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10 bonnes (ou mauvaises) raisons de se marier

Couverture du livre 10 bonnes (ou mauvaises) raisons de se marier

Auteur : Claire Steinlein

Date de saisie : 29/05/2007

Genre : Documents Essais d’actualite

Editeur : Max Milo, Paris, France

Collection : Mad

Prix : 16.00 / 104.95 F

ISBN : 978-2-35341-015-6

GENCOD : 9782353410156

  • Les courtes lectures : Lu par Joachim Salinger – 07/06/2007

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Joachim Salinger – 07/06/2007

  • Les presentations des editeurs : 30/05/2007

L’amour est un feu qui vivifie et non une flamme qui devore. P. J. Stahl, editeur de Balzac, de Victor Hugo et de Zola.

Dois-je vraiment me marier cet ete ? Est-ce la bonne personne ? Suis-je pret(e) a m’engager officiellement ? Se marier, n’est-ce pas risquer de tuer l’amour par la routine ?
Le mariage semble retrouver aujourd’hui ses lettres de noblesse. Mais si tous les sondages aupres des jeunes montrent qu’il n’est plus vieux jeu de se marier, qu’ils sont de plus en plus nombreux ceux qui cherchent un cadre a leur tableau affectif, se marie-t-on pour les memes raisons qu’autrefois ?
Cette enquete examine a la loupe les dix raisons contemporaines de passer devant le maire ou le cure. Tout en rappelant que le mariage d’amour est une idee neuve, elle demontre que l’amour seul n’explique plus tout. La ceremonie du mariage est devenue autant un divertissement onereux que, pour certains, le dernier lieu ou affirmer une quete de sacralite dans un monde de brutes.
Aussi exhaustif qu’humoristique, emaille de citations des plus grands auteurs, qui n’ont pas toujours eu une vision romantique de l’alliance contractuelle entre deux etres, ce texte sera autant salutaire a ceux qui doutent encore qu’a ceux qui, portes par l’enthousiasme, pourraient bien finir plus tot qu’ils ne le pensent sur la case divorce.

Claire Steinlein est journaliste. Elle collabore a plusieurs titres (Nouvel Observateur, Infrarouge, Le telegramme…).

  • Les courts extraits de livres : 30/05/2007

Aujourd’hui optionnel, le mariage a longtemps ete la seule possibilite respectable de vivre sous le meme toit. Il y a bien une minorite qui passait outre aux conventions et qui s’installait a la colle, comme on disait apres guerre, ou l’on etait impatient de recommencer a vivre apres les annees d’horreur. On trouve aussi quelques exemples de couples vivant en concubinage dans le milieu ouvrier du XIXe siecle ou du debut du XXe : a cette epoque, faute de moyens et de famille proche, ces couples, habitant dans les grandes villes, se passaient des formalites d’usage. Mais dans l’immense majorite des cas, on respectait la tradition et l’on se rendait chez monsieur le maire puis a l’Eglise.
Le mariage, un passage oblige donc, jusqu’a sa contestation en Mai 68, parce qu’assimile au modele bourgeois qui alors n’a plus trop la cote. On se construit en s’opposant, c’est bien connu. Mais aujourd’hui, le modele d’amour libre cher aux hippies et aux soixante-huitards a vecu, et le mariage, un temps cloue au pilori, revient en grace. Il fait son grand retour dans les annees 2000, ou son image old fashion et poussiereuse commence imperceptiblement a changer : la mode est de nouveau a ce que les Anglais appellent le white wedding, non pas le mariage en blanc, mais plutot le grand mariage traditionnel. Il redevient une valeur stable, un rempart contre la durete du monde. Ce n’est pas un hasard si le mariage se porte bien. Nous vivons dans une societe qui a perdu tous ses reperes. Tout s’effondre, meme la nature n’est plus une valeur refuge. Cet engagement represente la fondation et la stabilite. Tout ce dont on a besoin, analyse Vincent Gregoire, chasseur de tendances au bureau de style Nelly Rodi. Qui a dit que c’etait ennuyeux, la stabilite ? Qui a dit que ca empechait de s’envoler, les fondations ?
Alors on se marie comme nos grands-parents ? Pas tout a fait : on entre a present dans le mariage en y croyant le jour ou l’on dit oui, mais l’on sait aussi que l’on peut en sortir et que le choix que l’on fait aujourd’hui ne sera peut-etre plus valable dans cinq, dix ou cinquante ans…