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.. Histoire d'un Allemand de l'Est

Couverture du livre Histoire d'un Allemand de l'Est

Auteur : Maxim Leo

Traducteur : Olivier Mannoni

Date de saisie : 12/04/2011

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 22.00 €

ISBN : 9782742792726

GENCOD : 9782742792726

Sorti le : 10/10/2010

Un récit qui se lit comme un roman. Maxim Leo, journaliste allemand, raconte l'histoire étonnante de sa famille, liée à celle de l'Allemagne de l'Est.
Gerhard, son grand-père maternel, a été un héros avant même d'être un adulte. "À dix-neuf ans, il s'est battu dans la Résistance française, la SS l'a torturé, des partisans l'ont libéré." Très vite il prend fait et cause pour la construction de la RDA, cet État dans lequel "tout était censé aller vers le mieux." Pour lui tous ceux qui ne croient pas en la RDA "louvoient avec la politique". Sa fille, Anne, est dans la droite ligne de son père ; elle a l'impression de vivre un rêve lorsque, âgée de 17 ans, elle obtient une dérogation pour entrer au Parti. "Elle est désormais sûre qu'elle n'aura plus de chagrins d'amour, ni autres problèmes ridicules. Parce qu'elle sera bientôt une camarade." Pour elle, comme pour son père, le Parti c'est la vérité absolue, la sagesse absolue. Anne a 19 ans en 1966. Elle entre comme stagiaire au Berliner Zeitung. Elle va découvrir la liste des sujets à ne pas aborder, les mensonges de la presse en 68 lors de l'invasion de la Tchécoslovaquie. El le va s'apercevoir qu'à l'université on contrôle même la pureté de la pensée. Et pourtant elle reste fondamentalement fidèle à la Cause ; ses objections ne portent que sur la forme. Elle tombe amoureuse de Wolf, un artiste qui se sent mal en RDA et n'est pas inscrit au Parti... La première rencontre entre Wolf et Gerhard se déroulera dans un climat glacial. Entre Anne et Wolf, amour et querelles iront de pair.
Difficile pour Leo qui écrit cette histoire familiale de comprendre, d'admettre que sa mère, "femme intelligente et réservée, porte encore le deuil de la RDA, vingt ans après la chute du mur de Berlin."
Un livre d'histoire contemporaine tout à fait passionnant et éclairant, écrit dans une langue alerte. Les lecteurs à qui je propose ce livre, tout d'abord réticents, reviennent enthousiastes et l'offrent à leurs amis.
Tout comme "L'Homme qui aimait les chiens" de Leonardo Padura, ce livre décrit, entre autres, ce qui reste pour beaucoup une énigme : comment des personnes intelligentes, douées de jugement, ont-elles pu renoncer à tout sens critique et considérer que le Parti était détenteur de la vérité absolu et donc que toute objection, même mineure, était une déviance intolérable ?


  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

Maxim Leo, journaliste berlinois, avait vingt ans au moment de la chute du Mur. D'une plume alerte et captivante, il raconte aujourd'hui l'histoire d'une famille peu commune : la sienne.
Après avoir combattu dans la Résistance française, son grand-père a contribué à la fondation de la RDA. Sa mère a cru en l'avenir du jeune État communiste, tandis que son père rêvait déjà de le voir disparaître.
La force de ce document exceptionnel réside dans l'intelligence avec laquelle Maxim Leo organise ce récit qui englobe une soixantaine d'années. Son talent de narrateur rend ce témoignage et ses protagonistes inoubliables.
Histoire d'un Allemand de l'Est ne permet pas seulement de comprendre vraiment ce que fut la RDA mais éclaire aussi les contradictions de l'Allemagne actuelle.

Maxim Léo a suivi des études de journalisme à Berlin et à Paris. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, il tient actuellement une rubrique célèbre dans le Berliner Zeitung, la "Page trois", consacrée aux grands reportages. Il vit à Berlin avec sa femme, française, et ses enfants.



  • La revue de presse Nicolas Weill - Le Monde du 29 décembre 2010

La République démocratique d'Allemagne (RDA) avait fini par symboliser une sorte de mélange de médiocrité et de terreur. L'une et l'autre ont été englouties par la réunification. Au point d'émousser parfois dans les mémoires l'Etat criminel et répressif que cette partie de l'Allemagne a été d'un bout à l'autre. Trois générations d'Allemands ont cependant vécu dans cette gangue où prétendait s'édifier le socialisme mais où la très grande majorité de ses ex-citoyens ont été victimes d'une oppression policière parfois grotesque, souvent tatillonne et brutale. En l'absence de commémoration, seuls les souvenirs personnels demeurent...
Maxim Leo, en explorant sa propre intimité et les destins de ses grands-parents et parents, montre comment les contre-vérités publiques s'appuyaient sur les petits arrangements des rescapés des tragédies du XXe siècle avec leur propre histoire. Ce détour par l'intimité fait mieux comprendre comment cet édifice branlant était miné de l'intérieur.


  • Les courts extraits de livres : 16/10/2010

Extrait du prologue

Lorsque j'entrai dans sa chambre d'hôpital, Gerhard se mit à rire. Il voulut dire quelque chose. Des mots étranges, gutturaux, sortirent de sa bouche. Puis il rit de nouveau. Je ne me rappelle pas que mon grand-père ait jamais pris pareil plaisir à me voir. Le médecin m'expliqua que l'attaque avait endommagé la zone du langage de son cerveau. Qu'excepté des sentiments, il ne pouvait désormais plus rien exprimer, et que le rationnel était bloqué. Je me suis dit que jusqu'ici ça avait toujours été exactement le contraire.
Gerhard s'adressait à moi. Je fis mine de comprendre quelque chose. Je finis par lui dire qu'hélas, je ne comprenais rien du tout. Gerhard hocha tristement la tête. Il avait peut-être espéré que je pourrais le libérer de son mutisme. Comme je l'avais si souvent, jadis, aidé à se sortir de la rigidité de ses sentiments, avec une plaisanterie ou une remarque insolente qui ébranlait son autorité. J'étais le clown de la famille, celui auquel on ne prête jamais de mauvaises intentions. Je pouvais chatouiller un peu le héros familial, l'homme que nul n'osait contredire.
La lumière claire du printemps brillait à travers la fenêtre de la chambre d'hôpital. Le visage de Gerhard était flasque et vide. Nous nous taisions. J'aurais aimé discuter avec lui. Je veux dire : discuter vraiment. Le plus souvent, au bout de dix minutes au maximum, les conversations avec Gerhard se transformaient en monologues sur ses derniers succès en date. Il parlait des livres qu'il était en train d'écrire, des conférences qu'il avait tenues, des articles de journaux qui parlaient de lui. J'ai tenté à plusieurs reprises de lui en faire dire plus - plus que les histoires connues de tous. Mais il ne voulait pas. Il est possible qu'il ait eu peur d'une trop grande proximité. Qu'il se soit habitué à être un monument.


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