu distante pour mieux faire ressortir le tragique ridicule de la situation. Aucun héros à suivre mais des regards anonymes magistralement rendus. Ce fait marginal au vu des atrocités de la deuxième guerre mondiale sert de prétexte à T. Heams-Ogus pour nous montrer sa subtilité d'analyse des vastes mouvements de groupe et des individus au sein de ces groupes. Un grand écrivain.


  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

Cela se passe entre 1941 et 1943, dans les Abruzzes. Non loin du Gran Sasso, cette écrasante montagne qui impose sa force tellurique comme une ombre portée sur le temps. Par une de ces décisions absurdes et nocives dont le fascisme est friand, les Chinois de la péninsule ont tous été internés ici et constituent une étrange communauté, dont le mutisme est peut-être la meilleure protection. Ils sont à un moment cent seize, parfois moins, parfois plus. La vie s'écoule, sans but et sans substance. Un jour, les autorités organisent une grande cérémonie, drolatique et insensée, de conversion au catholicisme. Puis le labeur reprend, aux champs ou ailleurs, dans un mélange d'ennui, de désarroi et de fausse résignation, jusqu'au jour où tout bouge et où le groupe se disperse.
Est-ce parce qu'ils étaient une masse silencieuse et disciplinée, est-ce parce qu'ils venaient d'ailleurs, de cet Orient lointain, que l'Histoire les a gommés ?
L'auteur, en restituant une page oubliée de l'Italie mussolinienne, offre une métaphore de l'exil, de l'immigration et des menaces de l'intolérance.

Thomas Heams-Ogus a 34 ans. Il est enseignant-chercheur en biologie. Cent Seize Chinois et quelques est son premier roman.



  • La revue de presse Baptiste Liger - Lire, déxcembre 2010

Si la situation est évidemment dramatique, Heams-Ogus n'en gomme pas pour autant les côtés ubuesques, à l'image d'une inénarrable scène de baptême collectif qui peut rappeler les scènes les moins crues de Salo de Pasolini. On pourrait reprocher à l'auteur que, sur un sujet aussi passionnant, il n'ait pas tiré une grande fresque, et que les destins individuels ne soient pas directement évoqués. Mais ce parti pris s'avère cohérent, et il est mis en mots dans une écriture sèche et forte.


  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 16 septembre 2010

Ce monastère des Abruzzes, au coeur montagneux de la Péninsule, fait partie d'un réseau de camps qui fonctionna très tôt. Il fallut d'ailleurs, pour faire de la place aux Chinois, transférer des juifs qui, en fin de compte, n'échapperont pas au sort qu'on sait. Et les Chinois, employés à des travaux au profit des paysans et des notables locaux, vont se retrouver au milieu des lignes de front, et tous ne resteront pas passifs, ainsi qu'en témoigne, aujourd'hui encore, une stèle. De cet épisode peu connu, Thomas Heams-Ogus fait une véritable fiction, où la documentation sait s'effacer devant la littérature, et nous donne pour son premier roman une réussite totale.


  • La revue de presse - Le Figaro du 2 septembre 2010

Au-delà du rappel historique, stèle érigée en mémoire de ces quelques Chinois, Tsiganes et autres hommes sur lesquels se focalisait le procès d'intention, il cisèle une longue métaphore sur l'exil, l'enfermement forcé et la bêtise humaine. Voilà comment, mine de rien, son premier roman engendre un écho tout particulier en cette rentrée.


  • La revue de presse Nils C. Ahl - Le Monde du 3 septembre 2010

Un paysage. Une montagne au coeur de l'Italie pendant le second conflit mondial. L'oeil qui glisse et embrasse la pierre et les arbres. De petits villages, des routes, des êtres humains seuls ou en groupe. Un long travelling sans gêne, froid et télescopique, permet de se rapprocher. De traverser les différents éléments de la terre et des hommes au coeur de ce premier roman, l'un des plus originaux et des plus accomplis de cette rentrée littéraire. Une langue forte, un regard subtil. Et un lecteur content...
Pour brosser ce paysage, on le devine, il faut une langue habile, patiente et précise, capable en même temps d'épouser les mouvements amples de l'histoire et d'animer chaque détail. Qu'il s'agisse d'une perspective géographique, de l'épopée d'une évasion ou du récit d'anecdotes particulières, ici, la langue ne faiblit jamais. Cent seize Chinois et quelques s'avère, au fil des pages, étonnant de densité, poétique et scientifique. Son écriture souple et puissante y est pour beaucoup. Auteur d'un premier roman stupéfiant de maîtrise, le jeune écrivain évite tous les défauts classiques que l'on peut reprocher à une plume débutante ou mal taillée. Un rythme sûr et un formidable sens du détail transcendent même son formalisme, indéniable.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 1er septembre 2010

De cette page d'histoire ignorée, Thomas Heams-Ogus tire une belle parabole sur l'exil et l'in­tolérance. Ces hommes, partis de chez eux pour se reconstruire une vie en Europe, ne cherchaient qu'à s'installer...
L'auteur, à mots feutrés, décrypte cet engrenage, cette façon de gommer certains individus du monde. Nulle violence physique, nulle torture évoquée dans ce premier roman, mais la description minutieuse et effrayante d'une absurdité. Et, au-delà, le désir de comprendre les origines de l'intolérance et de plonger, à l'aide d'une phrase poétique, sobre et déroutante, dans la folie d'un pouvoir aussi péremptoire que tapageur.


  • La revue de presse Pierre Marcelle - Libération du 26 août 2010

En cette «rentrée littéraire», comme on dit, quatre-vingt-cinq «premiers romans», comme on compte, et parmi ceux-ci, donc, celui-là, Cent-seize Chinois et quelques qui, un mois après lecture, tient sa note pour résonner dans la mémoire ; à moins que ce soit dans une actualité pesante de camps et d'exils, et de rafles et d'expulsions. Un son bas et sourd, de violoncelle ou de cor au fond des bois, ça tombe bien, il s'agit de cela...
De Hzu Chi Sang à Shu King Yi, la dernière page du beau livre de Heams-Ogus les nomme tous. «Parce qu'il y a un monde à tordre. Parce qu'on ne peut pas enfermer des hommes dans un camp.»


  • Les courts extraits de livres : 13/09/2010

1942

Il faudrait imaginer une bille de plomb, noire à en capter toute la lumière du jour, dense de son poids et de sa chaleur mêlés, confondus. Il faudrait l'imaginer immobile. Son socle serait une montagne. Une montagne au centre de l'Italie, presque la plus haute, pas la plus impressionnante, mais surgissant néanmoins comme une barrière naturelle face à qui viendrait de la côte peu distante. On s'en approcherait comme d'un tabou, par des vallons clairs. La courbe des collines en cacherait longtemps la raideur. Et puis elle se dévoilerait, on serait face à elle, frontière évidente, signe d'une halte indispensable à qui voudrait obstinément continuer en ligne droite vers l'ouest. Mais dire cela, c'est déjà en être au pied, c'est trop tôt, pour l'instant la bille de plomb est au sommet, personne ne pourrait l'y voir. Il y aurait du vent, des oiseaux tournoyants. Cette bille de plomb serait le petit supplément d'altitude, infime et provisoire, de cette montagne. Elle serait là, il ferait jour. Et puis tout changerait. Un souffle, un basculement, un choc. Peut-être même quelque chose de tellurique et sourd. Une rupture d'équilibre, une violence. Et la bille tomberait, d'abord de son monticule, modestement, en prenant un élan fragile, déplaçant sans cesse dans l'espace sa matière et sa chaleur, prête à s'arrêter sur un replat mais non, continuant, attirée par le vide, appelée par le rien, gagnant en vitesse, brûlante et isolée dans la fraîcheur d'altitude. Chutant. Elle gagnerait vite la limite, presque une ligne de niveau, entre le sommet rocailleux à la pente vertigineuse et la large base arborée, comme en soutien. Elle y parviendrait vite, après une quantité dénombrable de chocs sur les pierres, contacts éphémères pour mieux repartir pour d'autres rocs, ceux que leur histoire individuelle aurait placés sur sa trajectoire. Une fois la forêt atteinte, là où la pente s'adoucit, là où l'air est plus humide, peut-être que la bille ralentirait mais alors imperceptiblement, pour l'heure toujours ivre de sa vitesse à travers les sapins blancs. Chaque point de sa surface minuscule serait soumis aux subites et irrégulières alternances d'ombres et de lumière, quoique cette irrégularité eût été parfaitement indécelable à qui aurait prêté attention à cette bille de plomb, mais personne ne le ferait, et puis la bille n'existe pas. A peine freinée par ses chocs, elle passerait peut-être près d'un refuge, peut-être près d'un homme courant vers ce refuge. Épuisé, bouche ouverte, tempes prêtes à éclater, front perlé d'une sueur acide qui attaquerait ses yeux, mais voit-on ces périls, voit-on ces menaces, cet homme existe-t-il ? Alors, son inertie étant son seul maître, elle poursuivrait sa course, elle laisserait cette apparition à son statut de prémices. Ses chocs avec la terre meuble s'étoufferaient bien plus que ceux contre la rocaille du sommet, déjà loin, déjà de l'histoire, et déjà donc de l'oubli.


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