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.. Beatles

Couverture du livre Beatles

Auteur : Lars Saabye Christensen

Traducteur : Jean-Baptiste Coursaud

Date de saisie : 23/03/2011

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : 10-18, Paris, France

Collection : 10-18. Domaine étranger

Prix : 10.00 €

ISBN : 9782264053121

GENCOD : 9782264053121

Sorti le : 03/02/2011

Comme si j'avais eu peur de l'enjeu il m'a fallu 3 ou 4 débuts avant de m'abandonner à cet imposant roman. Une histoire commençant par un index crochu me laissait augurer du pire. Et puis, tant de pages à lire me faisaient hésiter. Beatles aura occupé une petite semaine de ma vie mais va me hanter pendant longtemps. Hier en le finissant, j'étais un brin ivre de joie et secouée par de multiples sentiments. L'histoire commence comme une bluette : 4 jeunes garçons entrent dans l'adolescence tranquillement, en écoutant les Beatles religieusement, en regardant les filles avec envie. J'ai un temps craint que ce roman soit d'un romantique démesuré qui me laisserait vite sur le carreau. Cette pensée s'est dissipée rapidement car les années filent vite dans ce roman, suivant le rythme de sortie des albums des Beatles. Entre 1967 et 1975 la Norvège change, se radicalise, le Vietnam est présent dans les esprits, nos quatre amis qui ont découvert les filles ont vite abandonné le cathé puis le foot. Ils découvrent petit à petit la politique, l'alcool, la drogue, la vie. Christensen ne nous épargne pas, tantôt on s'inquiète à s'en ronger les ongles tantôt on est en apesanteur sur le porte-bagage du héros, Kim, qui nous transporte dans des émotions radicales. Et le goût de la pomme dans la bouche de Nina ! L'auteur nous balade d'Oslo à Paris, on fait un saut de puce en Islande, pour mieux revenir en Norvège où nos héros s'avancent douloureusement vers une vie d'adultes et de parents. Je suis ressortie de cette lecture heureuse et épuisée, j'ai relu la fin plusieurs fois pour ne pas quitter Kim, Seb, Ola, Gunnar et Nina tout de suite. Puis, comme je revenais du salon du livre mettant à l'honneur les littératures scandinaves, je me suis plongée dans mes plaquettes et prospectus en quête d'une lecture qui pourrait assumer de passer juste après un tel roman. Là, j'ai découvert que Beatles est le premier d'une trilogie. Soulagement. Puis crainte car Beatles n'ayant reçu qu'un accueil mitigé lors de sa parution en grand format, je suis perplexe quant à la parution des tomes suivants. J'ai appris aussi qu'en Norvège ce livre est un phénomène et qu'il y est vendu comme livre pour adolescents. Alors là, bravo car dans notre France, je n'ose imaginer quel éditeur pour la jeunesse se lancerait dans un tel pari. Et pourtant, Beatles a tout, mais absolument tout, du roman d'apprentissage.
Ne soyez pas frileux, préparez-vous à vivre de grandes émotions.


  • Les présentations des éditeurs : 30/01/2011

Ils sont quatre, comme les Beatles, leurs idoles : Ola, Seb, Gunnar et Kim. En 1965, ils ont quinze ans, le cheveu long et l'amitié à toute épreuve. Le soir, en rêvant aux filles et à leur futur groupe, ils écoutent, allongés par terre, le dernier tube sur le mange-disque. Mais autour d'eux, toute une génération européenne se soulève et se barricade. Au rythme des chansons, les Fab Four de Norvège s'accrochent eux aussi à l'innocence fragile qui leur échappe des mains et continuent de trinquer sur quelques accords à la santé du groupe mythique de leur jeunesse... Ce roman, qui a attendu vingt-cinq ans avant d'être traduit, confirme l'immense talent de l'auteur du Demi-frère, qui l'a révélé en France.

«Un Franzen norvégien à découvrir.»
Livre Hebdo

"Domaine étranger" créé par Jean-Claude Zylberstein


  • Les courts extraits de livres : 30/01/2011

I FEEL FINE
printemps 1965

Je suis dans une résidence d'été et c'est l'automne. Ma main droite m'horripile avec ses points de suture de long en large, et surtout sur l'index. Il est tout de traviole, crochu, comme une griffe. Je ne peux pas m'empêcher de le regarder. Il s'agrippe à mon stylo-bille qui dessine une écriture rouge. C'est un doigt extraordinairement laid. Dommage que je ne sois pas gaucher. Un jour, j'en avais fait le souhait : d'être gaucher, et de jouer de la basse. Par contre je sais écrire en miroir de la main gauche, comme Léonard de Vinci. Et tant pis si j'utilise seulement la droite et que je doive faire preuve d'indulgence pour cette main éborgnée et son index abominable. Ça sent les pommes à l'intérieur ; une forte odeur de pommes monte de la vieille table à laquelle je suis assis, au milieu de la pièce plongée dans l'obscurité. C'est le soir, c'est mon premier jour ici, et je n'ai ôté les panneaux qu'à une seule fenêtre. Le rebord est recouvert d'insectes morts : mouches, moustiques, guêpes, avec leurs fines pattes desséchées. Et donc il y a ces effluves de fruit qui m'abrutissent un peu - et ma tête ignorante de libérer quelque chose en moi tandis que, dans la lueur de la lune dont les rayons pénètrent par la seule fenêtre ouverte, des ombres dansent sur les murs et transforment la pièce en diorama suranné. De la même manière que le barbier de Solli, le père d'Ola, qui se trompait toujours lorsqu'il installait la bobine dans le projecteur aux anniversaires et qu'ainsi on pouvait visionner trois films de Chaplin à l'envers, comme lui je me retourne sur moi-même et entame une marche en arrière. J'avance désormais à reculons. Et, derrière mes pupilles, sans que j'y accorde la moindre réflexion, la pellicule s'arrête sur une image spécifique ; je la bloque quelques secondes, je la fige, puis je lui donne du mouvement, moi qui suis surpuissant. Je lui donne des voix, des sons, des odeurs, des lumières. J'entends très distinctement le gravier crisser sous nos chaussures alors que nous tentons de traverser incognito la place de Vestkanttorget, j'éprouve ce vertige exaltant après l'immense taffe tirée sur la touche qu'on s'est passée, je sens le coude de Ringo doucement me heurter sur le côté - et nous nous arrêtons tous les quatre en rang d'oignon, John désigne une Mercedes noire, briquée, brillant comme un sou neuf, garée devant l'animalerie Naranja.


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